Paris : un corps d’un trentenaire repêché ce matin dans le canal Saint-Martin
La découverte a eu lieu vers 7h au niveau du quai de Valmy. Le corps, sans papiers, était en état de décomposition avancé. Une enquête est ouverte.
Le corps d’un homme d’une trentaine d’années a été repêché ce samedi 4 juillet 2026 dans le canal Saint-Martin à Paris. La victime, non identifiée, serait dans l’eau depuis plusieurs jours. Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris.
L’essentiel
- Fait 1 : Un corps d’homme (30-40 ans) repêché le 4 juillet 2026 à 7h dans le canal Saint-Martin, quai de Valmy (Paris 10e).
- Fait 2 : La victime ne portait pas de papiers d’identité ; le corps très gonflé indique plusieurs jours dans l’eau.
- Fait 3 : Une enquête du parquet de Paris est en cours pour identifier le défunt et déterminer les causes du décès.
- Fait 4 : C’est la deuxième noyade mortelle dans ce même secteur depuis le 26 juin 2026.
Le corps d’un homme d’une trentaine d’années a été repêché ce samedi 4 juillet 2026 vers 7 heures du matin dans le canal Saint-Martin, à Paris. L’opération a été menée par les sapeurs-pompiers de Paris et la brigade fluviale de la préfecture de police, au niveau du quai de Valmy, dans le 10e arrondissement.
Les faits
Selon les informations recueillies auprès des secours, la découverte a été signalée tôt dans la matinée. Les pompiers ont extrait le corps de l’eau et l’ont confié aux enquêteurs. « Le corps était très gonflé, ce qui laisse supposer qu’il est resté plusieurs jours immergé », a précisé une source policière contactée par l’AFP.
Une enquête pour identifier la victime
La victime ne possédait aucun document d’identité au moment de sa découverte. Son identité reste inconnue à ce stade. Le parquet de Paris a ouvert une enquête en recherche des causes de la mort. L’autopsie, qui devrait être pratiquée dans les prochains jours, permettra de préciser les circonstances du décès et de tenter d’identifier l’homme via ses empreintes ou analyses ADN.
Un précédent inquiétant dans le même secteur
Ce drame survient huit jours après une autre noyade mortelle survenue le 26 juin 2026 dans le même tronçon du canal Saint-Martin. Un jeune homme de 21 ans avait perdu la vie en se baignant. Depuis la fin de la canicule de mi-juin, la baignade dans le Canal Saint-Martin est ouverte tous les jours jusqu’au 24 juin, sur une zone de 100 mètres environ. En parallèle, le maire de Paris Emmanuel Grégoire a alerté sur une cinquantaine de jeunes blessés récemment en sautant des passerelles du canal, malgré les interdictions.
Contexte dans le département
À Paris, le canal Saint-Martin est un lieu prisé des promeneurs, mais aussi source de risques récurrents en été. La tentation de la baignade y est forte, surtout lors des épisodes de chaleur. Au niveau national, la ministre des Sports et de la Jeunesse Marina Ferrari a déploré, sur RMC, un bilan de plus de 90 décès par noyade en France depuis le 19 juin 2026. Ce chiffre, en hausse par rapport aux années précédentes, alerte les autorités sur la nécessité de renforcer la prévention et l’encadrement des baignades sauvages.
En réaction à ces drames, la Ville de Paris a ouvert ce samedi 4 juillet trois nouveaux sites de baignade surveillée et gratuite sur la Seine : à Bercy, Grenelle et au bras Marie. Ces espaces, encadrés par des maîtres-nageurs, visent à offrir des alternatives sécurisées pour faire face à la chaleur. Comme le rappelle régulièrement la préfecture de police, la baignade dans le canal Saint-Martin en dehors des créneaux autorisés reste strictement interdite et dangereuse.
Par ailleurs, dans d’autres départements, les autorités multiplient les initiatives pour sécuriser l’été. Ainsi, le Rhône et Lyon ont été placés en vigilance jaune canicule dès ce dimanche, tandis que le Pas-de-Calais relance l’Opération Tranquillité Vacances pour prévenir les départs en vacances. À Bordeaux, la brigade de nuit de la police municipale a été prolongée jusqu’au petit matin pour renforcer la sécurité estivale.
Vers une identification rapide
Les enquêteurs exploitent les signalements de disparition dans la région parisienne depuis plusieurs jours. L’autopsie et les analyses toxicologiques devraient permettre d’avancer sur les causes du décès. Le parquet de Paris n’a pas communiqué de délai pour les résultats. Une prochaine étape judiciaire interviendra après réception du rapport du médecin légiste.