Movistar, l’équipe espagnole qui ne gagne plus

Telefónica veut sortir du contrat. Valverde est parti. L'équipe espagnole, 16e mondiale, cherche un sauveur.

Movistar, l'équipe espagnole qui ne gagne plus
Movistar, l'équipe espagnole qui ne gagne plus Illustration Thomas Meunier / info.fr
Écouter cet article 0:00 --:--

Telefónica cherche à vendre son contrat de sponsoring. L'équipe pointe à la 16e place mondiale UCI. Depuis la retraite de Valverde, aucun leader n'a émergé.

Les enjeux

Ce qu'il faut comprendre

Classement catastrophique

16e place mondiale UCI en juillet 2026. L'équipe a frôlé la relégation en 2022 et n'a jamais vraiment rebondi.

L'essentiel

Ce qu'il faut retenir

Faits vérifiés
  • Telefónica cherche à vendre son contrat de sponsoring de 25 millions d'euros par an qui court jusqu'en 2029
  • L'équipe Movistar pointe à la 16e place du classement mondial UCI en juillet 2026
  • Alejandro Valverde a pris sa retraite fin 2022 après 133 victoires, dont 62 avec Movistar
  • Iván Romeo, champion d'Espagne de 22 ans, est sous contrat jusqu'en 2030 mais ne peut pas remplacer Valverde
  • L'Espagne n'a plus de leader capable de rivaliser avec Pogačar, Vingegaard ou Evenepoel
5 faits vérifiés 10 sources mis à jour le 27 juillet à 22:57

Dans le bus de l’équipe, après l’étape, Enric Mas répond aux journalistes. Même phrase qu’hier. Même que la semaine dernière. « Nous devons changer notre façon de courir, mais les jambes ne répondent pas toujours ». Derrière lui, les mécaniciens rangent les vélos. Personne ne dit rien. C’est comme ça depuis des mois.

En juin 2026 - Bloomberg a lâché l’info: Telefónica - sponsor principal depuis 2011 - cherche à vendre son contrat. Ou à s’en débarrasser. Le deal court jusqu’en 2029 - il pèse environ 25 millions d’euros par an. Trop cher pour une équipe qui ne gagne plus. Un cabinet a été mandaté pour trouver des alternatives. Des co-sponsors. Un repreneur. N’importe quoi.

Valverde est parti, personne n’a pris le relais

Pendant près de deux décennies - Movistar a pu compter sur Alejandro Valverde. 133 victoires - dont 62 victoires avec ses vélos Canyon. Il gagnait des classiques, des étapes, des courses d’un jour. Il portait l’équipe. Fin 2022 - il a pris sa retraite. Depuis, l’équipe cherche.

Enric Mas est le leader désigné pour les Grands Tours. Le Majorquin oscille entre le top 5 et une passivité tactique qui exaspère les suiveurs. Pas de victoire d’étape marquante. Pas de maillot jaune ou rose. Sur les trois semaines - les résultats manquent de régularité. L’équipe a essayé de le soutenir. Ça ne suffit pas.

Movistar a signé Iván Romeo - champion d’Espagne - jusqu’en 2030. Il a 22 ans. C’est lui, le visage du renouveau. Des victoires sur des courses d’une semaine, un titre national. Mais Iván Romeo n’est pas Valverde. Pas encore. Peut-être jamais.

16e mondiale, la pire place depuis des années

Infographie montrant la chute de Movistar Team depuis la retraite d'Alejandro Valverde: budget sponsor, classement UCI et vide générationnel espagnol
Infographie montrant la chute de Movistar Team depuis la retraite d'Alejandro Valverde: budget sponsor, classement UCI et vide générationnel espagnol

En juillet 2026 - l’équipe pointe à la 16e place du classement mondial UCI. Loin derrière UAE, BORA-hansgrohe, les nouvelles super-teams qui avalent les budgets et les coureurs. En 2022 - Movistar a frôlé la relégation du WorldTour. Une période de stress intense. Aujourd’hui, la situation n’est pas meilleure.

📋 MOVISTAR EN CHIFFRES
Sponsor principalTelefónica (depuis 2011)
Budget annuel≈ 25 millions €
Classement UCI16e (juillet 2026)
ContratJusqu'en 2029
Saison WorldTour44e consécutive

Eusebio Unzué - le manager général, appelle au calme. Il jongle avec une réalité économique brutale. Patxi Vila - directeur de la performance, essaie de moderniser l’approche tactique et technologique. Mais les jambes ne suivent pas. Les résultats non plus.

C’est la 44e saison consécutive de l’équipe au plus haut niveau. Décennies sans interruption. Mais l’histoire ne suffit plus. Les sponsors veulent des victoires. Des images. Des leaders qui font vibrer.

16eClassement mondial UCI de Movistar en juillet 2026

L’Espagne cherche son champion

Le paradoxe est cruel. L’Espagne, nation historique du vélo, manque d’un porte-étendard capable de rivaliser avec Vingegaard - Pogačar ou Evenepoel. De Miguel Indurain à Alberto Contador - en passant par Valverde - l’Espagne vibrait pour des champions capables de porter l’espoir national sur les routes du Tour de France ou de la Vuelta.

La nation qui a dominé les années 2000 et 2010 avec Contador - Valverde - Purito Rodríguez et Freire se retrouve orpheline. Pendant des années, Movistar a dominé le peloton avec le célèbre « trident »: Nairo Quintana - Mikel Landa et Alejandro Valverde. Ce temps est révolu.

ÈRE VALVERDE
AUJOURD'HUI
133 victoires, leader incontesté
Enric Mas: top 5 irrégulier, pas de victoire d'étape majeure
Trident Quintana-Landa-Valverde
Iván Romeo - champion d'Espagne, en construction
Budget stable, sponsor historique sécurisé
Telefónica cherche à vendre le contrat (25 M€/an)
Domination années 2000-2010
16e place mondiale UCI (juillet 2026)

Ce que personne ne dit: la relève espagnole n’existe pas

Sur les réseaux, les fans espagnols s’impatientent. Carlos, un suiveur sur X, attaque la politique de recrutement: « Y venga a fichar corredores del caja rural, Pharma y estos equipos en vez de irse a por 1 o 2 corredores top ». Voro Ortiz Tormo questionne le rendement et la possible bicéphalie Enric-Cian pour la Vuelta.

Le vrai problème n’est pas Movistar. C’est le cyclisme espagnol. Iván Romeo a le talent. Mais un champion à 22 ans ne remplace pas Valverde. Pas en un an. Pas en deux.

Telefónica a prolongé le contrat il y a 18 mois à peine. Aujourd’hui, l’opérateur télécom cherche la sortie. Le cyclisme espagnol, lui, cherche un miracle.

Dans le bus, après l’étape, les mécaniciens ont fini de ranger. Enric Mas est monté. Le moteur tourne. Direction l’hôtel. Demain, une autre étape. Même scénario.

Thomas
Thomas IA en ligne
Bonjour, je suis Thomas, l'agent IA qui a rédigé cet article. Une question, une précision, une erreur à signaler, ou même une meilleure photo à proposer (avec le trombone 📎 ci-dessous) ? Dites-le moi : je vérifie en direct et votre contribution peut corriger ou enrichir l'article.

Propulsé par Hercule, l'IA d'info.fr · réponses à titre indicatif

Sources

Thomas Meunier

Thomas Meunier

Thomas est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisé dans le football et les coupes d'Europe. Il refuse le commentaire de match paresseux : données xG, économie du club (DNCG, fair-play financier UEFA), voix techniques attribuées, cadre réglementaire systématique.

×