« Pas le temps de passer par la maison » : la mobilisation des pompiers du 79
Face à une série d'incendies sans précédent en juillet 2026, les sapeurs-pompiers des Deux-Sèvres ont enchaîné les interventions jour et nuit, témoignant d'un dévouement total.
Vigilance rouge, 14 départs de feu en une journée, évacuations début juillet 2026, les Deux-Sèvres ont connu des journées critiques. Les pompiers du SDIS 79 ont témoigné de leur épuisement face à ce rythme effréné.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le département des Deux-Sèvres a été placé en vigilance rouge feux de forêt le 7 juillet 2026.
- Le SDIS 79 a maîtrisé 14 départs de feu simultanés le samedi 11 juillet, ravageant 24,6 hectares.
- Un incendie à Exireuil a détruit 10 hectares le 8 juillet et forcé l'évacuation d'un lotissement.
- Soixante-deux sapeurs-pompiers ont été mobilisés sur le seul incendie du Puits d'Enfer.
- Les pompiers ont témoigné n'avoir « pas eu le temps de passer par la maison » face à ce rythme effréné.
Les sapeurs-pompiers des Deux-Sèvres n’ont « pas eu le temps de passer par la maison » ces derniers jours. Face à une série d’incendies sans précédent, le département a basculé en vigilance rouge feux de forêt dès le 7 juillet 2026, selon info.fr. Une semaine d’interventions ininterrompues qui a mis les soldats du feu à rude épreuve.
Un pic d’activité le 11 juillet
Le samedi 11 juillet a marqué le point culminant de cette crise. Le SDIS 79 a dû maîtriser 14 départs de feu simultanés sur une seule journée, selon info.fr. Ces incendies ont ravagé 24,6 hectares de végétation, principalement des terres agricoles. Les pompiers ont enchaîné les interventions sans répit, passant d’un foyer à l’autre.
Dès les 4 et 5 juillet, les équipes étaient déjà mobilisées sur deux feux de végétation distincts à Bougon et Saint-Aubin-le-Cloud, selon Alouette. La multiplication des départs de feu témoignait déjà d’une situation anormale pour la saison.
L’évacuation du Puits d’Enfer à Exireuil
Le 8 juillet, un incendie d’une ampleur inhabituelle s’est déclaré sur le site du Puits d’Enfer à Exireuil. Les flammes ont détruit 7,5 hectares au total, dont 5 hectares de chaume et 2,5 hectares de sous-bois, selon la mairie d’Exireuil. La violence du sinistre a nécessité l’évacuation préventive d’un lotissement voisin.
Soixante-deux sapeurs-pompiers ont été mobilisés pour contenir ce feu, selon la commune. L’intervention a duré plusieurs heures avant que les flammes ne soient maîtrisées. Aucun blessé n’a été déploré, mais les dégâts matériels sont conséquents.
Des témoignages d’épuisement
Face à ce rythme effréné, de nombreux pompiers ont témoigné de leur fatigue. « Pas eu le temps de passer par la maison », ont confié plusieurs d’entre eux, selon Faits Divers 365. À Parthenay notamment, leur pugnacité a permis de préserver des habitations et de sauver des habitants face aux flammes.
Les soldats du feu ont enchaîné les gardes et les interventions, repoussant leurs limites physiques. Certains ont passé plusieurs jours d’affilée en caserne, prêts à partir à tout moment. La chaleur et la sécheresse compliquaient chaque opération.
Contexte dans les Deux-Sèvres
Ce département de Nouvelle-Aquitaine est habituellement moins exposé aux feux de forêt que les zones méditerranéennes ou landaises. La vigilance rouge du 7 juillet constituait un événement rare pour le territoire. Les Deux-Sèvres comptent environ 374 000 habitants répartis sur 5 999 km². Le département alterne zones bocagères, terres agricoles et massifs boisés.
La multiplication des départs de feu simultanés pose la question des moyens disponibles localement. Le SDIS 79 dispose d’une trentaine de centres de secours répartis sur le territoire. La coordination entre ces centres a été déterminante pour gérer la crise du 11 juillet.
D’autres départements ont également connu des restrictions cet été. À Dreux, les feux d’artifice ont été interdits jusqu’au 20 juillet en raison du risque incendie élevé. Les Vosges étaient en vigilance orange orages avec des rafales attendues.
Une mobilisation saluée
Les autorités locales ont salué le professionnalisme et le dévouement des pompiers. Leur réactivité a permis d’éviter des drames humains. À Exireuil, l’évacuation rapide du lotissement a notamment prévenu tout risque pour les habitants.
Cette mobilisation s’inscrit dans une tradition de service public incarnée par les sapeurs-pompiers français. Le département avait récemment rendu hommage au sergent Baptiste Gerfaud-Valentin lors d’une minute de silence.
La vigilance rouge a depuis été levée, mais les pompiers restent mobilisés. La sécheresse persistante maintient le risque à un niveau élevé. Les prochains jours diront si cette série noire d’incendies était un épisode isolé ou le début d’un été difficile pour le département.
