Moffi et Carlos indésirables, Diouf et Benitez en stand-by : Nice bloqué
L'OGC Nice doit vendre pour 70 millions avant de recruter. Quatre dossiers brûlants paralysent le mercato azuréen.
Le mercato niçois est à l'arrêt. Deux attaquants poussés vers la sortie, un gardien qui s'interroge, un autre qui attend en coulisse. Et 70 millions d'euros à trouver.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Impératif financier
Nice doit économiser 70 millions d'euros avant tout recrutement. 40 millions correspondent aux impératifs de vente, le reste inclut probablement masse salariale et ajustements budgétaires.
Blocage opérationnel
Moffi et Carlos sont indésirables mais aucune offre ferme. Leurs salaires élevés et performances médiocres repoussent les acheteurs. Sans leurs départs, impossible de recruter.
Reconstruction sportive
Pantaloni arrive avec un projet qui nécessite des profils spécifiques. Andy Diouf du RC Lens est la cible prioritaire mais Lens se montre gourmand et Nice ne peut avancer sans départs.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- L'OGC Nice doit économiser 70 millions d'euros avant d'enrôler la moindre recrue cet été 2026.
- Aucune offre ferme pour Terem Moffi (2 buts en 15 matchs au FC Porto) ni Kevin Carlos (0 but en Ligue 1).
- Yéhvann Diouf s'interroge sur son avenir, Walter Benitez prêt à revenir de Crystal Palace en cas de départ du gardien.
- Andy Diouf du RC Lens reste la cible prioritaire mais les négociations piétinent faute de départs bouclés.
- La fin août est identifiée comme la période charnière pour débloquer le mercato et stabiliser l'effectif.
Au centre d’entraînement de l’OGC Nice, deux joueurs s’entraînent à l’écart du groupe. Terem Moffi - 27 ans - et Kévin Carlos - 25 ans. Ils ne joueront plus sous le maillot niçois. La direction, pilotée par Roger Ricort - a tranché cet été 2026.
Trois enjeux qui bloquent tout
Le mercato niçois se heurte à trois obstacles majeurs. Premier enjeu: l’impératif financier. Le club doit économiser 70 millions d’euros avant d’enrôler la moindre recrue. Les sources divergent sur la nature exacte de ces économies: 40 millions correspondent aux nouveaux impératifs de vente fixés par la direction, tandis que les 70 millions englobent probablement aussi des allègements de masse salariale et d’autres ajustements budgétaires. Après 65 millions de ventes sur les deux étés précédents, le club doit poursuivre le dégraissage pour offrir à Olivier Pantaloni les moyens de restructurer l’effectif.
Deuxième enjeu: le blocage opérationnel. Moffi et Carlos sont indésirables, mais aucun club ne se manifeste concrètement. Leurs salaires élevés et leurs performances médiocres repoussent les acheteurs. Sans leurs départs, impossible de recruter. Le club se retrouve piégé par ses propres recrutements ratés.
Troisième enjeu: la reconstruction sportive. Pantaloni arrive avec un projet tactique qui nécessite des profils spécifiques. Andy Diouf - jeune milieu du RC Lens, reste la cible prioritaire pour renforcer l’entrejeu. Mais les négociations traînent: Lens se montre gourmand et Nice ne peut pas avancer tant que les départs ne sont pas bouclés.
Moffi, retour sans gloire
Terem Moffi est rentré du FC Porto avec un bilan de 2 buts en 15 apparitions. L’option d’achat n’a pas été levée. À Nice, le cas est clos. Il ne portera plus le maillot azuréen, une décision justifiée par les tensions avec les supporters survenues en novembre 2025.
Le club cherche preneur depuis plusieurs semaines. Aucune offre concrète à ce jour. Plusieurs clubs de Ligue 1 et de Championship ont été approchés, mais les discussions n’ont pas dépassé le stade des prises de contact informelles. Le joueur coûte cher, ne marque pas, et la cote s’effondre. Nice espère boucler son départ durant la dernière quinzaine d’août - période historiquement plus propice aux transferts de fin de mercato.
