Nîmes : un million d’euros en espèces saisi dans un bar-tabac du centre-ville

La brigade de recherche de la gendarmerie a interpellé neuf personnes le 18 mai, dont les deux gérants de l'établissement, soupçonnés de blanchiment

Nîmes : un million d'euros en espèces saisi dans un bar-tabac du centre-ville
Illustration Marine Vidal / info.fr

Le 18 mai 2026, les gendarmes de la compagnie de Nîmes ont perquisitionné un bar-tabac du quartier de l'Écusson et saisi environ un million d'euros en numéraire. Neuf personnes ont été interpellées, dont les deux gérants de l'établissement. Le parquet de Nîmes a confirmé les faits dans un communiqué officiel le lendemain.

Le 18 mai 2026, les gendarmes de la compagnie de Nîmes ont perquisitionné un bar-tabac du quartier de l’Écusson et saisi environ un million d’euros en numéraire. Neuf personnes ont été interpellées, dont les deux gérants de l’établissement. Le parquet de Nîmes a confirmé les faits dans un communiqué officiel le lendemain.

L’essentiel

  • 18 mai 2026 : perquisition d’un bar-tabac du centre-ville de Nîmes (quartier de l’Écusson) par la brigade de recherche de la compagnie de gendarmerie de Nîmes.
  • ~1 000 000 € : somme saisie en numéraire, billets dissimulés dans divers sacs et contenants à l’intérieur de l’établissement.
  • 9 interpellations : dont deux mineurs, six livreurs identifiés, l’épouse d’un livreur et les deux gérants du bar-tabac.
  • Depuis 2023 : trafic de cocaïne et de cannabis organisé depuis une maison d’arrêt du sud-est, selon le parquet de Nîmes.
  • 19 mai 2026 : communiqué officiel de la procureure Cécile Gensac confirmant la saisie et les soupçons de blanchiment.

Une perquisition d’ampleur dans l’Écusson

Plusieurs dizaines de militaires ont été déployés ce lundi matin dans le quartier historique de Nîmes, selon Actu.fr et Objectif Gard. La brigade de recherche de la compagnie de gendarmerie de Nîmes pilotait l’opération, ouverte dans le cadre d’une enquête pour trafic de stupéfiants et blanchiment.

À l’intérieur du bar-tabac, les gendarmes ont découvert des billets par milliers, répartis dans des sacs et différents contenants. La procureure de la République de Nîmes, Cécile Gensac, a précisé dans son communiqué que « la perquisition permettait de retrouver en quelques heures la somme d’environ 1 000 000 euros en numéraire, venant étayer les soupçons de participation à un trafic ».

Un réseau de livraison à domicile piloté depuis la prison

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L’enquête a été ouverte plusieurs mois avant l’opération par le parquet de Nîmes. Elle porte sur un trafic de cocaïne et de cannabis actif depuis 2023, organisé depuis une maison d’arrêt du sud-est de la France, selon Midi Libre et 20 Minutes. Le schéma reposait sur des livraisons à domicile approvisionnant la région nîmoise.

Six livreurs ont été identifiés au fil des investigations, dont deux mineurs. L’épouse d’un des livreurs est également mise en cause. Au total, neuf personnes ont été interpellées le 18 mai, précise Midi Libre, corroboré par TF1 Info.

Les deux gérants du bar-tabac figurent parmi les mis en cause. La procureure Cécile Gensac indique qu’ils semblaient impliqués dans des faits de blanchiment du produit du trafic, selon TF1 Info et France 3 Occitanie. Le rôle exact de l’établissement dans le circuit financier reste à établir par les investigations en cours.

Les auditions se poursuivent

Le 19 mai 2026, les neuf personnes interpellées étaient toujours en garde à vue, les auditions se déroulant sous le contrôle du parquet de Nîmes, selon Midi Libre. Aucune mise en examen n’avait encore été annoncée à cette date. La procureure Gensac n’a pas précisé le calendrier de la suite de la procédure.

Les investigations restent ouvertes. L’enjeu sécuritaire lié au narcotrafic mobilise régulièrement les parquets de toute la région Occitanie ces derniers mois.

Contexte dans le Gard

Nîmes, préfecture du Gard avec environ 150 000 habitants, est régulièrement citée par les services judiciaires parmi les villes d’Occitanie exposées au trafic de stupéfiants. Le quartier de l’Écusson, cœur historique de la ville, concentre commerces et activité nocturne. La présence d’un réseau de livraison à domicile structuré depuis plusieurs années, piloté depuis un établissement pénitentiaire, illustre une tendance documentée à l’échelle régionale : l’infiltration de commerces légaux à des fins de blanchiment.

Le Gard compte parmi les départements d’Occitanie où les saisies de stupéfiants et d’avoirs criminels ont progressé ces dernières années, selon les rapports annuels du parquet de Nîmes. La saisie de lundi dépasse largement les montants habituellement annoncés dans le département pour une seule opération. À titre de comparaison, le Gard nord, plus rural, est moins exposé à ces réseaux, qui se concentrent sur les zones urbaines.

La brigade de recherche de la compagnie de Nîmes, unité spécialisée dans les enquêtes judiciaires, est distincte des brigades territoriales : elle intervient sur des dossiers de fond, souvent instruits sur plusieurs mois. Cette opération s’inscrit dans ce cadre.

Le parquet confirme, l’affaire suit son cours

La procureure Cécile Gensac a choisi de communiquer rapidement via le compte officiel @ProcureureNIMES, avec photos des billets à l’appui. Cette transparence est inhabituelle pour une affaire en cours d’enquête. Elle témoigne du caractère exceptionnel de la saisie, qualifiée de record à l’échelle du département par plusieurs médias locaux, dont Objectif Gard et Mes Infos.

Le dossier est désormais entre les mains des enquêteurs et du parquet. La suite de la procédure - éventuelle mise en examen, saisine d’un juge d’instruction - dépendra des résultats des auditions en cours. Sur le rôle précis de la maison d’arrêt citée dans le montage, aucun détail supplémentaire n’a été communiqué à ce stade par le parquet. Le travail des gendarmes dans ce type d’opération judiciaire s’étale généralement sur plusieurs mois avant les arrestations.

Sources

Marine Vidal

Marine Vidal

Marine est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Gard (30), avec Nîmes pour chef-lieu. Spécialité du département : patrimoine romain (arenes Nimes, Pont du Gard) et Camargue. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Occitanie.

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