Open Stade Français : les trois derniers Français éliminés en quarts de finale
Loris Da Silva, Nairouz Godhbane et Julia Salamon ont chuté vendredi à la Faisanderie
Vendredi 17 juillet 2026, la Faisanderie a vu partir ses trois derniers joueurs français. En quarts de finale, aucun n'a passé l'obstacle.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Fin des espoirs français
Les trois derniers joueurs tricolores éliminés en quarts de finale, aucun ne disputera les finales à Roland-Garros.
Domination internationale
Plus de 200 joueurs de 55 nationalités participent au tournoi, confirmant le niveau mondial de la compétition U14.
Paradoxe historique
Le club qui a organisé les premiers championnats du monde sur terre battue en 1912 ne parvient plus à envoyer ses joueurs en finale.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Loris Da Silva, classé 3/6 et joueur de l'ASPTT Dijon, a abandonné en quarts face au Russe Rafael Papoian, tête de série numéro 1
- Nairouz Godhbane, bénéficiaire d'une wild-card, a été éliminée par la Chinoise Guo Ketong après avoir battu une Roumaine au tour précédent
- Julia Salamon a cédé face à la Sud-Coréenne Kim Seohyeon après un marathon de 3h15 en huitièmes contre une Kazakhe
Loris Da Silva a été éliminé face à Rafael Papoian - tête de série numéro 1. Le joueur de l’ASPTT Dijon, classé 3/6 - avait battu Roméo Knoll Mintsa-Eya en deux sets (6-2, 6-2) pour accéder aux quarts. Face au favori, il n’a pas pu tenir le rythme.
Nairouz Godhbane - invitée par wild-card, avait dominé la Roumaine Sofia Ioana Stoica 6-0, 6-3 au tour précédent. En quarts, la Chinoise Guo Ketong l’a sortie.
Julia Salamon avait livré un marathon de 3h15 en huitièmes contre la Kazakhe Aiym Kanagatova: 1-6, 6-3, 7-5. Trois heures d’effort pour une défaite 24 heures plus tard face à la Sud-Coréenne Kim Seohyeon.
Le constat d’un recul
Cette élimination collective révèle les difficultés du vivier français U14 à rivaliser avec les jeunes joueurs internationaux. L’élimination de Loris Da Silva face au favori, la fatigue accumulée par Julia Salamon après son marathon, et la défaite sèche de Nairouz Godhbane face à une Chinoise solide illustrent ce décrochage.
Une domination internationale qui s’affirme
L’Open Stade Français, créé en 1991 - réunit chaque été les meilleurs joueurs de moins de 14 ans sur terre battue. Cette année, plus de 200 joueurs de 55 nationalités se sont affrontés du 10 au 17 juillet à la Faisanderie.
Les demi-finales opposeront des joueurs issus de nations dont les programmes de formation U14 montent en puissance. Russie, Chine, Corée du Sud, Kazakhstan: les quatre vainqueurs des quarts incarnent cette montée en gamme des académies asiatiques et est-européennes.
Le tournoi est classé catégorie 1 par Tennis Europe - le plus haut niveau junior européen pour cette tranche d’âge. Un tremplin vers le circuit professionnel pour de nombreux joueurs internationaux.
Le paradoxe historique: berceau du tennis français, absence actuelle
Le Stade Français a organisé les premiers championnats du monde sur terre battue en 1912 et les Internationaux de France en 1925. Le club a inventé ce qui deviendra Roland-Garros. Un siècle plus tard, son tournoi junior ne parvient plus à propulser de Français vers les finales qu’il organise.
La contradiction est saisissante: l’institution qui a façonné le tennis français sur terre battue voit ses espoirs nationaux disparaître dès les quarts. Le prestige historique ne compense plus le déficit de résultats. Les finales se joueront bien au stade Roland-Garros, dans l’écrin mythique que le club a contribué à créer, mais sans ses héritiers sportifs.
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Les finales se joueront au stade Roland-Garros. Sans représentant français dans les tableaux.
