Nîmes : Le conseil municipal vote le bail pour sauver le club de tennis AS Bas-Rhône
Après une menace de disparition fin 2025, le projet de bail emphytéotique porté par un investisseur privé est soumis au vote ce 4 juillet.
Le club de tennis de l'AS Bas-Rhône, menacé de disparition à l'automne 2025, pourrait être sauvé par un bail emphytéotique administratif (BEA). Le conseil municipal de Nîmes en délibère ce mardi 4 juillet 2026.
L’essentiel
- Fait 1 : L’AS Bas-Rhône, club de tennis fondé en 1978, a traversé une grave crise fin 2025 avec une menace de disparition.
- Fait 2 : Un bail emphytéotique administratif (BEA) pour la réhabilitation du complexe est inscrit à l’ordre du jour du conseil municipal de Nîmes du 4 juillet 2026 (délibération n°28).
- Fait 3 : Le projet est porté par la SCI Sporting Bas-Rhône, dirigée par Xavier Severan, avec installation de panneaux photovoltaïques sur les bâtiments.
Après des mois d’incertitude, le sort du club de tennis de l’AS Bas-Rhône pourrait se jouer ce dimanche 4 juillet. Le conseil municipal de Nîmes examine un projet de bail emphytéotique administratif (BEA) pour la réhabilitation et l’exploitation du complexe sportif du Bas-Rhône. La délibération n°28 est inscrite à l’ordre du jour de la séance.
Ce dossier, qui a connu plusieurs rebondissements depuis 2025, revient devant les élus après l’arrivée de la nouvelle municipalité en mars dernier. Le nouveau maire Vincent Bouget a fait de la sauvegarde de cet équipement une priorité.
Un club centenaire en sursis
Le Tennis club du Bas-Rhône existe officiellement depuis 1978, selon son site internet. Mais le club a failli disparaître à l’automne 2025. En octobre-novembre, une série d’articles dans la presse locale (Midi Libre, Objectif Gard) a alerté sur la situation critique. Un projet de rénovation des terrains avait avorté, laissant l’avenir du club incertain. Les courts étaient vieillissants, les finances tendues.
Thierry Procida, alors adjoint au maire, avait réagi publiquement avant son départ. L’ancien élu (UDI) avait rejoint la liste de Franck Proust pour les municipales de 2026. La nouvelle majorité, conduite par Vincent Bouget, a repris le dossier dès son installation.
Le quotidien Midi Libre a relayé ce retour à l’ordre du jour comme une possible sortie de crise. Le tweet du compte Midi Libre Sports résume l’enjeu : « Le club de tennis de l’AS Bas-Rhône de retour au conseil municipal de Nîmes : vers une sortie de crise ? »
Un projet public-privé pour la rénovation
Le mécanisme retenu est un bail emphytéotique administratif (BEA). Ce contrat de longue durée permet à un investisseur privé de réhabiliter et d’exploiter le complexe sportif. La SCI Sporting Bas-Rhône, dirigée par Xavier Severan, est l’entité gestionnaire du projet. Selon les registres commerciaux consultés, elle a été constituée spécifiquement pour cette opération.
Le projet prévoit une réhabilitation complète des terrains de tennis et l’installation d’une centrale photovoltaïque sur les toitures des bâtiments. Ce volet énergétique vise à générer des recettes pour le financement des travaux. Le montant de l’investissement n’a pas été communiqué officiellement, mais la ville devrait percevoir un loyer sur la durée du bail, selon les termes habituels d’un BEA.
Le conseil municipal doit se prononcer sur la signature de ce bail. Si le vote est favorable, la SCI pourra engager les travaux, ce qui mettrait fin à la menace de fermeture du club.
Contexte dans le Gard
Le Gard compte plusieurs clubs de tennis historiques, mais l’AS Bas-Rhône est l’un des plus anciens de Nîmes, avec près d’un demi-siècle d’existence. Le département, qui a vu éclore des joueurs de niveau national, pâtit du vieillissement de certaines infrastructures sportives. La crise traversée par le club nîmois illustre les difficultés de financement des équipements locaux, souvent dépendants de subventions publiques et de partenariats privés.
La nouvelle municipalité nîmoise, élue en mars 2026, a fait de la rénovation des équipements sportifs un axe de son mandat. Le dossier du Bas-Rhône est considéré comme un test de sa capacité à mobiliser des investisseurs privés.
Le conseil municipal se réunit ce dimanche 4 juillet à partir de 18 heures. Le vote sur la délibération n°28 est attendu en soirée. En cas d’approbation, la signature du bail pourrait intervenir dans les semaines suivantes, permettant la reprise des activités du club dès la rentrée 2026.