Nice : le préfet Hottiaux reçoit la consule d’Ukraine, 13 000 réfugiés accueillis depuis 2022
La rencontre du 28 avril 2026 met en lumière quatre ans d'accueil massif dans les Alpes-Maritimes, premier pôle français hors Île-de-France
Laurent Hottiaux, préfet des Alpes-Maritimes, a reçu mardi 28 avril 2026 Iryna Bourdelles, consule honoraire d'Ukraine à Nice. L'échange a porté sur l'accueil de 13 000 ressortissants ukrainiens dans le département depuis mars 2022, assuré par les services de l'État, les collectivités et les associations.
Laurent Hottiaux, préfet des Alpes-Maritimes, a reçu mardi 28 avril 2026 Iryna Bourdelles, consule honoraire d’Ukraine à Nice. L’échange a porté sur l’accueil de 13 000 ressortissants ukrainiens dans le département depuis mars 2022, assuré par les services de l’État, les collectivités et les associations.
L’essentiel
- 28 avril 2026 : rencontre entre le préfet Laurent Hottiaux et Iryna Bourdelles, consule honoraire d’Ukraine, à Nice.
- 13 000 ressortissants ukrainiens accueillis dans les Alpes-Maritimes depuis mars 2022, selon la préfecture.
- 16 000 Ukrainiens présents dans le département en février 2026, selon les médias régionaux.
- 4 000 places d’hébergement dédiées restantes en France début 2026, contre 20 000 en 2022 - aucune dans les Alpes-Maritimes.
- 100 à 150 nouveaux arrivants chaque mois dans le département, selon Iryna Bourdelles (déclaration de décembre 2025).
Une réunion de bilan quatre ans après l’exode
La préfecture des Alpes-Maritimes a annoncé la rencontre sur ses comptes officiels X, Instagram et Facebook. Le tweet du compte @prefet06 décrit un « temps d’échange pour évoquer notamment l’accueil de 13 000 ressortissants ukrainiens depuis mars 2022 dans les Alpes-Maritimes ».
Iryna Bourdelles préside également l’Association Franco-Ukrainienne Côte d’Azur (AFUCA), fondée en 2016 à Nice. Depuis l’invasion russe du 24 février 2022, l’AFUCA a réorienté ses activités vers l’aide aux réfugiés. Elle agit en partenariat avec l’État et les collectivités locales pour l’intégration des Ukrainiens du département, selon les données publiées sur le site de l’association.
Les Alpes-Maritimes, premier pôle hors Île-de-France
La région Provence-Alpes-Côte d’Azur a absorbé jusqu’à un cinquième des réfugiés ukrainiens arrivés en France depuis 2022, selon la préfecture de région. Les Alpes-Maritimes représentent, à elles seules, jusqu’à un septième du total national.
Dès mars 2022, plus de 13 000 Ukrainiens étaient passés par Nice et le département - soit 45 % des arrivées recensées en France à cette période, selon les données du gouvernement. Ce flux s’explique par la position géographique du département et par l’existence préalable d’une communauté ukrainienne établie sur la Côte d’Azur.
Ce dispositif d’accueil s’appuie sur la protection temporaire activée le 4 mars 2022 par le Conseil de l’Union européenne, qui accorde aux ressortissants ukrainiens un droit au séjour renouvelable, une protection sociale, une aide financière et le droit au travail en France.
Contexte dans les Alpes-Maritimes
En février 2026, près de 16 000 réfugiés ukrainiens vivaient dans les Alpes-Maritimes, selon un reportage d’Ici Azur. Ce chiffre dépasse les 13 000 arrivées initiales évoquées par la préfecture, traduisant à la fois des arrivées continues et un ancrage durable dans le territoire.
Le département concentre une communauté ukrainienne parmi les plus importantes de France hors région parisienne. L’accueil repose sur un réseau d’acteurs publics et associatifs - État, Département, communes, AFUCA - mobilisé en urgence dès le printemps 2022 et qui continue de fonctionner quatre ans après.
Selon Iryna Bourdelles, interrogée par France Inter en décembre 2025, entre 100 et 150 nouveaux Ukrainiens arrivent chaque mois dans les Alpes-Maritimes, mais sans aide ni accompagnement pour les cours de français ou d’autres besoins. Ce flux entretenu contraste avec la réduction des dispositifs nationaux.
Des hébergements dédiés en forte réduction
Début 2026, le nombre de places d’hébergement spécifiques aux réfugiés ukrainiens en France est tombé à 4 000, contre 9 000 en 2024 et près de 20 000 au pic de la crise, selon RFI. Dans les Alpes-Maritimes, il ne resterait plus aucune place dédiée, d’après les données de la préfecture.
Cette contraction du dispositif national intervient alors que le département continue d’enregistrer des arrivées régulières. Les associations comme l’AFUCA assurent une partie du relais, dans un contexte où des dispositifs d’insertion pour les étrangers émergent dans d’autres départements français.
La question de la pérennité de la protection temporaire reste ouverte. La RFI relevait en février 2026 que ce statut d’exception, renouvelé depuis 2022, entre progressivement dans une phase de normalisation réglementaire au niveau européen.
Le rôle des associations en première ligne
L’AFUCA constitue le principal relais associatif dans le département. Fondée en 2016, elle s’est imposée comme point de contact pour les démarches administratives, l’hébergement d’urgence et les cours de langue. Son partenariat avec les services préfectoraux, formalisé depuis 2022, est au cœur du dispositif local.
D’autres structures associatives participent à cet accueil, dans une logique de coopération entre État et société civile que le préfet Hottiaux a tenu à saluer lors de cette réunion, selon la communication officielle de la préfecture. Des modèles comparables existent ailleurs : dans la Mayenne, une convention entre gendarmerie et Protection civile formalise aussi des coopérations entre acteurs publics et associatifs sur le terrain.
La préfecture n’a pas précisé si cette réunion débouchera sur de nouvelles mesures concrètes. Les prochaines échéances autour du renouvellement de la protection temporaire, au niveau européen, pourraient déterminer l’évolution du dispositif local dans les mois à venir.
Sources
- Préfecture des Alpes-Maritimes (@prefet06) : Tweet officiel de la préfecture des Alpes-Maritimes sur la rencontre Hottiaux/Bourdelles
- Ici Azur : Quatre ans après la guerre, les réfugiés ukrainiens entre intégration et attente dans les Alpes-Maritimes
- France Inter : Les réfugiés ukrainiens bénéficient de moins en moins d'aide sur le territoire français
- RFI : Réfugiés ukrainiens en France : quatre ans après, la fin progressive du statut d'exception