Oise : 40 télépilotes de drones mobilisables 24h/24 au SDIS 60
Le service d'incendie de l'Oise s'appuie sur une flotte de télépilotes disponibles en permanence, déjà sollicités plus de 130 fois cette saison
Le SDIS de l'Oise dispose de plus de 40 télépilotes de drones mobilisables 24 heures sur 24. Depuis le début de la saison, ce dispositif a été engagé à plus de 130 reprises pour appuyer les interventions des sapeurs-pompiers, selon le service.
L’essentiel
- Effectif : plus de 40 télépilotes de drones mobilisables 24h/24 au SDIS de l’Oise
- Activité : avec plus de 150 interventions par an des télépilotes de drones du SDIS de l’Oise
- Bilan global 2025 : près de 66 872 interventions en 2025 pour les sapeurs-pompiers de l’Oise, la troisième année la plus active en quinze ans
- Moyens : le service a déjà mis en avant plus de 20 télépilotes et 7 drones lors d’un reportage télévisé
Un dispositif disponible en permanence
Le SDIS de l’Oise (SDIS 60) a fait le point sur son unité drones sur son compte X officiel. Le service revendique plus de 40 télépilotes formés, capables d’être mobilisés à toute heure, de jour comme de nuit.
Ces personnels ne sont pas des télépilotes à temps plein. Ils exercent d’autres fonctions au sein du corps départemental et se relaient pour assurer une couverture continue, selon les informations diffusées par le SDIS.
Plus de 130 missions depuis le début de la saison
Selon le même bilan, les équipes drones sont déjà intervenues à plus de 130 reprises depuis le début de la saison. Le SDIS n’a pas détaillé la répartition exacte de ces missions par type d’événement, mais la période correspond généralement à la saison des feux de végétation et d’espaces naturels, où l’appui aérien est le plus sollicité.
D’autres départements font face à des dynamiques comparables cet été. Dans l’Aisne, un arrêté préfectoral contre les feux a été pris récemment, et plusieurs incendies de grande ampleur ont mobilisé des renforts, comme à Charny-Orée-de-Puisaye ou dans le Loir-et-Cher.
Un appui décisif sur le terrain
Le SDIS 60 a déjà illustré l’utilité de ces drones lors du feu de Sacy-le-Grand, où les images aériennes ont permis d’évaluer la progression de l’incendie, de repérer les zones à risque et d’orienter les moyens au sol, selon une publication du service sur Facebook.
Un reportage diffusé par France 3 Picardie avait déjà mis en avant l’ampleur du dispositif, évoquant à l’époque plus de 20 télépilotes et 7 drones au service des sapeurs-pompiers de l’Oise. Les chiffres communiqués aujourd’hui par le SDIS, avec plus de 40 télépilotes, marquent une progression du nombre de personnels formés depuis ce reportage.
Contexte dans l’Oise
Le SDIS de l’Oise a comptabilisé 66 872 interventions en 2025, ce qui en fait la troisième année la plus active de son bilan sur les quinze dernières années, selon son bilan numérique publié sur son site. Ce volume d’activité, parmi les plus élevés du département, explique en partie l’investissement dans des outils d’aide à la décision comme les drones, censés accélérer l’évaluation d’une situation avant l’arrivée des engins au sol. Le département de l’Oise, marqué par de vastes espaces agricoles et forestiers en plaine picarde, est régulièrement concerné par des feux d’espaces naturels en période estivale, un contexte qui rejoint celui observé cette année dans d’autres territoires ruraux mobilisés sur des feux de chaumes.
Formation continue et un point de vigilance
Les télépilotes du SDIS 60 suivent des sessions de formation régulières, notamment à Noyers-Saint-Martin, selon une vidéo publiée par le service. Ces entraînements visent à maintenir les compétences techniques des équipages, dans un cadre réglementaire qui encadre strictement l’usage des drones près des zones d’intervention.
Le service a par ailleurs été confronté à la présence de drones amateurs à proximité de ses opérations, comme lors d’un incendie à Chambly, où des images filmées par des particuliers ont pu compliquer la gestion de l’espace aérien autour du sinistre, selon des contenus diffusés sur les réseaux sociaux.
Le SDIS 60 n’a pas communiqué de calendrier sur une éventuelle évolution du nombre de télépilotes ou de drones dans les prochains mois.