Paris : baignade interdite dans les cours d’eau, la préfecture rappelle les règles face aux chaleurs
La préfecture de police réitère l'interdiction dans la Seine et les canaux hors zones aménagées, avec une amende de 15 euros en vigueur.
Face aux fortes chaleurs, la préfecture de police de Paris a rappelé lundi l'interdiction stricte de se baigner dans l'ensemble des cours d'eau intramuros hors zones aménagées. Canal Saint-Martin, Seine, ponts la règle est ferme, les risques réels.
Face aux fortes chaleurs, la préfecture de police de Paris a rappelé lundi l’interdiction stricte de se baigner dans l’ensemble des cours d’eau intramuros hors zones aménagées. Canal Saint-Martin, Seine, ponts : la règle est ferme, les risques réels.
L’essentiel
- Interdiction : La baignade dans la Seine, le canal Saint-Martin et tous les cours d’eau de Paris intramuros est interdite hors zones aménagées, en application de l’arrêté préfectoral n°2025-00818 du 26 juin 2025.
- Amende : 15 euros (contravention de 2e classe) ; la Ville de Paris demande un relèvement à 135 euros.
- Règle ancienne : L’interdiction dans la Seine remonte à l’ordonnance préfectorale du 17 avril 1923.
- Sites autorisés : Trois zones dans la Seine (Bras Marie, Grenelle, Bercy) et deux dans les canaux (Villette, Récollets), ouvertes du 5 juillet au 31 août avec surveillance par maîtres-nageurs.
- Fréquentation 2025 : Plus de 150 000 personnes ont utilisé les sites du Plan Baignade l’été dernier à Paris et Val-de-Marne.
Un rappel déclenché par les fortes chaleurs
Le compte officiel de la préfecture de police a publié lundi un avertissement direct sur X :
BFMTV a relayé le message en direct :
Le message vise en particulier les baignades spontanées sur les quais et les sauts depuis les ponts, deux pratiques qui progressent dès que les températures montent. La préfecture cite explicitement le canal Saint-Martin, fréquenté l’été par de nombreux promeneurs.
Des risques documentés : courants, navigation, vase
La préfecture de police liste les dangers concrets : courants forts, trafic fluvial, vase et fonds irréguliers. Sauter depuis un pont peut provoquer des traumatismes à l’impact ou entraîner une noyade. La brigade fluviale assure les contrôles et les interventions sur la Seine et les canaux parisiens. Les verbalisations restent possibles à tout moment.
L’amende en vigueur est de 15 euros, une contravention de 2e classe. La Ville de Paris a demandé son relèvement à 135 euros, selon Le Parisien. Cette décision n’a pas encore été entérinée à ce stade.
Une interdiction centenaire, confirmée en 2025
L’interdiction de baignade dans la Seine à Paris ne date pas d’hier. Elle remonte à l’ordonnance du préfet de police du 17 avril 1923, selon la préfecture de police. Elle a été confirmée et précisée par l’arrêté n°2025-00818 du 26 juin 2025, qui s’applique à l’ensemble des cours d’eau intramuros hors sites aménagés.
Les règlements de police de la navigation s’y ajoutent, encadrant la circulation sur la Seine et les canaux. Le dispositif couvre donc à la fois les aspects sécurité publique et navigation.
Ce que le Plan Baignade autorise
L’interdiction générale ne signifie pas l’absence d’alternatives. Cinq sites aménagés sont ouverts chaque été à Paris dans le cadre du Plan Baignade, piloté par la préfecture de région Île-de-France et la DRIEAT.
Dans la Seine : le Bras Marie (4e arrondissement), Grenelle (15e) et Bercy (12e). Dans les canaux : le bassin de la Villette et le bassin des Récollets. Ces sites sont surveillés par des maîtres-nageurs et ouverts du 5 juillet au 31 août - période indicative basée sur le calendrier 2025, dont la reconduction pour 2026 n’a pas encore été officiellement confirmée à cette date.
L’été 2025, plus de 150 000 personnes ont fréquenté ces sites à Paris et en Val-de-Marne, selon la préfecture de région Île-de-France. Le bilan 2025, publié par la DRIEAT, servira de base à la préparation de l’été 2026.
Contexte dans le département de Paris (75)
Paris concentre plusieurs dizaines de kilomètres de berges et de canaux accessibles au public. L’été, la fréquentation des quais de Seine explose, notamment depuis les travaux de requalification des berges. Le sujet de la baignade dans la Seine a connu un pic médiatique lors des Jeux olympiques de 2024, quand Anne Hidalgo avait plongé dans le fleuve pour valider sa qualité sanitaire avant les épreuves de triathlon. Depuis, la question des baignades sauvages est revenue régulièrement, Le Parisien notant la crainte des autorités face à l’ouverture des sites officiels qui attire aussi des baigneurs hors zones.
La brigade fluviale de la préfecture de police - qui a fêté ses 125 ans récemment - est l’unité compétente pour les contrôles sur le plan d’eau parisien. Elle intervient également en cas de noyade ou d’accident. Les interventions se multiplient chaque été lors des épisodes de chaleur. Par ailleurs, la sécurité estivale à Paris mobilise aussi d’autres services, comme en témoigne la journée de sensibilisation aux forces de sécurité organisée récemment en région parisienne.
L’interdiction s’applique aussi bien aux riverains qu’aux touristes, nombreux à longer les quais en période estivale. Les panneaux d’interdiction sont présents sur les berges, mais leur visibilité reste insuffisante selon certains acteurs locaux - un point que la mairie n’a pas encore formellement traité dans ses annonces pour 2026.
Prochaine étape
L’ouverture officielle des sites du Plan Baignade 2026 n’a pas encore été annoncée. Si le calendrier 2025 est reconduit, les zones surveillées pourraient ouvrir à partir du 5 juillet. La question du relèvement de l’amende à 135 euros reste, elle, en suspens.
Sources
- Préfecture de police de Paris (@prefpolice) : Rappel officiel interdiction baignade Paris
- Préfecture de police de Paris : Baignades dans la Seine : sécurité, interdictions et autorisations
- Préfecture de région Île-de-France : Le Plan Baignade poursuit sa dynamique : bilan 2025 et préparation de l'été 2026
- Le Parisien : À Paris, la crainte des baignades sauvages dans la Seine avec l'ouverture des sites autorisés