Perpignan : incendie en centre-ville, évacuation massive sans blessés

Le 2 avril 2026, un immeuble du centre de Perpignan a pris feu, forçant l'évacuation de nombreux occupants sans faire de blessés.

Perpignan : incendie en centre-ville, évacuation massive sans blessés
Illustration Jordi Serrat / info.fr

Un incendie s'est déclaré le 2 avril 2026 dans un immeuble du centre-ville de Perpignan. L'évacuation a été massive. Aucun blessé n'a été signalé. Les circonstances précises du sinistre n'ont pas été communiquées à ce stade.

Les pompiers sont intervenus le 2 avril 2026 pour un incendie dans un immeuble du centre-ville de Perpignan. Le feu a nécessité l’évacuation d’un nombre important de personnes. Aucune victime n’a été recensée. La cause du sinistre et l’adresse exacte n’ont pas été précisées par les autorités à l’heure de la publication.

Une série noire pour les immeubles perpignanais

Cet incendie survient dans un contexte local tendu. Le 23 mars 2026, un feu nocturne avenue du Général de Gaulle avait déjà contraint à l’évacuation de sept appartements. Plusieurs personnes, dont deux gendarmes, avaient été intoxiquées par les fumées, selon France 3.

En 2025, la ville avait connu deux épisodes particulièrement graves. Le 5 octobre, un incendie rue Petite-la-Réal avait blessé onze personnes, dont quatre enfants et deux pompiers. Au moins trois habitants avaient dû sauter de leur balcon pour échapper aux flammes, rapportait France Bleu. Trois semaines plus tard, le 26 octobre, un homme de 56 ans avait été retrouvé dans un état grave après s’être défenestré lors d’un incendie dans un immeuble de vingt appartements. Dix-sept personnes avaient été évacuées, dont trois enfants, selon France 3.

Des bâtiments anciens sous pression

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Le centre-ville de Perpignan concentre un parc immobilier ancien aux fragilités structurelles documentées. Le 3 février 2026, un immeuble de quatre étages s’était effondré rue Moulins-Parès, dans le quartier médiéval Saint-Jacques. Aucun blessé, grâce à une évacuation préventive décidée par la municipalité. La Ville de Perpignan avait identifié le bâtiment comme « particulièrement fragile » lors d’expertises menées sur l’îlot Fontaine-Neuve, selon L’Indépendant et Actu.fr. France 3 précisait que les murs, en terre crue gorgée d’eau, avaient contribué à la ruine du bâtiment.

Le quartier Saint-Jacques reste sous surveillance pour des opérations de démolition. Les incendies urbains, eux, constituent un risque distinct mais récurrent. En 2025, les Pyrénées-Orientales avaient enregistré 435 feux - toutes natures confondues - contre 676 en 2024, soit une baisse de 36 %, selon la préfecture via ICI. Une statistique qui ne concerne pas directement les feux d’immeubles, mais qui témoigne d’une vigilance accrue sur le territoire.

Sources

Jordi Serrat

Jordi Serrat

Basé à Perpignan, traite l'agriculture fruitière, les tensions sur l'eau, le tourisme balnéaire et les débats sur la langue catalane. Formé à l'IJBA Bordeaux, il a grandi dans les Pyrénées-Orientales. Posture éditoriale : interroger les arboriculteurs, les associations culturelles, les élus, vérifier les données de consommation d'eau avant de publier.

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