OM : McCourt pose son veto, Aubameyang ne partira pas libre
Le propriétaire de l'OM bloque tout départ gratuit de Pierre-Emerick Aubameyang et Geoffrey Kondogbia, liés jusqu’en 2027. Une décision qui tend la trésorerie du club déjà sous surveillance de la DNCG.
Frank McCourt a fermé la porte à une résiliation à l’amiable des contrats d’Aubameyang et Kondogbia. Le propriétaire de l’OM exige une indemnité de transfert, même modeste, pour ces deux joueurs sous contrat jusqu’en juin 2027. Une position qui complique la réduction de la masse salariale marseillaise.
L’essentiel
- Fait 1 : Frank McCourt refuse de libérer Pierre-Emerick Aubameyang et Geoffrey Kondogbia sans indemnité de transfert.
- Fait 2 : Les deux joueurs sont sous contrat avec l’OM jusqu’en juin 2027.
- Fait 3 : Le salaire annuel brut d’Aubameyang est estimé à 4,2 millions d’euros.
- Fait 4 : La DNCG a prononcé un sursis à statuer sur les comptes de l’OM le 24 juin 2026.
- Fait 5 : Le propriétaire américain exige des indemnités, même modestes, pour renflouer les caisses.
McCourt met les choses au clair
C’est un coup de semonce pour les dirigeants marseillais. Selon des informations de L’Équipe, confirmées par plusieurs médias, Frank McCourt a signifié son refus catégorique de résilier à l’amiable les contrats de Pierre-Emerick Aubameyang et Geoffrey Kondogbia. Les deux joueurs, sous contrat jusqu’en juin 2027, ne quitteront pas la Canebière sans qu’une indemnité de transfert ne soit versée. Le propriétaire américain, souvent décrit comme un investisseur patient, montre ici les dents : pas de cadeaux, même pour alléger une masse salariale qui pèse lourd.
Le Gabonais de 37 ans (Pierre-Emerick Aubameyang) a encore inscrit 14 buts en 41 rencontres la saison passée (2025-2026). Son salaire annuel brut avoisine les 4,2 millions d’euros, soit 350 000 euros par mois. Un poids financier que l’OM aimerait alléger, mais McCourt verrouille la porte.
Une DNCG qui veille au grain
Cette décision intervient dans un contexte tendu. Le 24 juin, la DNCG a prononcé un sursis à statuer sur les comptes de l’Olympique de Marseille. Le gendarme financier du football français a donc repoussé sa décision, laissant le club sous pression. L’absence de qualification pour la Ligue des champions prive Marseille de recettes importantes, et la direction doit impérativement réduire la voilure salariale.
Mais Frank McCourt ne veut pas brader ses actifs. Il exige des indemnités de transfert, même modestes, pour Aubameyang et Kondogbia. Leur valeur cumulée sur le marché est estimée à environ 6 millions d’euros. Une somme qui pourrait aider à équilibrer les comptes, mais qui semble bien faible au regard des émoluments des deux joueurs.
Ce n’est pas la première fois que le club phocéen doit jongler avec les finances. L’été dernier, une clause privée autour de la revente de Mason Greenwood avait déjà fait débat. Le mercato OM et ses clauses privées illustrent la complexité des négociations marseillaises.
Le cas Aubameyang, symbole d’un dilemme
Pierre-Emerick Aubameyang reste un buteur d’envergure, même à 37 ans. Recruté libre en 2023, il a rempli son contrat sportif. Mais son salaire est devenu un boulet. Geoffrey Kondogbia, de son côté, est également sous contrat jusqu’en 2027 avec un salaire conséquent. Les deux hommes représentent un coût annuel total supérieur à 7 millions d’euros.
La direction de l’OM, qui doit se présenter devant la DNCG dans les prochaines semaines, cherche toutes les pistes pour réduire les dépenses. Un départ d’Aubameyang, même gratuit, aurait soulagé la trésorerie. Mais McCourt a dit non, au nom d’une logique comptable stricte : mieux vaut une petite indemnité que rien du tout.
Cette fermeté rappelle que le propriétaire américain, qui a injecté des centaines de millions depuis 2016, ne veut plus voir l’argent filer sans contrepartie. Dans le même temps, d’autres clubs français gèrent leur mercato avec des moyens plus réduits, illustrant un marché tendu.
Contexte dans les Bouches-du-Rhône
L’Olympique de Marseille n’est pas un club comme les autres dans le département. Premier employeur sportif de la région, il génère des retombées économiques estimées à plusieurs dizaines de millions d’euros par an pour le territoire. Le stade Vélodrome, ses 67 000 places et son écosystème (commerces, emplois, tourisme) font de l’OM un acteur central de la vie locale.
Mais cette position dominante expose aussi le club à une pression médiatique et populaire constante. Le moindre choix économique est scruté. En bloquant les départs gratuits, McCourt prend le risque de mécontenter une partie des supporters qui espéraient un renouvellement rapide de l’effectif.
La situation financière de l’OM est d’ailleurs suivie de près par la préfecture et les élus locaux, conscients de l’impact d’une éventuelle sanction sportive ou administrative. Le sursis à statuer de la DNCG n’est pas une sanction, mais il place le club sous surveillance renforcée.
Prochaine étape
L’OM doit désormais trouver des solutions pour présenter un budget équilibré à la DNCG. La vente d’Aubameyang, même pour une somme modique, serait un premier pas. Mais le temps presse : le mercato est ouvert, et les offres éventuelles devront convaincre McCourt. Sans départ, le club pourrait être contraint de céder d’autres éléments.