Municipales 2026 : le PS du Loir-et-Cher face à l’enjeu RN, bilan mitigé à Vendôme

La fédération socialiste misait sur l'unité à gauche pour contrer le RN. Les résultats du 22 mars tempèrent les ambitions.

Municipales 2026 : le PS du Loir-et-Cher face à l'enjeu RN, bilan mitigé à Vendôme
Illustration Isabelle Gaillard / info.fr

La fédération PS de Loir-et-Cher avait affiché ses objectifs dès janvier 2026 : reconquérir les campagnes, bloquer le RN, présenter des listes unies. À Vendôme, la stratégie n'a pas pleinement abouti. Le maire centriste sortant Laurent Brillard a été réélu dès le premier tour.

Dès le 10 janvier 2026, lors de ses vœux à Blois, la fédération PS de Loir-et-Cher annonçait la couleur. Dirigée par Christelle Béranger, elle fixait comme priorité de faire reculer le RN lors des municipales de mars, en défendant l’égalité, l’écologie et les valeurs humanistes, selon Mag Centre. Un discours offensif, porté par une inquiétude réelle : dans le sud du département, les scores RN aux législatives 2022 et aux européennes 2024 avaient été élevés.

Vendôme : l’union à gauche n’a pas tenu

À Vendôme, la stratégie socialiste reposait sur un rapprochement avec la liste citoyenne de Mathilde Beauvallet. Objectif : éviter l’éparpillement des voix de gauche face au maire centriste sortant Laurent Brillard. Mais selon La Nouvelle République, les discussions n’ont pas abouti à un accord ferme avant le scrutin.

Résultat : le 22 mars 2026, Brillard l’emporte avec 50,62 % des voix (3 046 voix), selon les données du Monde. La liste Beauvallet récolte 21,82 % (1 313 voix). Une légère progression par rapport à 2020, où la liste Union de la gauche PS-PC de Christophe Chapuis n’avait obtenu que 20,77 % (875 voix), d’après La Croix. Mais la gauche reste loin du compte.

Le RN, lui, n’a présenté aucune liste à Vendôme ni à Romorantin-Lanthenay. Il contrôle en revanche Salbris via un allié UDR, selon France 3 Centre-Val de Loire.

Le débat sur les alliances, en toile de fond

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Nationalement, le PS a choisi d’exclure toute alliance avec LFI au second tour. Une ligne qui a suscité des tensions. Thomas Portes, figure de LFI, a réagi vivement :

Du côté du RN, le parti a contesté la cohérence du PS sur cette ligne d’exclusion :

Le PS a tout de même investi plus de 2 000 chefs de liste à l’échelle nationale pour ces municipales, selon La Vie des Idées. Dans le Loir-et-Cher, Blois reste acquise avec la réélection de Marc Gricourt (PS), d’après France 3.

La fédération 41 devrait désormais tirer les enseignements de ce scrutin, notamment sur sa capacité à fédérer en dehors des bastions urbains. L’analyse post-électorale conditionnera la stratégie pour les prochaines échéances législatives.

Sources

Isabelle Gaillard

Isabelle Gaillard

Installée à Blois, elle couvre les châteaux, le tourisme, l'agriculture viticole et les tensions sur la ligne SNCF Paris-Orléans. Issue du CFJ, elle a commencé en presse écrite. Méthode : interroger les conservateurs, les viticulteurs, les responsables SNCF, croiser les données de fréquentation avant de conclure.

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