Paul Seixas : comment la pépite française prépare son premier Tour de France après sa chute
Le Lyonnais de 19 ans, victime d'une lourde chute le 13 juin lors du Tour Auvergne-Rhône-Alpes, a su rebondir grâce à un travail acharné sur home-trainer et des reconnaissances en altitude.
Blessé et contraint à l'abandon mi-juin, Paul Seixas (19 ans) a misé sur le home-trainer et les ascensions mythiques (Galibier, Tourmalet) pour préparer son premier Tour de France. Christian Prudhomme, directeur de l'épreuve, voit en lui un successeur potentiel de Bernard Hinault.
L’essentiel
- Chute le 13 juin 2026 : Paul Seixas a glissé sur 20 mètres à 70 km/h lors de la 7e étape du Tour Auvergne-Rhône-Alpes, l’obligeant à abandonner par prudence.
- Préparation maintenue : Après la chute, il a enchaîné home-trainer puis reprises sur route, incluant les cols du Galibier et du Tourmalet.
- Reconnaissance des Pyrénées : Début juin, avant sa chute, il avait déjà repéré la 6e étape Pau-Gavarnie.
- Christian Prudhomme emballé : Le directeur du Tour compare l’engouement autour de Seixas à celui suscité par Bernard Hinault.
- Premier Tour à 19 ans : Le jeune Lyonnais sera au départ de la Grande Boucle 2026, avec un podium potentiel selon Prudhomme.
Une chute qui aurait pu tout compromettre
Le 13 juin dernier, alors qu’il disputait la 7e étape du Tour Auvergne-Rhône-Alpes, Paul Seixas a été victime d’une violente chute. « J’ai glissé sur 20 mètres à 70 km/h », confiait-il quelques jours plus tard dans L’Équipe. « J’ai vraiment fait n’importe quoi dans cette descente », reconnaissait-il (source : Sports.fr). Le coureur, déjà qualifié pour son premier Tour de France, a continué la course lors de la 7e étape, en repartant avec plusieurs minutes de retard
« J’étais vraiment amoché », a-t-il avoué. Mais plutôt que de se laisser abattre, le jeune prodige lyonnais a immédiatement cherché une solution pour ne pas perdre sa condition physique à trois semaines du départ de la Grande Boucle.
Home-trainer et Galibier : une préparation accélérée
La première semaine post-chute, Paul Seixas a passé de longues heures sur son home-trainer, adaptant son entraînement aux douleurs persistantes. « Il a repris les sorties sur route fin juin, encore bandagé, mais avec une progression constante en altitude », rapportait Cyclingnews. Il a notamment enchaîné des ascensions du Galibier et du Tourmalet, deux géants des Alpes et des Pyrénées.
Cette préparation atypique, décrite par L’Équipe, témoigne de la détermination du coureur de la formation Decathlon AG2R La Mondiale. Début juin, avant même sa chute, Seixas avait déjà effectué une reconnaissance de la 6e étape du Tour (Pau-Gavarnie) dans les Pyrénées, comme l’a révélé Sud Ouest.
L’avis tranché de Christian Prudhomme
Le directeur du Tour de France, Christian Prudhomme, suit de près l’évolution du jeune talent. Invité à s’exprimer sur Paul Seixas, il a déclaré que son avis avait « complètement changé en six mois » (source : ICI Sport, via le tweet ci-dessous). Et d’ajouter : « Un podium ne semble pas illusoire » (source : Ouest-France). Prudhomme a même comparé l’engouement suscité par Seixas à celui de Bernard Hinault, évoquant du « jamais-vu depuis le Blaireau » (source : RTBF Actus).
Contexte dans le Rhône
Né à Lyon le 24 septembre 2006, Paul Seixas incarne la relève du cyclisme rhodanien. Passé professionnel à 18 ans en 2024, il a déjà décroché une médaille de bronze aux championnats d’Europe sur route en 2025. Le département du Rhône, qui compte plusieurs clubs amateurs dynamiques, voit en lui un ambassadeur de choix. Si aucun autre coureur du département n’a atteint un tel niveau précocement, l’enthousiasme autour de Seixas rappelle l’époque des grands champions lyonnais comme Bernard Thévenet. La Fédération française de cyclisme suit de près son évolution, et la région Auvergne-Rhône-Alpes a salué sa ténacité après la chute.
Prochaine étape : le grand départ
Paul Seixas devrait être au départ du Tour de France 2026, le 4 juillet à Barcelone (selon le parcours officiel). Sa préparation perturbée mais maintenue laisse espérer une participation active, voire une performance notable. Christian Prudhomme a fixé le cap : « On peut s’attendre au meilleur. » Pour le jeune Lyonnais, l’objectif est d’abord de terminer, mais l’ombre d’un podium plane déjà.