Carlos, l’échec à 6 millions
Kévin Carlos a été acheté 6 millions d’euros à l’été 2025. Depuis: Kévin Carlos a inscrit 0 but en Ligue 1. Seulement 2 réalisations en Ligue Europa - dont un penalty. Un flop économique autant que sportif.
Lui aussi figure sur la liste des départs. Même constat: pas d’offre ferme. Des clubs portugais et belges se sont renseignés sans formuler de proposition chiffrée. Le club espère récupérer une partie de la mise, mais les acheteurs potentiels savent que Nice est en position de faiblesse et jouent la montre.
Diouf s’interroge, Benitez patiente
Dans les buts, Yéhvann Diouf se pose des questions sur son avenir à Nice. Aucune déclaration publique, mais l’incertitude plane. En coulisse, un nom revient avec insistance: Walter Benitez - l’ancien portier niçois, 33 ans - actuellement à Crystal Palace.
L’Argentin serait prêt à consentir des efforts financiers et à résilier son contrat outre-Manche pour revenir à l’Allianz Riviera. Un retour romanesque, conditionné au départ de Diouf. Pour l’instant, tout le monde attend. Aucune négociation formelle entre Nice et le club anglais n’a été engagée, faute de clarté sur la position définitive de Diouf.
Un club piégé par ses choix
Derrière les montants et les statistiques, une réalité brute: Nice ne contrôle plus son mercato. Le club doit vendre avant d’acheter, ce qui inverse totalement le rapport de force dans les négociations. Les acheteurs le savent. Les prix s’effondrent. Les joueurs restent bloqués.
Une source interne le reconnaît: « Nous devons être cohérents. Certains joueurs ont besoin d’un nouveau défi pour relancer leur carrière, et le club a besoin de libérer de l’espace pour restructurer l’effectif ».
Traduction: Nice est piégé par ses propres recrutements ratés. Moffi et Carlos coûtent cher, ne performent pas, et personne n’en veut au prix demandé. Le temps presse. Une situation comparable à celle vécue par des clubs contraints de céder plusieurs cadres avant tout recrutement pour satisfaire aux exigences financières.
Aucune source consultée ne mentionne le rôle du président ou de la direction Ineos dans ces arbitrages financiers, laissant Roger Ricort seul interlocuteur identifié côté direction.
Les autres dossiers en suspens
Le mercato niçois ne se limite pas à ces quatre noms. Mohamed-Ali Cho intéresse l’AS Monaco. Des discussions préliminaires ont eu lieu entre les deux clubs, mais aucun montant n’a été évoqué publiquement. Isak Jansson est courtisé en Championship, et le club souhaite le laisser partir. Pablo Rosario - milieu néerlandais, est également poussé vers la sortie pour alléger la masse salariale.
Côté arrivées, Andy Diouf reste la cible prioritaire. Mais Lens se montre gourmand et les négociations piétinent. Nice attend. Tout est lié: pas de départ, pas d’arrivée.
Fin août, le verdict
La fin du mois d’août est identifiée comme la période charnière pour débloquer ces situations et stabiliser l’effectif. Dans quelques semaines, le mercato fermera. D’ici là, le club doit conclure au moins deux ou trois ventes majeures pour respecter ses engagements financiers et permettre à Pantaloni de construire son équipe.
En attendant, Moffi et Carlos s’entraînent à l’écart. Diouf réfléchit. Benitez patiente. Nice est en stand-by.
- Été 2024-2025: Nice vend pour 65 millions d’euros sur deux mercatos consécutifs.
- Été 2025: Recrutement de Kévin Carlos pour 6 millions d’euros. Prêt de Terem Moffi au FC Porto.
- Novembre 2025: Tensions entre Moffi et les supporters niçois.
- Juin 2026: Porto ne lève pas l’option d’achat sur Moffi. Arrivée d’Olivier Pantaloni comme entraîneur.
- Été 2026: Moffi et Carlos placés sur la liste des indésirables. Objectif de 40 millions de ventes pour restructurer l’effectif.
- Fin août 2026: Période charnière identifiée pour débloquer le mercato.
- Les clubs de Ligue 1 contraints de vendre avant d’acheter
- Walter Benitez, le gardien argentin qui veut revenir à Nice
- Olivier Pantaloni face au défi de la reconstruction niçoise
