Pas de Français drafté en NBA en 2026 : une première depuis 2015
Pour la première fois depuis neuf ans, aucun joueur tricolore n’a été sélectionné lors de la Draft NBA 2026, marquant un creux générationnel après les succès de Wembanyama et Risacher.
La Draft NBA 2026, organisée les 23 et 24 juin à Brooklyn, s’est achevée sans qu’aucun joueur français ne voie son nom appelé. Une première depuis 2015, qui met fin à une série de neuf ans et suscite des interrogations sur la formation tricolore.
L’essentiel
- Fait 1 : Aucun joueur français n’a été sélectionné lors de la Draft NBA 2026, les 23 et 24 juin au Barclays Center de Brooklyn.
- Fait 2 : Cette absence met fin à une série ininterrompue depuis 2015, alors que 15 Français avaient été draftés entre 2023 et 2025.
- Fait 3 : Les deux principaux prospects, Adam Atamna (ASVEL) et Marc-Owen Fodzo Dada (SLUC Nancy), ont retiré leur candidature avant la date limite.
- Fait 4 : Seul Zacharie Perrin (Hamburg Towers) était automatiquement éligible mais n’a pas été retenu dans les prévisions.
- Fait 5 : Adam Atamna s’est engagé le 22 juin avec Ratiopharm Ulm (Allemagne) pour préparer la draft 2027.
Ce qui s’est passé
La Draft NBA 2026 s’est déroulée sans le moindre joueur français. Pour la première fois depuis 2015, aucun tricolore n’a entendu son nom prononcé par le commissaire Adam Silver. Cette édition marque la fin d’une période faste pour le basket français, qui avait vu 14 joueurs draftés entre 2023 et 2025, dont deux numéros 1 consécutifs : Victor Wembanyama (2023) et Zaccharie Risacher (2024).
Les deux espoirs français les plus en vue, Adam Atamna (arrière de l’ASVEL) et Marc-Owen Fodzo Dada (meneur du SLUC Nancy), ont tous deux retiré leur nom avant la date limite. Atamna a même officialisé son départ pour le club allemand de Ratiopharm Ulm le 22 juin, afin de se préparer pour la draft 2027. Seul Zacharie Perrin, intérieur évoluant aux Hamburg Towers, était automatiquement éligible en raison de son âge, mais il n’a pas été retenu dans les projections.
Les raisons de ce creux
Ce trou générationnel s’explique en partie par la règle NIL (Name, Image and Likeness) en vigueur dans la NCAA américaine. En permettant aux joueurs universitaires d’être rémunérés, elle les incite à rester plus longtemps sur les campus, réduisant mécaniquement le nombre de places disponibles pour les prospects internationaux. Par ailleurs, la suspension de Matthew Strazel en finale de Betclic Élite a privé la scène française d’un de ses talents les plus exposés médiatiquement.
« Les jeunes Français d’élite sont souvent plus précoces, mais cette année la concurrence américaine était particulièrement forte, et peu de joueurs français sont sortis du lot dans les championnats européens », analyse un observateur du recrutement NBA.
Conséquences économiques et sportives
L’absence de Français à la draft a aussi un impact financier direct pour les clubs de LNB. Selon les règles en vigueur, la NBA verse des indemnités de transfert aux clubs formateurs lorsqu’un joueur est drafté. En 2026, aucune indemnité ne sera versée aux clubs français. Dans le même temps, le basket français continue pourtant d’exporter ses talents vers l’Europe, comme en témoigne le récent départ de Migna Touré pour l’USK Prague.
Contexte en France
La France reste pourtant une terre de basket reconnue. Avec 14 joueurs draftés entre 2023 et 2025, dont deux numéros 1, le réservoir tricolore a impressionné la planète NBA. Mais cette année 2026 rappelle que la formation française connaît des cycles. « Ce n’est pas un effondrement, c’est une respiration », estime un entraîneur de centre de formation. La prochaine génération, menée par Adam Atamna désormais en Allemagne, devra confirmer lors de la draft 2027.
Prochaine étape : la draft 2027, où plusieurs jeunes Français pourraient faire leur retour dans les radars, notamment via la G-League Ignite ou des parcours en NCAA.