Planification écologique : la COP de Corse se réunit à Bastia pour adapter l’île au climat
300 acteurs réunis ce 2 juillet au centre culturel Alb'Oru pour la troisième plénière de la COP de Corse, co-présidée par Gilles Giovannangeli et le préfet Éric Jalon.
Bastia accueille ce jeudi 2 juillet 2026 la troisième réunion plénière de la COP de Corse. 300 acteurs locaux sont attendus au centre Alb'Oru pour accélérer l'adaptation face au changement climatique, alors que l'île connaît sécheresse et risques d'incendie.
L’essentiel
- Fait 1 : 300 acteurs locaux réunis le 2 juillet 2026 au centre Alb’Oru à Bastia pour la 3ᵉ plénière de la COP de Corse.
- Fait 2 : Coprésidée par Gilles Giovannangeli (président du Conseil exécutif) et le préfet Éric Jalon.
- Fait 3 : Inscrite dans la trajectoire TRACC de l’État visant à préparer le territoire à un réchauffement de +4°C d’ici 2100.
- Fait 4 : La Haute-Corse est en alerte sécheresse avec un risque incendie aggravé depuis juin 2026.
- Fait 5 : Météo-France prévoit des impacts majeurs sur les ressources en eau et les forêts corses.
Une troisième plénière au centre Alb’Oru
La COP de Corse tient ce jeudi 2 juillet 2026 sa troisième réunion plénière au centre culturel Alb’Oru de Bastia. L’événement est co-présidé par Gilles Giovannangeli, président du Conseil exécutif de Corse depuis mai 2026, et le préfet Éric Jalon, en poste depuis août 2025. Environ 300 acteurs locaux - élus, associations, entreprises, scientifiques - participent aux débats, selon l’annonce officielle publiée sur le site de la Collectivité de Corse.
Cette séance s’inscrit dans le cadre de la territorialisation de la planification écologique nationale. La trajectoire de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC) fixe un objectif de préparation à un réchauffement de +4°C d’ici 2100, comme le rappelle la préfecture de Corse-du-Sud. La COP de Corse a déjà produit un premier bilan d’étape en avril 2025, après son lancement, et une consultation publique en ligne a été ouverte la même année.
Adapter la Corse à +4°C : eau, forêt, littoral
Les travaux de la plénière portent sur les secteurs prioritaires identifiés par l’État : la gestion de l’eau, la protection des forêts et l’adaptation du littoral. Météo-France prévoit une hausse des vagues de chaleur et une diminution des ressources en eau en Corse. La Haute-Corse est particulièrement exposée : le département est en alerte sécheresse depuis juin 2026 et le risque incendie est jugé aggravé. Des incendies simultanés dans les Alpes-de-Haute-Provence rappellent la menace qui pèse aussi sur les régions méditerranéennes.
Un plan d’actions structuré est en cours de déploiement, coordonné entre la Collectivité de Corse et l’État. Le dispositif de prévention des feux de forêt en Haute-Corse a été renforcé pour l’été 2026, selon le service d’incendie et de secours de la Haute-Corse. En parallèle, une Tribune des chercheurs s’est tenue le même jour à Bastia, réunissant doctorants et grand public autour des enjeux environnementaux, organisée par la Société des Sciences Historiques et Naturelles de la Corse.
Contexte en Haute-Corse
Avec ses 180 000 habitants, la Haute-Corse est le premier département de l’île par la population. Son économie repose en partie sur le tourisme et l’agriculture, secteurs vulnérables aux aléas climatiques. Le département a connu plusieurs épisodes de sécheresse sévère ces dernières années, et la pression sur les ressources en eau s’accentue. La préfecture a activé des mesures de restriction d’usage de l’eau dès juin. À Maraussan, près de Béziers, 60 pompiers ont été mobilisés fin juin pour un incendie, illustrant la menace régionale.
La COP de Corse vise à décliner localement les objectifs nationaux de réduction des émissions et d’adaptation. Le bilan publié en 2025 montrait des avancées dans la rénovation énergétique des bâtiments publics et le développement des énergies renouvelables, mais des retards dans la protection des zones humides.
Prochaine étape : un plan d’actions régional
La plénière de Bastia doit permettre de préciser les actions concrètes pour l’année à venir. Un plan d’actions régional, intégrant les résultats de la consultation publique et les contributions des groupes de travail, sera présenté d’ici la fin de l’année 2026. Les acteurs locaux espèrent accélérer les mesures face à l’urgence climatique, alors que l’été s’annonce chaud et sec.