Notre-Dame de Paris : un nouveau chantier de 150 millions d’euros pour la rose occidentale et la façade nord
L'établissement public Rebâtir Notre-Dame de Paris annonce le lancement d'une nouvelle phase de restauration de la cathédrale, sept ans après l'incendie.
L'établissement public Rebâtir Notre-Dame de Paris a annoncé le 3 juillet le lancement d'une nouvelle phase de restauration de la rose occidentale et de la façade nord. Le coût est estimé à 150 millions d'euros, dont 130 millions restent à collecter.
L’essentiel
- 150 millions d’euros : coût estimé du nouveau chantier de restauration de la rose occidentale et de la façade nord de Notre-Dame.
- 130 millions d’euros : montant encore à réunir via un appel aux dons lancé par l’établissement public.
- 2027-2029 : période prévue pour les travaux de la rose occidentale, endommagée par la grêle en mai 2025.
- 19 mai 2026 : validation en justice de l’installation de six vitraux contemporains signés Claire Tabouret, malgré l’opposition d’associations de protection du patrimoine.
Ce qui est prévu
L’établissement public Rebâtir Notre-Dame de Paris, présidé par Philippe Jost, a officiellement annoncé le 3 juillet 2026 une nouvelle phase de travaux. Celle-ci cible la restauration de la grande rose occidentale - en grande partie médiévale et non restaurée depuis le XIXe siècle - ainsi que la façade nord du transept et ses statues médiévales, aujourd’hui très encrassées.
Selon l’établissement public, les travaux de la rose occidentale sont programmés de 2027 à 2029. Ils visent à traiter des pathologies anciennes et à réparer les dégâts d’un épisode de grêle survenu en mai 2025, qui a fragilisé la verrière.
La restauration de la façade nord du transept doit redonner leur lustre aux statues médiévales, actuellement noircies par la pollution et le temps.
Un financement à trouver
Le coût total du chantier est estimé à 150 millions d’euros. Sur cette somme, 130 millions d’euros restent à collecter. L’établissement public a lancé un appel aux dons via son site officiel, a précisé Philippe Jost.
La collecte s’ajoute aux 846 millions d’euros déjà récoltés après l’incendie d’avril 2019, qui avaient permis la réouverture de la cathédrale en décembre 2024. Le nouveau chantier est distinct de celui de la réparation de la flèche et de la toiture.
Contexte dans le département
Ce nouveau chantier de 150 millions d’euros s’inscrit dans la continuité de la renaissance de Notre-Dame, monument emblématique de Paris et de la région Île-de-France. Après la réouverture au culte et au public, la cathédrale continue d’exiger des investissements majeurs pour sa préservation. La capital accueille par ailleurs d’autres chantiers de valorisation du patrimoine, comme l’inauguration récente du Jardin des Papeteries à Nanterre. Parallèlement, des actions de solidarité se déroulent ce week-end en Seine-Saint-Denis, rappelant l’engagement citoyen sur le territoire.
Selon l’Insee, la région parisienne concentre une part importante du patrimoine classé en France, et la restauration de Notre-Dame est suivie au niveau national et international.
Le volet des vitraux contemporains
En parallèle de cette annonce, un autre chantier prévu par l’État a été confirmé : le remplacement de six vitraux du bas-côté sud de la cathédrale par des œuvres contemporaines créées par l’artiste Claire Tabouret. Ces vitraux sont fabriqués à Reims par l’atelier historique des maîtres-verriers Simon-Marq.
Le tribunal administratif de Paris a rejeté le 19 mai 2026 le recours en référé des associations de protection du patrimoine Sites et monuments et SOS Paris, qui demandaient la suspension de l’installation. La justice a estimé que l’urgence n’était pas caractérisée, ouvrant la voie au chantier.
Ce projet, annoncé par l’Élysée en 2024, reste contesté par une partie des défenseurs du patrimoine, qui dénoncent l’atteinte à l’unité stylistique de l’édifice.
Prochaine étape : le début des travaux de la rose occidentale est attendu pour 2027, sous réserve de la collecte des fonds nécessaires.