Petkovic dit non à la Pologne : 250 000 € par mois refusés pour rester avec l’Algérie
Le sélectionneur des Fennecs prolonge jusqu'en 2028 après avoir repoussé une offre polonaise mirobolante.
Vladimir Petkovic a préféré la fidélité à l'argent. Le technicien suisse a refusé une proposition à 250 000 € mensuels de la Pologne pour rester à la tête de l'Algérie jusqu'en 2028. Une décision officialisée le 7 juin dernier.
L’essentiel
- Offre polonaise : 250 000 € par mois pour prendre les rênes de la sélection, soit 100 000 € de plus que son salaire algérien initial.
- Refus catégorique : Petkovic a repoussé cette proposition pour honorer son contrat avec les Fennecs.
- Prolongation : Nouveau bail jusqu’au 31 juillet 2028, annoncé le 7 juin 2026 par la Fédération algérienne (FAF).
- Mondial 2026 : Qualification historique après 12 ans d’absence, malgré une entame difficile (défaite 0-3 face à l’Argentine).
- Contexte polonais : La PZPN cherchait à remplacer Jan Urban après l’échec de qualification directe au Mondial.
Une offre à 250 000 € par mois venue de Varsovie
Vladimir Petkovic aurait pu devenir l’un des sélectionneurs les mieux payés d’Europe. Selon des informations concordantes rapportées par L’Algérie Aujourd’hui et Competition.dz, la Fédération polonaise de football (PZPN) a formulé une offre mensuelle de 250 000 euros pour attirer le technicien suisse d’origine bosnienne. Une somme qui dépassait de 115 000 € son premier salaire perçu chez les Fennecs.
Mais le coach de 62 ans a dit non. Sans hésitation. Petkovic a préféré rester fidèle au projet algérien, celui-là même qui l’a mené à une qualification pour la Coupe du monde 2026 après douze ans de disette.
Une prolongation signée au finish
L’offre polonaise n’était pas une surprise. Les rumeurs couraient depuis août 2025, puis à nouveau en mars 2026, comme le rapporte Afrik-Foot. Certains y voyaient un levier de négociation pour Petkovic. Mais la réalité est plus simple : le sélectionneur voulait terminer ce qu’il avait commencé.
Le 7 juin 2026, la Fédération algérienne de football (FAF) a officialisé la prolongation du contrat de Petkovic jusqu’au 31 juillet 2028, comme l’a confirmé l’Algérie Presse Service. Une signature intervenue juste avant le coup d’envoi du Mondial aux États-Unis. Un timing choisi pour envoyer un signal de stabilité à tout un pays.
Les coulisses financières du refus
250 000 € par mois, c’est un salaire de sélectionneur de premier plan en Europe. La Pologne, en quête d’un nouveau leader après l’échec de Jan Urban à qualifier directement l’équipe pour le Mondial, mettait le paquet. Mais Petkovic a estimé que l’aventure algérienne valait davantage qu’un chèque.
Son précédent salaire avec les Fennecs était de l’ordre de 150 000 € mensuels. La proposition polonaise représentait donc une augmentation de près de 67 %. Une somme difficile à refuser, sauf quand l’attachement au projet prime sur le portefeuille.
Contexte dans le football mondial
Ce feuilleton illustre la nouvelle donne du marché des sélectionneurs. La Pologne, nation historiquement forte (quart de finaliste de l’Euro 2016), cherche à rebondir après avoir manqué la qualification directe pour le Mondial. De son côté, l’Algérie, championne d’Afrique 2019, mise sur la continuité après avoir renoué avec la scène mondiale. Les offres à six chiffres pour un sélectionneur africain deviennent monnaie courante, signe que le football du continent gagne en attraction. L’Algérie n’avait plus participé à une Coupe du monde depuis 2014. Avec Petkovic, les Fennecs ont brisé la malédiction. Et ils comptent bien poursuivre sur cette lancée.
Un premier test mondialiste contrasté
La prolongation de Petkovic a pourtant été immédiatement mise à l’épreuve. Le 17 juin 2026, l’Algérie affrontait l’Argentine de Lionel Scaloni pour son entrée en lice dans le groupe J. Résultat : une défaite 3-0 qui a relancé les critiques sur la décision de la FAF, rapportent nos confrères de Competition.dz. Certains supporteurs estiment que le sélectionneur aurait dû accepter l’offre polonaise, ou que la Fédération aurait dû se montrer plus exigeante.
Mais la direction algérienne assume. Elle mise sur la stabilité à long terme, convaincue que le travail de Petkovic portera ses fruits au-delà de ce Mondial. Le chemin est encore long.
Prochaine étape : la suite du Mondial
L’Algérie doit encore affronter le Japon et le Kenya dans son groupe. Une qualification pour les huitièmes de finale permettrait à Petkovic de faire taire les détracteurs. En attendant, le technicien peut savourer : il a dit non à 250 000 € par mois pour rester maître de son destin chez les Fennecs.