Aux Pays-Bas, le prix des logements grimpe à 506 000 € au T2
La NVM enregistre une hausse modérée des prix malgré une offre record de biens mis en vente, portée par les bailleurs vendeurs.
Le prix moyen d'un logement existant aux Pays-Bas a atteint 506 000 euros au deuxième trimestre 2026, un record selon l'association des agents immobiliers NVM. La hausse ralentit grâce à un afflux inédit de biens sur le marché.
L’essentiel
- Record : le prix moyen d’un logement existant aux Pays-Bas atteint 506 000 € au deuxième trimestre 2026, selon la NVM.
- Hausse : +2,4 % sur un an, +3,4 % par rapport au premier trimestre 2026.
- Offre : 56 700 logements mis en vente, le niveau le plus haut depuis le début des statistiques en 1995 (+9 % sur un an).
- Ventes : 45 200 logements existants vendus, en hausse de 6,6 % sur un an et 29,4 % sur un trimestre.
Un record, mais une hausse qui ralentit
Le marché immobilier néerlandais continue de grimper, mais moins vite qu’auparavant. Selon les chiffres publiés par la NVM, l’association des agents immobiliers, le prix de vente moyen d’un logement existant a atteint 506 000 euros au deuxième trimestre 2026. C’est un nouveau plus haut historique, mais la progression sur un an, 2,4 %, reste plus contenue que lors des trimestres précédents.
Pourquoi autant de biens arrivent sur le marché
La NVM explique ce ralentissement par un afflux inédit de biens mis en vente. Au total, 56 700 logements ont été proposés via ses agents, un record absolu depuis le début de ces statistiques en 1995, et une hausse de 9 % sur un an. Cette offre supplémentaire vient en grande partie de propriétaires bailleurs qui revendent leurs biens locatifs, selon l’association. Conséquence directe : 45 200 logements existants ont trouvé acheteur, soit 6,6 % de plus qu’un an plus tôt et près de 30 % de plus qu’au trimestre précédent.
Lana Goutsmits-Gerssen, présidente de NVM Wonen, décrit un marché qui « évolue vers un meilleur équilibre », grâce à ce surplus de biens disponibles. Mais elle prévient que ce répit est temporaire : la pénurie structurelle de logements aux Pays-Bas n’a pas disparu, seulement ses effets sont provisoirement atténués par ce pic de mises en vente.
Vu de France, un marché sous tension comparable
Pour un lecteur français, la situation néerlandaise rappelle certains débats hexagonaux sur l’offre locative et les ventes de bailleurs, dans un contexte où plusieurs pays européens ont vu leurs propriétaires-bailleurs se désengager du marché locatif ces dernières années. Aux Pays-Bas, ce mouvement s’explique notamment par un durcissement de la fiscalité et de la régulation des loyers, qui pousse certains investisseurs à revendre plutôt qu’à continuer de louer. Le pays reste marqué par une pénurie de logements structurelle, un sujet suivi de près par NL Times et DutchNews, deux médias qui couvrent régulièrement les tensions du marché immobilier néerlandais.
La prochaine publication trimestrielle de la NVM permettra de voir si cet afflux de biens se maintient ou s’il s’agissait d’un pic ponctuel.