Perpignan : Louis Aliot soutient le maire d’Alès exfiltré par le RAID
Le maire de Perpignan apporte son soutien à Christophe Rivenq, menacé par la DZ Mafia, et interpelle le ministre de l'Intérieur sur les moyens de protection des élus
Louis Aliot a publié un communiqué officiel pour soutenir Christophe Rivenq, maire d'Alès, exfiltré dans la nuit du 20 au 21 juillet par le RAID après des menaces de la DZ Mafia. Le maire de Perpignan critique l'efficacité des moyens déployés par le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Christophe Rivenq, maire d'Alès, a été exfiltré par le RAID dans la nuit du 20 au 21 juillet suite à une menace de véhicule piégé
- Le maire avait reçu deux balles de 9 mm et des tags menaçants de la DZ Mafia quelques jours auparavant
- Louis Aliot a publié un communiqué de soutien et critique l'efficacité des moyens de protection du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez
- L'enquête a été confiée à la Juridiction Interrégionale Spécialisée (JIRS) de Marseille
- Plusieurs élus de divers bords politiques ont exprimé leur solidarité avec le maire d'Alès
Louis Aliot, maire de Perpignan, a apporté son soutien public à Christophe Rivenq, maire LR d’Alès, exfiltré de son domicile par le RAID dans la nuit du 20 au 21 juillet. Le maire gardois faisait l’objet de menaces répétées de la part du groupe criminel DZ Mafia. Dans un communiqué publié sur le site de la mairie de Perpignan, Louis Aliot dénonce une atteinte grave à l’autorité républicaine et interpelle le ministre de l’Intérieur sur l’efficacité des moyens de protection des élus.
Une exfiltration après la menace d’un véhicule piégé
L’exfiltration a été déclenchée par la suspicion de présence d’un véhicule piégé aux abords de la résidence de Christophe Rivenq, selon Le Parisien. Le maire d’Alès faisait l’objet d’une campagne d’intimidation orchestrée par la DZ Mafia. Il avait reçu une enveloppe contenant deux balles de 9 mm et des tags menaçants avaient été peints sur sa propriété, rapporte Midi Libre.
L’enquête, initialement conduite par les services locaux, a été confiée à la Juridiction Interrégionale Spécialisée (JIRS) de Marseille, selon Le Parisien. Cette décision témoigne de la gravité des menaces et de l’ampleur du réseau criminel visé.
Le communiqué de Louis Aliot
Dans son communiqué, Louis Aliot exprime sa « pleine solidarité » avec Christophe Rivenq. « De telles menaces contre un élu de la République sont inacceptables », écrit le maire de Perpignan. Il souligne que ces actes d’intimidation constituent une attaque directe contre l’exercice démocratique et l’autorité de l’État.
Le maire de Perpignan va plus loin en questionnant l’efficacité des dispositifs de protection mis en place par le gouvernement. Selon ouillade.eu, Louis Aliot interpelle directement Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, sur les moyens concrets déployés pour protéger les élus locaux face à la montée du narcotrafic. Il réclame des actes fermes pour démanteler les réseaux criminels qui s’en prennent aux représentants de la République.
Une solidarité politique transpartisane
Louis Aliot n’est pas le seul élu à réagir. Selon Orange Actu, plusieurs élus de divers bords politiques ont exprimé leur solidarité avec Christophe Rivenq. Cette mobilisation illustre l’inquiétude croissante des élus locaux face aux menaces du crime organisé. Les forces de l’ordre font face à une pression accrue dans plusieurs régions de France.
Public Sénat rapporte que plusieurs sénateurs ont qualifié cet événement de « nouvelle étape dans la violence » franchie par les organisations criminelles. La menace directe contre un maire en exercice constitue un précédent grave dans l’escalade des tensions entre autorités publiques et réseaux de narcotrafic.
Contexte dans les Pyrénées-Orientales
Les Pyrénées-Orientales ne sont pas épargnées par les problématiques de sécurité. Perpignan a récemment connu plusieurs incidents, dont la suspicion de présence d’une voiture piégée suspect. Louis Aliot a fait de la sécurité une priorité de son mandat depuis son élection en 2025.
Le département, situé à proximité de la frontière espagnole, est également concerné par les flux de trafic de stupéfiants en provenance de la péninsule ibérique. Les autorités locales collaborent régulièrement avec les services de la police nationale pour surveiller ces réseaux transfrontaliers.
La montée du narcotrafic en France
L’affaire d’Alès s’inscrit dans un contexte national de montée de la violence liée au narcotrafic. À Marseille, un policier a été grièvement blessé lors d’un refus d’obtempérer, illustrant la dangerosité croissante des interventions contre les réseaux criminels.
La DZ Mafia, organisation impliquée dans les menaces contre Christophe Rivenq, est connue des services de renseignement pour son implication dans le trafic de stupéfiants. Les méthodes d’intimidation employées - envoi de munitions, tags, menaces d’attentat - traduisent une volonté d’affaiblir l’autorité locale dans les zones de trafic.
Prochaines étapes
L’enquête confiée à la JIRS de Marseille se poursuit. Les autorités travaillent à identifier les auteurs des menaces et à démanteler le réseau qui les a orchestrées. Christophe Rivenq reste sous protection rapprochée. La question de la sécurité des élus locaux devrait faire l’objet de discussions au niveau gouvernemental dans les prochaines semaines.