Nemours et le Loiret misent sur le solaire pour verdir leur économie

Le département multiplie les parcs photovoltaïques, entre réhabilitation de friches et création d'emplois locaux.

Nemours et le Loiret misent sur le solaire pour verdir leur économie
Illustration Émilie Dupont / info.fr

Le Loiret accélère sur l'énergie solaire. Avec 12 parcs en service et plus de 30 en développement, le département s'impose comme un acteur régional de la transition énergétique. Nemours et le Gâtinais s'inscrivent dans cette dynamique.

Les chiffres donnent la mesure de l’effort engagé. Le Loiret compte aujourd’hui 12 parcs photovoltaïques en service, pour une puissance cumulée de 136 MW. Dix autres sont autorisés (129 MW) et vingt encore en instruction, pour un potentiel de 475 MW supplémentaires, selon La République du Centre. La région Centre-Val de Loire a vu ses installations progresser de plus de 70 % depuis 2023, portée par la loi d’accélération des énergies renouvelables (loi Aper).

Des projets concrets sur le terrain

Plusieurs réalisations récentes illustrent cette montée en puissance. À Saint-Hilaire-les-Andrésis, la centrale de La Cléry a été mise en service début 2026 : 6 700 panneaux sur 4,2 hectares, de quoi alimenter environ 2 000 foyers, selon Actu.fr. À Amilly, un parc de 10 MWc a été inauguré en septembre 2025 sur 9 hectares d’un ancien site militaire, par Urbasolar.

TotalEnergies, de son côté, a annoncé début 2025 de nouveaux projets photovoltaïques dans le département, après l’inauguration de son parc de 55 MW à Gien en 2022 - l’une des plus grandes centrales solaires de France à l’époque.

Emplois et financement participatif

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Le département du Loiret a pris position dès 2022 en entrant au capital d’une société d’économie mixte dédiée aux énergies renouvelables, avec un objectif affiché de création d’emplois dans la filière. En septembre 2025, trois projets photovoltaïques loirétains ont ouvert des souscriptions participatives, pour un objectif compris entre 300 000 € et 1 million d’euros, via la plateforme Lendosphère.

Du côté de Nemours et du Gâtinais, les bases avaient été posées plus tôt : un projet de parc à Nancray-sur-Rimarde était déjà à l’étude pour 2023-2024, selon des documents préfectoraux. La Programmation pluriannuelle de l’énergie du Loiret a été actualisée en décembre 2025 pour intégrer l’agrivoltaïsme, ouvrant la voie à des installations combinant production agricole et énergie solaire.

La loi Aper, renforcée en 2026, impose désormais la solarisation des parkings et toitures commerciales. Une contrainte supplémentaire qui devrait accélérer encore les projets dans les zones périurbaines comme celle de Nemours.

Prochaine étape : les autorisations renforcées attendues en 2026 devraient permettre d’instruire plusieurs nouveaux dossiers dans le sud du Loiret. Le détail des projets spécifiques à Nemours n’a pas été communiqué à ce stade.

Sources

Émilie Dupont

Émilie Dupont

Basée à Orléans, elle traite la métropole, les tensions sur le logement, l'agriculture céréalière et les débats sur la ligne SNCF. Issue de Sciences Po Rennes, elle a commencé en radio locale. Méthode rigoureuse : interroger les élus, les bailleurs, les agriculteurs, vérifier les permis de construire avant de conclure.

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