OM : Stéphane Richard fixe le cap, Benatia dans l’ombre
Le nouveau président de l'OM présente un plan de rigueur salariale et clarifie le rôle de Medhi Benatia, toujours présent en coulisses.
Nommé président du directoire le 2 juillet, Stéphane Richard détaille dans La Provence sa feuille de route. Objectif ramener la masse salariale sous la barre des 100 M€ et acter la sortie de Medhi Benatia, tout en conservant ses conseils.
L’essentiel
- Stéphane Richard a pris ses fonctions à la tête de l’OM le 2 juillet 2026.
- Le club vise une réduction de sa masse salariale de 160 M€ à moins de 100 M€ par an.
- Medhi Benatia n’a plus de lien contractuel depuis mi-mai mais conseille bénévolement le club à la demande de Frank McCourt.
- Grégory Lorenzi (directeur sportif) et Bruno Genesio (entraîneur) forment le nouveau duo sportif.
Un président aux commandes
Stéphane Richard n’a pas perdu de temps. Arrivé à la présidence de l’Olympique de Marseille le 2 juillet dernier, il a livré son diagnostic dans les colonnes de La Provence. Le message est clair : rigueur budgétaire et clarification des rôles. « On ne peut pas dépenser 160 millions d’euros de salaires par an quand les recettes ne suivent pas », a-t-il résumé, esquissant un plan de réduction drastique.
L’objectif affiché est de descendre sous les 100 millions d’euros de masse salariale annuelle, un défi de taille pour un club contraint par la DNCG et les règles de l’UEFA. Selon plusieurs sources proches du club, des baisses de salaire négociées au cas par cas sont envisagées avec les cadres de l’effectif.
Benatia : l’ombre qui conseille
L’autre point chaud concerne Medhi Benatia, ex-directeur du football parti à la mi-mai. Stéphane Richard a confirmé que l’ancien international marocain n’a « plus aucun lien contractuel » avec l’OM. Pourtant, le propriétaire Frank McCourt a explicitement demandé que Benatia continue de conseiller bénévolement le club, notamment sur les dossiers de vente. « Son réseau est précieux pour faciliter des transferts, comme celui de Mason Greenwood », glisse une source interne.
Cette situation hybride interroge : officiellement sans fonction, Benatia reste un interlocuteur privilégié dans l’ombre. Le nouveau président a tenu à dissiper toute ambiguïté : « Le sportif, c’est désormais Grégory Lorenzi et Bruno Genesio. »
Un nouveau cycle sportif
Après le départ de Pablo Longoria, parti à River Plate, la direction sportive a été entièrement renouvelée. Grégory Lorenzi, nommé directeur sportif, et Bruno Genesio, nouvel entraîneur, sont chargés de reconstruire l’équipe dans un contexte de mercato d’austérité. L’OM doit vendre avant d’acheter, et le nom de Mason Greenwood revient avec insistance comme possible source de revenus.
« Nous avons des contraintes, mais aussi des atouts. Le nom de Marseille attire encore », a tempéré Stéphane Richard.
Contexte dans les Bouches-du-Rhône
L’Olympique de Marseille n’est pas seulement un club de football : c’est une institution qui pèse lourd dans l’économie locale et l’identité du département. Avec plus de 60 000 abonnés et un stade Vélodrome qui vibre chaque week-end, le club génère des retombées directes et indirectes estimées à plusieurs centaines de millions d’euros. Une politique salariale trop contrainte pourrait affecter l’attractivité sportive, mais la rigueur est jugée indispensable pour assurer la pérennité du club. « L’OM doit redevenir exemplaire sur le plan financier », insiste le président, conscient de l’impact de ses décisions sur l’écosystème local.
Prochaine étape : un mercato sous tension
Les prochaines semaines seront décisives. Le club doit finaliser la vente de Greenwood et probablement d’autres joueurs pour alléger sa masse salariale. Stéphane Richard a promis des annonces dans les jours à venir. Sur le front des arrivées, les noms de joueurs libres ou en fin de contrat circulent, mais rien n’est encore signé. La reprise de la Ligue 1 approche, et l’OM devra présenter un effectif compétitif malgré les contraintes.