UFC 300 : le short qui a fait débat lors de Oliveira-Tsarukyan
Une guillotine qui aurait dû finir le combat, un short qui tombe l'UFC 300 relance le débat sur l'équipement
Le 13 avril 2024, Arman Tsarukyan bat Charles Oliveira par décision partagée à l'UFC 300. Pendant la guillotine du premier round, le short de l'Arménien glisse, créant un espace qui lui permet de respirer.
- Tsarukyan bat Oliveira par décision partagée 29-28, 29-28, 28-29 à l'UFC 300 le 13 avril 2024
- Oliveira tente deux soumissions quasi-parfaites guillotine au premier round, D'Arce au troisième
- Le short ample de Tsarukyan tombe pendant la guillotine, créant un espace qui lui permet de respirer
- Tsarukyan écarté du titre intérimaire en janvier 2026 après ses controverses répétées
Las Vegas, T-Mobile Arena. Premier round. Charles Oliveira verrouille une guillotine sur Arman Tsarukyan. Le bras serre, la prise est parfaite. Dans les tribunes, on se lève. Tsarukyan ne tape pas. Son short glisse. Ses fesses apparaissent face à la foule. Il échappe à la soumission.
Fin du combat, trois rounds plus tard: Tsarukyan remporte par décision partagée. Scores: 29-28, 29-28 pour l’Arménien, 28-29 pour le Brésilien. Oliveira a tenté deux soumissions qui auraient dû finir le combat: la guillotine du premier round - un D’Arce au troisième. Tsarukyan s’en est sorti à chaque fois. Les chiffres du striking parlent pour lui: 49 coups significatifs contre 19.
Ce que Rener Gracie a vu
Rener Gracie - expert en grappling, décortique la vidéo après le combat. Au moment de la guillotine, le short est tombé, exposant ses fesses à la foule. L’arbitre n’a pas interrompu le combat. Oliveira a dû relâcher sa prise.
Les juges divisés
Adalaide Byrd et Ron McCarthy donnent 29-28 à Tsarukyan. Mike Bell donne 29-28 à Oliveira. Bell est le seul juge dont le score reflète les tentatives de finition d’Oliveira. Les puristes estiment que son évaluation capture mieux la réalité du combat: Tsarukyan a dominé le striking mais n’a jamais mis le Brésilien en danger réel, tandis qu’Oliveira a frôlé deux finitions.
Des fans débattent du résultat: « C’est bizarre comme combat. Charles a failli finir deux fois, mais c’est un clair 2-1 pour Arman ». La phrase capture le malaise. Tsarukyan a gagné techniquement. Oliveira a failli gagner pour de vrai.
Le paradoxe du score
49 coups contre 19. Sur le papier, Tsarukyan écrase Oliveira au striking. Mais les chiffres ne disent pas tout. Les deux tentatives de soumission d’Oliveira, la guillotine du premier round et le D’Arce du troisième, étaient à quelques secondes de finir le combat. Dans le système de notation UFC, un round dominé au striking l’emporte sur une tentative de soumission manquée, même si cette tentative était à un cheveu de provoquer l’abandon.
C’est le cœur du débat. Les juges ont privilégié le volume de frappes sur la proximité de la finition. Deux juges ont vu un combattant qui contrôle le striking pendant quinze minutes. Un juge a vu un combattant qui a failli perdre deux fois. Les critères de notation favorisent le premier. La réalité du danger favorise le second.
L’après-combat: Tsarukyan écarté du titre
Janvier 2025. Tsarukyan devait affronter Islam Makhachev pour le titre à l’UFC 311. Il se retire: blessure au dos et problème de poids. Dana White déclare qu’il devra « se frayer un chemin » à nouveau. La phrase sonne comme une sanction.
Janvier 2026. Tsarukyan est écarté de la course au titre intérimaire. Dana White cite deux raisons: le coup porté à un fan lors de son entrée à l’UFC 300 - et un coup de tête infligé à Dan Hooker lors d’une pesée. Des combattants prennent sa place.
Avril 2026. Tsarukyan simule un étranglement arrière sur un alligator en live stream. Quelques jours plus tard - un streamer tombe inconscient après que Tsarukyan lui applique la même prise dans un cadre « contrôlé ». L’UFC ne commente pas.
Ce que personne ne dit
Un juge aurait contacté l’entraîneur de Tsarukyan après le combat pour s’excuser d’une erreur de notation au troisième round. L’information n’a jamais été confirmée officiellement. Aucune source officielle, UFC, commission athlétique du Nevada, juges Byrd, McCarthy ou Bell, n’a confirmé ni infirmé ce contact. Si elle est vraie, cela signifie qu’un juge reconnaît avoir mal scoré un round dans un combat qui s’est joué à un point près. L’UFC n’a pas ouvert d’enquête.
Oliveira ne s’est pas prononcé publiquement sur le débat du short. Il a encaissé la défaite et enchaîné les combats. Tsarukyan, lui, multiplie les controverses hors octogone. Le coup porté au fan à l’UFC 300. Le coup de tête à Hooker. L’alligator. Le streamer inconscient. L’UFC tolère. La fanbase se divise.
La question reste: si Tsarukyan avait porté un short ajusté, serait-il sorti de cette guillotine? Rener Gracie pense que non. Des fans pensent que oui. Mais l’article ne dispose que d’une hypothèse technique non vérifiée. Aucune reconstitution en laboratoire, aucun test biomécanique, aucune analyse indépendante n’a confirmé que le short a effectivement modifié le résultat. L’analyse de Gracie repose sur son expertise du jiu-jitsu, pas sur une mesure objective de la pression exercée ou de l’espace créé.
Ce qui est documenté: le short est tombé. La guillotine a échoué. Les juges ont tranché sur d’autres critères. Le deuxième round a vu Tsarukyan infliger une coupure à Oliveira avec un coup de pied puissant. Le troisième s’est terminé par une tentative de D’Arce. Aucune n’a suffi. Trois juges ont vu trois combats différents. Un seul short fait toujours débat.
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