Narbonne : jugé pour agression raciste, il menace à nouveau sa victime au tribunal

Un Gabonais de 21 ans comparaissait le 11 mai pour avoir frappé un passant en criant « Sale Arabe » — il a récidivé en pleine audience.

Narbonne : jugé pour agression raciste, il menace à nouveau sa victime au tribunal
Illustration Nicolas Serrano / info.fr

À Narbonne, un jeune homme de 21 ans, originaire du Gabon, a agressé un passant le 8 mai 2026 près de la médiathèque en proférant des insultes racistes. Jugé trois jours plus tard, il a réitéré les menaces face à sa victime, présente en partie civile. Le procès est renvoyé au 29 juin pour expertise psychiatrique.

À Narbonne, un jeune homme de 21 ans, originaire du Gabon, a agressé un passant le 8 mai 2026 près de la médiathèque en proférant des insultes racistes. Jugé trois jours plus tard au tribunal judiciaire de Narbonne, il a réitéré les menaces face à sa victime, présente en partie civile. Le procès est renvoyé au 29 juin pour expertise psychiatrique.

L’essentiel

  • 8 mai 2026 : agression d’un passant près de la médiathèque de Narbonne - lunettes cassées, téléphone jeté dans le canal, victime renversée au sol.
  • 11 mai 2026 : lors de l’audience, le prévenu, menotté, répète l’insulte raciste et lance : « Si je le revois, les têtes que je vais couper ! »
  • 29 juin 2026 : date du renvoi du procès, en attente d’une expertise psychiatrique ordonnée par le tribunal.
  • Profil du prévenu : ressortissant gabonais de 21 ans, en France depuis l’âge de 11 ans, chargé de violences, injures racistes et menaces de mort.
  • Contexte national : 9 700 crimes et délits à caractère raciste enregistrés en France en 2025, soit +5 % par rapport à 2024, selon le ministère de l’Intérieur.

L’agression du 8 mai, près de la médiathèque

Le jeudi 8 mai 2026, en plein jour, un passant est pris à partie non loin de la médiathèque de Narbonne. Son agresseur, un homme de 21 ans résidant en France depuis ses 11 ans, le frappe, le renverse au sol, casse ses lunettes et jette son téléphone dans le canal voisin. Tout au long de l’attaque, il crie « Sale Arabe ! », selon L’Indépendant.

Des témoins interviennent, portent secours à la victime et alertent les forces de l’ordre. L’agresseur est rapidement interpellé et placé en garde à vue. Il comparaît trois jours plus tard devant le tribunal judiciaire de Narbonne, sous les chefs de violences, injures à caractère raciste et menaces de mort.

Chaos au tribunal : nouvelles menaces en pleine audience

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L’audience du 11 mai tourne rapidement à l’incident. Le prévenu, menotté, répète l’insulte « Sale Arabe ! » en direction de la victime, assise en partie civile dans la salle. Il tient des propos qualifiés d’incohérents par L’Indépendant, puis lance explicitement : « Si je le revois, les têtes que je vais couper ! »

La scène pousse le tribunal à ordonner une expertise psychiatrique avant tout jugement au fond. L’affaire est renvoyée au 29 juin 2026.

Le comportement du prévenu à l’audience soulève la question de sa responsabilité pénale. L’expertise devra se prononcer sur son discernement au moment des faits et lors de la comparution. Dans l’intervalle, la victime reste exposée à ces intimidations directes - y compris dans l’enceinte judiciaire.

Un parcours en France depuis l’enfance

Le prévenu est arrivé en France à l’âge de 11 ans. À 21 ans, il réside toujours sur le territoire national. Son statut administratif exact n’a pas été précisé à ce stade dans les sources disponibles. Les charges retenues - violences avec circonstance aggravante raciste, injures racistes, menaces de mort - sont passibles de peines alourdies par la loi française en raison du mobile discriminatoire.

Ce type d’agression - violence physique couplée à une insulte raciste - est, selon les données officielles, en augmentation constante sur le territoire national. L’affaire de Narbonne en est une illustration locale, avec l’aggravant d’une récidive verbale au sein même du prétoire. Pour d’autres faits de violence routière récents dans la région, voir cet accident grave sur l’A61 impliquant un poids lourd qui a nécessité une hélitreuillage vers le CHU.

Contexte dans l’Aude

L’Aude présente un taux de violences physiques hors cadre familial légèrement supérieur à la moyenne nationale. En 2025, le département a enregistré 1 258 victimes pour ce type d’infractions, soit un taux de 3,3 pour 1 000 habitants, contre 3,2 en moyenne nationale, selon L’Indépendant citant l’atlas de la délinquance 2025. En 2024, ce taux atteignait 33,4 pour 10 000 habitants, plaçant l’Aude au 15e rang national selon des données relayées par La Dépêche du Midi - chiffre issu d’une source unique, à prendre avec précaution.

À Narbonne même, plusieurs rendez-vous de santé publique illustrent la vitalité associative de la ville : un dépistage cardiovasculaire gratuit était d’ailleurs organisé le 13 mai. Mais le volet sécurité reste prégnant dans l’actualité locale.

Sur le plan national, le ministère de l’Intérieur recense 9 700 crimes et délits à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux pour 2025, en hausse de 5 % par rapport à 2024. En incluant les contraventions, le total dépasse 16 400 infractions. Le ratio s’établit à 1,4 acte pour 10 000 habitants sur le territoire, selon la Dilcrah. Sur dix ans, une source unique (Instagram officiel non recoupé) évoque une hausse de 76 % depuis 2018 - donnée à confirmer par des sources officielles consolidées.

La question de l’intimidation de témoin

Au-delà des faits initiaux, l’audience du 11 mai soulève un problème distinct : l’intimidation de la partie civile dans l’enceinte du tribunal. Les menaces proférées publiquement - « les têtes que je vais couper » - constituent potentiellement de nouvelles infractions, susceptibles d’alimenter un dossier déjà chargé. Le tribunal n’a pas communiqué publiquement sur d’éventuelles suites immédiates sur ce point.

La défense du prévenu n’a pas non plus fait de déclaration publiée à ce stade. L’expertise psychiatrique ordonnée conditionnera l’ensemble de la procédure au fond.

Les incidents judiciaires de ce type - où un prévenu réitère les faits reprochés face à sa victime lors de l’audience - restent rares mais documentés. Ils posent la question des conditions d’encadrement des comparutions, notamment lorsqu’une expertise psychiatrique est déjà envisagée avant l’audience.

Prochaine étape : audience du 29 juin

Le tribunal judiciaire de Narbonne examinera l’affaire au fond le 29 juin 2026, une fois les conclusions de l’expertise psychiatrique rendues. La victime reste constituée partie civile. Les charges de violences aggravées par le caractère raciste, d’injures racistes et de menaces de mort demeurent entières.

Sources

Nicolas Serrano

Nicolas Serrano

Nicolas est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Aude (11), avec Carcassonne pour chef-lieu. Spécialité du département : cite de Carcassonne et vignoble Corbieres. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Occitanie.

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