Paris 15e : un homme de 32 ans interpellé à Montparnasse après avoir avoué le meurtre de son ex-compagne à Laval
L'ex-conjoint a lui-même appelé la police depuis le train pour signaler sa position. La procédure est désormais confiée au parquet du Mans.
Le 4 juin 2026, Mélanie Ghandour, 39 ans, a été retrouvée morte dans son appartement du quartier Saint-Nicolas à Laval. Son ex-conjoint de 32 ans a appelé la police depuis un train pour avouer le meurtre avant d'être interpellé à la gare Montparnasse en début d'après-midi.
L’essentiel
- Victime : Mélanie Ghandour, née Lesourd, 39 ans, mère de trois enfants (5, 9 et 11 ans), retrouvée sans vie le 4 juin 2026 au 21 rue Victor, quartier Saint-Nicolas à Laval.
- Interpellation : Ex-conjoint de 32 ans arrêté en début d’après-midi à la gare Montparnasse (Paris 15e) par des policiers BRF et BAC, après avoir lui-même appelé la police pour avouer.
- Qualif. judiciaire : Enquête de flagrance ouverte pour meurtre par conjoint par la procureure Anne-Lyse Jarthon ; affaire dessaisie au parquet du Mans.
- Garde à vue : Suspect placé au commissariat du XIVe arrondissement, présentation devant un juge prévue le 6 juin 2026.
- Marche blanche : Hommage à Mélanie Ghandour annoncé à Laval le dimanche 7 juin 2026.
Un appel depuis le train, une arrestation à quai
Tout se déroule en quelques heures, le jeudi 4 juin 2026. Dans la matinée, le corps de Mélanie Ghandour est découvert dans son appartement du bâtiment K, au 5e étage du 21 rue Victor, dans le quartier Saint-Nicolas de Laval. La femme de 39 ans est sans vie.
Peu après, son ex-conjoint - 32 ans, domicilié en région parisienne - prend un train en direction de la capitale. Depuis le train, il appelle lui-même la police pour avouer le meurtre et indiquer sa position, selon Le Parisien et TF1 Info. Les policiers de la BRF (Brigade de recherche et d’intervention) et de la BAC sont dépêchés à la gare Montparnasse.
En début d’après-midi, à sa descente du train, l’homme est interpellé sans résistance signalée. Il est conduit au commissariat du XIVe arrondissement de Paris et placé en garde à vue.
Étranglement lors d’une altercation : la version du suspect
En garde à vue, le suspect a reconnu avoir étranglé Mélanie Ghandour lors d’une altercation, selon Le Parisien. Il avance le cadre d’une dispute, ce qui sera examiné par les enquêteurs et, le cas échéant, par les experts médico-légaux. La procureure de la République de Laval, Anne-Lyse Jarthon, a précisé dans un communiqué que « les premiers éléments recueillis ont rapidement permis d’orienter les enquêteurs vers l’ex-conjoint de la victime ».
Une enquête de flagrance pour meurtre par conjoint a été ouverte. L’affaire a été dessaisie et confiée au parquet du Mans. Le suspect devait être présenté devant un juge le samedi 6 juin 2026, selon les informations du Parisien et de TF1 Info.
Sur le profil judiciaire du mis en cause : il est connu de la justice pour des faits de conduite sans permis et de vol, selon Le Courrier de la Mayenne. Aucune procédure antérieure pour violences intrafamiliales n’a été recensée dans le couple.
Une famille brisée, trois enfants orphelins de mère
Mélanie Ghandour et son ex-conjoint étaient séparés depuis plusieurs mois au moment des faits, selon Ouest-France et Le Figaro. Trois enfants communs - âgés de 5, 9 et 11 ans - sont au cœur du drame. Leur prise en charge n’a pas été précisée à ce stade par les autorités.
La victime vivait seule avec ses enfants dans cet appartement du quartier Saint-Nicolas. Ce secteur résidentiel de Laval, dans le nord de la ville, n’était pas connu pour des antécédents de faits graves similaires ces dernières années.
Une marche blanche en hommage à Mélanie Ghandour est annoncée à Laval pour le dimanche 7 juin 2026, selon Ouest-France et le site Ici.fr.
Contexte dans le département de Paris (75)
L’interpellation s’est déroulée en gare de Paris-Montparnasse, dans le 15e arrondissement, terminus de la ligne TGV reliant Laval à la capitale en moins d’une heure. Ce type de coordination interterritoriale - entre un parquet de province et des unités parisiennes - reste rare mais repose sur des protocoles établis entre services. La BRF et la BAC du 15e arrondissement ont ici joué un rôle de premier plan, mobilisées en urgence sur signalement téléphonique direct du suspect.
À Paris, les féminicides font l’objet d’un suivi renforcé depuis plusieurs années. Pour la traque de personnes signalées en danger, les brigades spécialisées s’appuient désormais sur une coordination en temps réel entre parquets. L’affaire de Laval illustre cette chaîne de réaction rapide : de la découverte du corps à l’arrestation, moins d’une demi-journée s’est écoulée.
La qualification retenue - meurtre par conjoint - est distincte de celle de féminicide, notion non reconnue comme qualification pénale autonome en droit français mais utilisée par plusieurs médias pour couvrir cette affaire. Le parquet du Mans, désormais saisi, déterminera la suite de la procédure.
Prochaine étape judiciaire
Le suspect devait comparaître devant un juge d’instruction ce samedi 6 juin 2026. La décision sur un éventuel renvoi en détention provisoire ou la qualification définitive des faits n’avait pas été communiquée au moment de la publication de cet article. Le parquet du Mans n’a pas encore transmis de communiqué complémentaire.
Sources
- Le Parisien : Il appelle la police et avoue avoir tué sa compagne à Laval : un homme interpellé à la descente d'un train à Paris Montparnasse
- Le Courrier de la Mayenne : Laval. Meurtre d'une femme dans le quartier Saint-Nicolas : son ex-conjoint arrêté à la gare Montparnasse
- Ouest-France : Une femme de 39 ans retrouvée morte dans un logement à Laval, son conjoint interpellé
- Le Figaro : Laval : une femme tuée, son ex-conjoint arrêté à Paris dans la foulée