Niort : feu vert municipal pour la création d’une zone humide de 1,3 hectare à Noron
Le conseil municipal a autorisé le 29 juin les travaux de renaturation d’anciens parkings et boulodromes, future porte d’entrée du marais de Galuchet.
Le conseil municipal de Niort a voté lundi 29 juin 2026 l’autorisation de souscrire au marché de travaux pour la renaturation du site de Noron. Ce projet de 185 000 € transforme 1,3 hectare de friches urbaines en zone humide pédagogique, aux portes de la Réserve naturelle régionale du Marais de Galuchet.
L’essentiel
- Vote : Le conseil municipal de Niort a autorisé le 29 juin 2026 la signature du marché de travaux pour la renaturation de Noron.
- Surface : 1,3 hectare d’anciens parkings et boulodromes désaffectés vont être transformés en zone humide.
- Budget : 185 000 €, inscrit au Contrat de Réussite de la Transition Écologique.
- Lien avec la RNR : Le site sert d’entrée écologique à la Réserve naturelle régionale des Marais de Galuchet, classée en 2025.
- Plantations : 152 arbres seront plantés, avec restauration d’un champ d’expansion des crues.
Le compte rendu officiel de la séance, publié par la Ville de Niort, précise que le conseil municipal a donné son accord pour lancer les travaux de renaturation du site de Noron, situé en bordure de la Sèvre niortaise. Les parcelles concernées (KY0116 et KY0117) accueillaient jusqu’à récemment un parking et un boulodrome aujourd’hui désaffectés.
Un projet de renaturation de 1,3 hectare
L’opération, pilotée par Thibault Hébrard, adjoint au maire chargé de l’urbanisme et du développement durable, vise à rendre au site son rôle naturel de zone tampon. « Il s’agit de redonner de l’espace à la rivière et de créer un corridor écologique entre la ville et la réserve », explique la municipalité dans son dossier de presse. Le chantier prévoit la création de zones d’infiltration, la restauration d’un champ d’expansion des crues et la plantation de 152 arbres. La vocation pédagogique du lieu est également affirmée : des panneaux d’interprétation et un sentier léger permettront au public de découvrir la zone humide.
Une entrée pour la Réserve naturelle régionale des Marais de Galuchet
Ce projet s’intègre directement dans la Réserve naturelle régionale (RNR) des Marais de Galuchet, de la Plante et des boucles de la Sèvre niortaise. Classée en mai 2025 sur 151 hectares, cette réserve est la première RNR urbaine de Nouvelle-Aquitaine. Elle est gérée en partenariat avec les associations Deux-Sèvres Nature Environnement (DSNE) et le Groupe ornithologique des Deux-Sèvres (GODS). La renaturation de Noron constitue « la porte d’entrée » de ce vaste espace protégé, selon le service communication de la Ville. La zone humide jouera un rôle de filtre végétal et d’accueil pour la faune, en complément des milieux déjà préservés.
Contexte dans les Deux-Sèvres
Niort, préfecture des Deux-Sèvres, compte environ 60 000 habitants. La ville est traversée par la Sèvre niortaise et entourée de marais, dont le Marais poitevin au nord-ouest. La création de cette zone humide s’inscrit dans le Contrat de Réussite de la Transition Écologique, un dispositif départemental qui finance des actions de renaturation et d’adaptation climatique. Le département des Deux-Sèvres a connu plusieurs épisodes de sécheresse et d’inondations récentes, renforçant la nécessité de restaurer les zones d’expansion des crues. Ce projet local fait écho à des initiatives nationales comme les mesures anti-canicule renforcées pour le Tour de France 2026, qui illustrent l’urgence d’adapter les territoires au changement climatique.
Le maire de Niort, Jérôme Baloge, a rappelé lors de la séance que « chaque mètre carré de zone humide compte pour la résilience de notre territoire ». Le conseil municipal a voté le budget de 185 000 € à l’unanimité, selon le compte rendu.
Un chantier attendu
La date de début des travaux n’a pas encore été communiquée officiellement. La Ville précise que les études de sol et le diagnostic archéologique préalable sont en cours. Le projet devrait être achevé d’ici la fin de l’année 2027, sous réserve des aléas techniques. Une fois réalisé, ce poumon vert offrira aux Niortais un espace de promenade et d’observation de la nature, tout en protégeant les quartiers avoisinants des inondations.