Pierre Oliver (LR) élu président de la SPL Lyon Confluence

Le maire du 2e arrondissement succède à Grégory Doucet et annonce un bras de fer sur la baignade dans la darse, prévue pour 2027.

Pierre Oliver (LR) élu président de la SPL Lyon Confluence
Illustration Margaux Bernard / info.fr

Pierre Oliver, maire LR du 2e arrondissement de Lyon et vice-président de la Métropole, a été élu le 1er juin 2026 à la présidence de la SPL Lyon Confluence. Il succède à Grégory Doucet et devra rapidement trancher sur le projet controversé de baignade urbaine dans la darse.

L’essentiel

  • Élection le 1er juin 2026 : Pierre Oliver (LR) élu président de la SPL Lyon Confluence lors du renouvellement du conseil d’administration.
  • Succession : Il prend la place de Grégory Doucet (Écologistes), maire de Lyon, président de 2020 à 2026.
  • Candidature concurrente : Antoine Jobert, adjoint écologiste à l’urbanisme à la Ville de Lyon, s’était porté candidat.
  • Structure : La SPL pilote 150 hectares de réaménagement, avec un capital social de 1 829 388 €, depuis sa création en SEM en 1999 (devenue SPL en 2012).
  • Baignade 2027 : Pierre Oliver avait dénoncé en mai 2026 un projet décidé sans consultation réelle des habitants ; la Ville organise une consultation publique le 6 juin 2026.

Un vote qui redessine la gouvernance

Le conseil d’administration de la SPL Lyon Confluence, renouvelé le 1er juin 2026, a porté Pierre Oliver à sa présidence. Le maire LR du 2e arrondissement, également 11e vice-président de la Métropole chargé de la voirie depuis fin mars 2026, l’emporte face à Antoine Jobert, adjoint écologiste à l’urbanisme et à l’habitat à la Ville de Lyon, selon Lyon Capitale et Lyon Mag.

Le nouveau conseil d’administration comprend notamment Nicole Sibeud (4e VP Métropole chargée de l’urbanisme), Alexandre Vincendet (15e VP Métropole chargé de l’habitat) et Antoine Jobert côté Ville de Lyon, rapporte Lyon Capitale.

Après son élection, Pierre Oliver a déclaré : « Je mesure la responsabilité de cette présidence à laquelle votre conseil m’a désigné, et je salue la candidature d’Antoine Jobert, qui témoigne de l’attachement de la Ville comme de la Métropole à ce projet. Cette gouvernance s’installe dans un moment important pour la Confluence, marquée par des attentes fortes et des débats assumés », selon Lyon Capitale et Lyon Décideurs.

Grégory Doucet laisse la main après six ans

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Le maire de Lyon dirigeait la SPL depuis 2020. Son départ de la présidence traduit un rééquilibrage entre les deux actionnaires publics de la structure : la Métropole de Lyon, majoritaire, et la Ville de Lyon. La Métropole reprend ainsi la main sur la gouvernance opérationnelle du quartier.

Pierre Oliver a posé d’emblée le cadre de son mandat : « La Confluence est, et demeure, un projet phare de la Métropole de Lyon. Mais un projet phare n’est pas un projet figé : il doit évoluer avec lucidité, en réinterrogeant certaines programmations et certains rythmes pour répondre aux réalités économiques, sociales et environnementales de notre époque », cité par Lyon Mag et Lyon Décideurs.

La baignade dans la darse, premier dossier chaud

Le sujet de la baignade urbaine dans la darse de Confluence concentre déjà les tensions. La Ville de Lyon a lancé une consultation publique - questionnaire en ligne et événement prévu le 6 juin 2026 - pour un projet d’ouverture à la baignade ciblé à l’été 2027, selon Lyon Mag et Le Progrès.

En mai 2026, Pierre Oliver avait publiquement mis en cause la démarche. Il accusait la Ville d’avoir déjà tranché sans consulter réellement les habitants sur le principe même du projet, et réclamait un vote sur son opportunité, toujours selon Lyon Mag. La prise de la présidence de la SPL lui offre désormais un levier institutionnel direct sur les décisions du quartier.

Le projet de baignade devrait faire l’objet de discussions au prochain conseil d’administration de la SPL, indique Lyon Décideurs.

Contexte dans le Rhône

La SPL Lyon Confluence pilote depuis plus de vingt ans l’un des plus grands chantiers de renouvellement urbain de France. Née en 1999 sous forme de SEM à l’initiative de Gérard Collomb, elle est devenue société publique locale en 2012. Elle gère 150 hectares au confluent du Rhône et de la Saône, dont plus de la moitié a déjà été réaménagée - logements, bureaux, commerces, espaces publics. Son capital social s’élève à 1 829 388 €, selon les documents officiels de la Métropole et Pappers. Le directeur général, Samuel Linzau, est en poste depuis 2021.

L’élection du 1er juin s’inscrit dans un contexte de recomposition politique à l’échelle de la Métropole, où la droite a repris la majorité en 2026. La nomination d’un élu LR à la tête d’une structure historiquement pilotée par la gauche puis les écologistes marque un tournant de gouvernance. Lyon est par ailleurs touchée par d’autres tensions de sécurité publique : une fusillade rue Professeur-Tavernier dans le 8e arrondissement a eu lieu dans la même période, signe d’une actualité lyonnaise dense.

Pierre Oliver, né le 28 juin 1992 à Lyon, est maire du 2e arrondissement depuis 2020 (réélu avec un score supérieur à son premier mandat) et vice-président de la Métropole depuis fin mars 2026, selon Wikipedia et Lyon Mag.

Prochaine étape

La consultation publique de la Ville de Lyon sur la baignade dans la darse se tient le 6 juin 2026. Le dossier devrait ensuite être mis à l’ordre du jour du nouveau conseil d’administration de la SPL, où Métropole et Ville siègent ensemble - mais avec des positions désormais clairement divergentes.

Sources

Margaux Bernard

Margaux Bernard

Margaux est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Rhône (69), avec Lyon pour chef-lieu. Spécialité du département : 2e métropole française et capitale gastronomique. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Auvergne-Rhône-Alpes.

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