OM : un mercato sous contrainte budgétaire drastique pour 2026
Avec un déficit record de 104,78 millions d'euros et un encadrement de la DNCG, l'Olympique de Marseille doit réduire sa masse salariale sous les 100 millions.
L'Olympique de Marseille entame l'été 2026 sous haute tension financière. La DNCG impose une réduction drastique de la masse salariale, tandis que Bruno Genesio prend les rênes de l'équipe. Un mercato sous le signe des ventes s'annonce.
L’essentiel
- Déficit record : L’OM affiche une perte nette de 104,78 millions d’euros pour l’exercice 2024-2025.
- Réduction salariale : La DNCG impose un encadrement strict : la masse salariale doit passer de 153,6 millions à moins de 100 millions d’euros.
- Nouvel entraîneur : Bruno Genesio a été nommé le 1er juillet 2026 pour deux ans, après la rupture du contrat d’Habib Beye.
- Ventes obligatoires : Le club doit réaliser entre 50 et 60 millions d’euros de plus-values sur les transferts cet été.
L’été s’annonce mouvementé du côté de l’Olympique de Marseille. Alors que la saison 2026-2027 n’a pas encore débuté, le club phocéen navigue dans une tempête financière sans précédent. Les chiffres dévoilés ces dernières semaines dessinent un tableau alarmant : un déficit net record de 104,78 millions d’euros sur l’exercice clos en juin 2025, une masse salariale qui a grimpé à 153,6 millions d’euros pour la saison 2024-2025, et une DNCG qui serre la vis. Résultat : un encadrement strict de la masse salariale et des indemnités de mutation, prononcé le 26 juin dernier. L’OM doit impérativement réduire sa voilure.
Une situation financière alarmante
Le déficit de 104,78 millions d’euros est le plus élevé de l’histoire du club. Selon Football Club de Marseille, la masse salariale a continué d’augmenter de 3 % malgré l’absence de compétition européenne cette saison. Une équation intenable pour le propriétaire Frank McCourt, qui a dû injecter environ 30 millions d’euros fin juin 2026 pour apporter des garanties financières devant la DNCG, comme l’a rapporté INFO.FR. La direction a pris des mesures : rupture du contrat de l’entraîneur Habib Beye le 30 juin, nomination de Bruno Genesio le 1er juillet, et arrivée du nouveau directeur sportif Grégory Lorenzi le 28 mai. Mais le chantier est immense.
Les mesures drastiques de la DNCG
Le gendarme financier du football français a imposé un encadrement strict : la masse salariale totale doit passer sous la barre des 100 millions d’euros, contre 153,6 millions la saison dernière. Concrètement, cela signifie une baisse de plus de 50 millions d’euros. Les indemnités de mutation sont également plafonnées. En clair, l’OM ne pourra pas se montrer aussi actif sur le marché des transferts que lors des précédentes fenêtres. Les rumeurs de gros investissements pour des joueurs de renom sont donc à écarter, du moins avant d’avoir vendu.
Selon INFO.FR, le club doit réaliser entre 50 et 60 millions d’euros de plus-values sur les ventes de joueurs lors du mercato d’été 2026. Plusieurs éléments à forte valeur marchande sont susceptibles de quitter la Canebière : des noms comme Mason Greenwood, Jonathan Rowe ou Luis Henrique circulent dans la presse sportive. Le défi pour Lorenzi sera de vendre cher tout en préservant un effectif compétitif pour Bruno Genesio.
Un nouveau duo à la tête du sportif
Le 1er juillet 2026, l’OM a officialisé la nomination de Bruno Genesio comme entraîneur pour une durée de deux ans. L’ancien technicien de Rennes et de Lille remplace donc Habib Beye, dont le contrat a été rompu la veille. Genesio hérite d’une équipe en reconstruction. À ses côtés, le directeur sportif Grégory Lorenzi, nommé le 28 mai, devra piloter un mercato sous contrainte budgétaire. Le club a communiqué sur une « reconstruction durable » centrée sur les jeunes talents et la maîtrise des coûts.
Un mercato sous tension
Sur les réseaux sociaux, l’inquiétude des supporters est palpable. Le journaliste spécialisé @monsieurZAMPA a résumé l’ambiance sur X : « #teamOM sa s’affole car y’a plus 1 franc !!! » Un sentiment largement partagé dans les groupes de supporters, où l’on redoute un mercato sans éclat. Les dirigeants, de leur côté, tentent de rassurer : l’objectif est de construire une équipe compétitive malgré les contraintes, en s’appuyant sur le centre de formation et en ciblant des profils à coût modéré.
Pour l’instant, aucune vente majeure n’a été conclue, mais les négociations s’accélèrent. Le club espère boucler plusieurs dossiers avant la reprise de la Ligue 1, prévue dans la deuxième quinzaine d’août. Les regards sont tournés vers les possibles départs de Greenwood (16 buts en Ligue 1 la saison dernière, meilleur buteur de l’OM) et de l’attaquant Elye Wahi, qui suscite l’intérêt de clubs anglais et allemands.
Contexte dans les Bouches-du-Rhône
L’Olympique de Marseille est le club emblématique des Bouches-du-Rhône. Avec 1,6 million d’habitants dans la métropole Aix-Marseille-Provence, le club représente un poids économique et social considérable. Le stade Vélodrome accueille en moyenne 60 000 spectateurs par match, et les retombées locales sont estimées à plusieurs dizaines de millions d’euros chaque saison. Une mauvaise passe financière de l’OM a donc un impact direct sur l’emploi, le tourisme et les commerces marseillais. Les collectivités locales, notamment la ville de Marseille et le département, suivent de près la situation. Des élus avaient déjà exprimé leur inquiétude lors de l’annonce du déficit. La reconstruction sous la houlette de Lorenzi et Genesio est donc aussi un enjeu de territoire.
Prochaine étape : le premier match de préparation de l’OM, programmé le 15 juillet. D’ici là, les premiers mouvements sur le marché des transferts devraient se concrétiser. Les supporters marseillais retiennent leur souffle.