Pays-Bas : les chenilles processionnaires du chêne ont doublé cet été
La population de ces larves urticantes a explosé aux Pays-Bas, touchant 13 % des 122 000 chênes inspectés et provoquant une hausse des plaintes sanitaires
Cet été 2026, les Pays-Bas font face à une recrudescence massive de chenilles processionnaires du chêne. Leur nombre a doublé par rapport à l'an dernier, atteignant 100 % des arbres dans certaines communes. Les poils urticants de ces larves provoquent irritations cutanées, oculaires et respiratoires.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- La population de chenilles processionnaires du chêne a doublé aux Pays-Bas cet été 2026 par rapport à l'année précédente
- 13 % des 122 000 chênes inspectés à travers le pays sont touchés par l'infestation
- 100 % des arbres sont colonisés dans les communes de Hoogeveen, De Bilt et Montferland
- Chaque chenille produit plus de 700 000 poils urticants microscopiques provoquant des réactions allergiques
- Les premières éclosions ont eu lieu dès le 23 mars 2026 en raison de températures exceptionnellement douces
Le nombre de chenilles processionnaires du chêne a doublé cet été aux Pays-Bas par rapport à l’année précédente, selon NL Times. Cette prolifération, détectée dans 13 % des 122 000 chênes inspectés à travers le pays d’après Nature Today, entraîne une hausse significative des plaintes sanitaires.
Chaque chenille produit plus de 700 000 poils urticants microscopiques, rapporte NL Times. Ces poils peuvent causer des réactions allergiques cutanées, oculaires et respiratoires chez les humains et les animaux. Les symptômes vont de simples démangeaisons à des difficultés respiratoires nécessitant une consultation médicale.
Trois communes entièrement touchées
Dans les municipalités de Hoogeveen, De Bilt et Montferland, la totalité des chênes inspectés est désormais touchée par cette prolifération, toujours selon NL Times. La carte de pression de l’infestation publiée le 14 juillet 2026 montre de fortes concentrations de chenilles, particulièrement dans les provinces du nord du pays.
Les autorités locales surveillent de près la propagation. Des mesures de prévention ont été mises en place dans les parcs publics et espaces verts fréquentés, avec des panneaux d’avertissement installés près des zones infestées.
Une explosion anticipée depuis 2025
Cette hausse de population était anticipée en raison d’une multiplication par trois du nombre de papillons mâles capturés durant l’été 2025, explique Nature Today. Le biologiste Arnold van Vliet, cité par RTL Nieuws, précise que les chenilles peuvent rester en état de diapause prolongée dans le sol, ce qui favorise des éruptions démographiques soudaines.
Favorisées par des températures exceptionnellement douces, les premières éclosions de chenilles ont été enregistrées de manière très précoce dès le 23 mars 2026, selon l’Université de Wageningen (WUR). Cette avance dans le cycle de reproduction a permis aux larves de se développer dans des conditions optimales.
Contexte aux Pays-Bas
Les Pays-Bas comptent environ 18,4 millions d’habitants répartis sur un territoire densément peuplé. Le pays possède de nombreux espaces verts urbains et périurbains plantés de chênes, arbres hôtes privilégiés de la chenille processionnaire. La proximité entre zones habitées et espaces boisés explique l’ampleur des plaintes sanitaires enregistrées cette année.
La situation néerlandaise fait écho à des problèmes similaires observés dans d’autres pays d’Europe occidentale, où le réchauffement climatique favorise l’extension géographique et la multiplication des cycles de reproduction de ces insectes.
Recommandations et prochaines étapes
Les autorités sanitaires néerlandaises recommandent d’éviter tout contact avec les chenilles, leurs nids et les zones infestées. En cas d’exposition, il est conseillé de rincer abondamment la peau à l’eau froide sans frotter et de consulter un médecin si les symptômes persistent.
La surveillance va se poursuivre dans les semaines à venir pour évaluer l’évolution de l’infestation et anticiper la situation pour l’été 2027. Les municipalités les plus touchées envisagent des campagnes de traitement biologique ciblées dès le printemps prochain.
