NBA : Adam Silver enterre définitivement le tanking avec la réforme 3-2-1
Le commissionnaire promet une ère sans défaites volontaires, même avec la Draft 2026 qui poussait au jeu dangereux.
Adam Silver a assuré, le 23 juin 2026, que la NBA ne reviendra pas aux pratiques de tanking. Le vote historique de la loterie 3-2-1, acté fin mai, change la donne dès 2027.
L’essentiel
- Fait 1 : Adam Silver a promis le 23 juin 2026 que le tanking ne reviendra pas en NBA, malgré une Draft 2026 très riche.
- Fait 2 : Le Conseil des gouverneurs a adopté fin mai la loterie ‘3-2-1’ par 29 voix contre 1, valable dès la Draft 2027.
- Fait 3 : Les trois pires bilans n’auront que deux boules de loterie, contre trois pour les équipes classées de la 4e à la 10e place.
- Fait 4 : La NBA pourra désormais pénaliser financièrement et modifier l’ordre de draft des franchises qui ne jouent pas pour gagner.
- Fait 5 : En février 2026, le Jazz (500 000 $) et les Pacers (100 000 $) avaient déjà été sanctionnés pour avoir préservé leurs joueurs afin de perdre.
Ce qui s’est passé : une promesse ferme
Le commissaire de la NBA, Adam Silver, a mis fin aux spéculations. Le 23 juin 2026, en marge de la Draft, il a déclaré que le « tanking » - ces défaites volontaires pour obtenir un meilleur choix - ne refera pas surface dans la ligue. « La réforme que nous avons votée est définitive », a-t-il insisté, comme le rapporte ESPN. Cette prise de position intervient alors que la Draft 2026, jugée exceptionnellement riche avec le phénomène AJ Dybantsa, avait poussé plusieurs franchises à perdre délibérément en fin de saison régulière.
La réforme 3-2-1 : comment ça marche
Fin mai 2026, les propriétaires des franchises NBA ont adopté à la quasi-unanimité (29 voix contre 1, seul Robert Pera, propriétaire des Grizzlies, a voté contre) un nouveau système de loterie. Baptisé « 3-2-1 », il sera appliqué pour la première fois lors de la Draft 2027. Concrètement, le nombre d’équipes participant à la loterie passe de 14 à 16. Mais le changement majeur concerne la répartition des boules : les trois pires bilans de la ligue n’auront droit qu’à deux boules chacun, tandis que les franchises classées de la 4e à la 10e place en recevront trois. Une inversion totale de la logique précédente, où les plus mauvais cumulaient les meilleures chances.
La ligue s’est également dotée d’un pouvoir discrétionnaire inédit : le bureau de la NBA pourra modifier l’ordre de la Draft ou retirer des boules de loterie à toute équipe suspectée de ne pas jouer pour gagner. Ces sanctions sportives s’ajoutent aux amendes déjà infligées - en février 2026, le Jazz de l’Utah a écopé de 500 000 $ et les Pacers de l’Indiana de 100 000 $ pour avoir délibérément préservé leurs joueurs majeurs.
Une clause de caducité et des garde-fous
Pour éviter tout retour en arrière, la réforme s’accompagne d’une clause de caducité : le système 3-2-1 sera automatiquement révisé après la Draft 2029, juste avant l’expiration de la convention collective actuelle. D’ici là, une franchise ne pourra pas obtenir le premier choix deux années consécutives, ni un choix dans le Top 5 trois années de suite. De quoi dissuader les stratégies de reconstruction longue.
Contexte en France
Bien que la NBA soit une ligue américaine, son influence en France - via le développement des jeunes talents tricolores, les academies Adidas NextGen ou encore l’engouement populaire - est considérable. La réforme est suivie de près par les fans de basket hexagonaux, d’autant que les prospects français (comme ceux issus du centre fédéral ou de l’INSEP) pourraient bénéficier d’un système moins incitatif à la défaite. « C’est une bonne nouvelle pour l’intégrité sportive », estime un observateur parisien du milieu. La Draft 2027, première à appliquer le 3-2-1, verra peut-être un Français grimper dans les picks sans que son équipe n’ait eu besoin de perdre exprès.
Prochaine étape : la Draft 2027
La première loterie 3-2-1 aura lieu en mai 2027, lors de la cérémonie précédant la Draft. D’ici là, la NBA devra affiner les critères de sanction sportive et communiquer aux franchises les barèmes de pénalités. Le message d’Adam Silver est clair : « Le tanking, c’est fini. »