Panatta : « Sinner a inventé un nouveau jeu »
Le vainqueur de Roland-Garros 1976 voit en l'Italien de 24 ans un joueur « sans limites »
L'ancien champion italien multiplie les superlatifs sur Jannik Sinner depuis deux ans. Méthode de travail « monacale », jeu révolutionnaire, potentiel illimité
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Domination de Sinner sur le circuit
À 24 ans, Sinner totalise 5 titres du Grand Chelem. Son deuxième sacre à Wimbledon en 2026 confirme sa maîtrise sur toutes les surfaces.
Une méthode de travail unique
Panatta décrit une approche « presque monacale » : 12 heures par jour à corriger ses faiblesses. Un contraste marqué avec le jeu plus instinctif de Carlos Alcaraz.
Révolution du jeu selon Panatta
L'ancien champion affirme que Sinner a « inventé un nouveau jeu », rendant le Big 3 « dépassé » par la puissance de ses frappes. Une déclaration qui divise.
Unanimisme suspect
Panatta multiplie les superlatifs depuis deux ans, mais n'a jamais montré la même ferveur pour d'autres champions italiens. Admiration sincère ou besoin de s'associer au succès ?
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
-
1976
Panatta sacré à Roland-Garros
Adriano Panatta remporte Roland-Garros, seul Italien à réussir cet exploit jusqu'en 2024
-
Avr. 2024
« Un nouveau jeu »
Panatta affirme que Sinner a inventé un nouveau jeu, rendant le Big 3 dépassé par sa puissance
-
Juil. 2025
La mentalité comme clé
Panatta identifie la mentalité comme principal facteur : Sinner est « jamais satisfait »
-
Avr. 2026
Victoire à Monte-Carlo
Sinner remporte Monte-Carlo. Panatta décrit une approche « presque monacale » : 12h/jour de travail
-
Mai 2026
« Peu de points faibles »
Panatta : « Tous les joueurs ont des points faibles, lui n'en a pas beaucoup »
-
Juil. 2026
5e Grand Chelem à Wimbledon
Sinner bat Zverev pour son 2e titre à Wimbledon. Panatta parle d'une marge « presque scandaleuse »
Adriano Panatta pose son café. Il vient de regarder la finale. Wimbledon - juillet 2026. Sinner a gagné son deuxième titre sur gazon - battu Alexander Zverev. Cinq Grand Chelem au compteur: deux Open d’Australie - un US Open - deux Wimbledon. À vingt-quatre ans. Panatta cherche ses mots.
Panatta - vainqueur de Roland-Garros en 1976 - sait ce que gagner veut dire. Il a attendu cinquante ans qu’un Italien remporte l’Italian Open après lui. Sinner l’a fait. Il a vu son record national tomber en février 2024, quand Sinner est devenu le premier Italien à atteindre ce rang. Panatta ne reconnaît plus le tennis qu’il a pratiqué.
Un travail « presque monacal »
Avril 2026. Sinner remporte Monte-Carlo. Panatta décrypte déjà la méthode: le jeune Italien pense à s’améliorer dès le réveil, se concentre sur ses points faibles pendant douze heures par jour. Une approche « presque monacale », dit Panatta. Très loin de Carlos Alcaraz - qu’il décrit comme plus instinctif. Sinner, lui, CONSTRUIT. Il corrige. Il ajuste.
En mai 2026 - interrogé sur les limites de l’Italien, Panatta tranche: « Tous les joueurs ont des points faibles, lui n’en a pas beaucoup. » Il n’identifie qu’un seul record hors de portée: les quatorze titres de Rafael Nadal à Roland-Garros. Le reste? Accessible.
« Il a inventé un nouveau jeu »
Retour en arrière. Avril 2024. Panatta va plus loin encore. Il affirme que Sinner a « inventé un nouveau jeu », rendant même Roger Federer - Rafael Nadal et Novak Djokovic « dépassés » en comparaison, en raison de la puissance des frappes de l’Italien. Une déclaration qui fait grincer des dents. Sur X, un utilisateur accuse Panatta de jalousie: « Panatta ne cesse de ronger à cause de Sinner. L’envie est plus forte que lui, la pique pour le rabaisser, il doit toujours la sortir. »
Panatta ne recule pas. En juillet 2025 - il explique que la « mentalité » est le principal facteur différenciant Sinner des autres joueurs. Il le décrit comme « jamais satisfait », cherchant constamment de nouvelles méthodes d’amélioration. Après Wimbledon, il enfonce le clou: « Je ne sais pas jusqu’où il ira, mais je sais que dans les mois à venir, nous le verrons sans cesse s’améliorer. »
Ce que Panatta ne dit pas
Panatta multiplie les superlatifs depuis deux ans. Mais une question reste en suspens: pourquoi cet enthousiasme débordant pour Sinner, alors qu’il n’a jamais montré la même ferveur pour d’autres champions italiens? Aucune source ne mentionne de déclarations comparables sur les générations précédentes. L’unanimisme de Panatta sur Sinner interroge: admiration sincère ou besoin de s’associer au nouveau roi du tennis italien? Le vainqueur de Roland-Garros 1976 ne l’explique jamais.
Sinner, lui, continue. Cinq titres du Grand Chelem. Vingt-quatre ans. Le tennis italien n’avait jamais vu ça.
