Tour de France 2026 : Pogačar s’impose en solitaire au Lioran et creuse l’écart
Le Slovène a placé une attaque dévastatrice à 15 km de l'arrivée et s'impose en solitaire sur la 10e étape
Le Slovène a attaqué à 15,5 km de l'arrivée dans le col du Pertus pour s'envoler vers sa troisième victoire d'étape. Jonas Vingegaard concède 44 secondes et accuse désormais 3 min 36 s de retard au général.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Domination confirmée
Pogačar creuse l'écart au général avec 3 min 36 s d'avance sur Vingegaard. Sa 24e victoire d'étape et son 60e maillot jaune le placent au niveau des légendes.
Vingegaard sous pression
Le Danois limite les dégâts mais recule encore. L'écart devient difficile à combler à une semaine de l'arrivée à Paris.
Révélation française
Paul Seixas, 19 ans, termine sur le podium d'étape. Une performance remarquée qui relance l'espoir tricolore.
UAE en contrôle total
L'équipe émiratie dicte le rythme depuis le départ. Même Isaac Del Toro, pourtant équipier de Pogačar, craque dans le final.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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2020
Première victoire au Tour
Pogačar remporte son premier Tour de France à 21 ans
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2021-2023
Trois titres consécutifs
Le Slovène s'impose trois années de suite, dominant la course
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2025
Quatrième sacre
Pogačar décroche son quatrième Tour de France
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14 juil. 2026
60e maillot jaune
Sur l'étape 10, il égale Miguel Indurain avec son 60e maillot jaune porté
15,5 kilomètres d’arrivée. Tadej Pogačar attaque dans le col du Pertus. Derrière, personne ne suit. Pogačar s’envole seul, maillot jaune sur le dos, et ne sera plus jamais rejoint. Il franchit la ligne au Lioran avec 32 secondes d’avance sur Remco Evenepoel et 34 sur le jeune Français Paul Seixas - 19 ans. Troisième victoire d’étape en dix jours. Jonas Vingegaard termine septième à 44 secondes, impuissant.
L’étape reliait Aurillac au Lioran sur 166,6 kilomètres - avec 3 791 mètres de dénivelé positif. L’équipe UAE Team Emirates contrôle la course dès le départ. Richard Carapaz tente bien une offensive dans le Puy Mary, mais Pogačar le rattrape sans forcer dans le Pertus. Puis Pogačar accélère. Une fois. Ça suffit.
« Aujourd’hui a été une journée incroyable. L’équipe a fait un excellent travail, nous avions ciblé cette étape depuis longtemps », déclare Pogačar après la ligne. Le Slovène apprécie cette victoire: « Aujourd’hui, j’avais les jambes similaires à l’arrivée, complètement détruites. Mais j’ai apprécié la journée. »
Une domination qui s’installe dans l’histoire
Avec cette victoire, Pogačar signe sa 24e victoire d’étape sur le Tour de France au cours de sa carrière. Il porte son 60e maillot jaune - égalant ainsi Miguel Indurain au classement des coureurs ayant porté le plus souvent la tunique dorée. Son échappée solitaire de 14,8 kilomètres en tant que porteur du maillot jaune est la plus longue depuis celle de Wout van Aert en 2022.
Ces chiffres matérialisent une domination structurelle. Le quatre fois champion ne se contente pas de gagner: il accumule les victoires, creuse les écarts, marque l’histoire. Trois victoires d’étape en dix jours sur cette édition 2026 - toujours en solitaire ou en supériorité. Les rivaux observent, tentent, échouent. « Il fait une course différente de la nôtre », reconnaît Juan Ayuso. Lenny Martinez - coureur français, qualifie Pogačar de « très fort ». Le récit ne change plus: Pogačar gagne, les autres limitent les dégâts.
Le contrôle total d’UAE Team Emirates
Dès le départ d’Aurillac, l’équipe UAE Team Emirates impose son rythme. L’équipe émiratie contrôle chaque offensive, rattrape chaque échappée, place son leader dans les meilleures conditions. Richard Carapaz tente de briser ce verrou. « Nous savions que la course allait être très difficile aujourd’hui, en particulier la première partie contrôlée par les UAE. J’ai alors décidé d’y aller, j’avais les jambes pour cela. Nous avons essayé de gagner l’étape, j’ai fait tout ce que j’ai pu. »
Mais Pogačar rattrape l’Équatorien sans forcer dans le col du Pertus. Puis accélère à 15,5 kilomètres de l’arrivée. Une seule attaque suffit. L’équipe dicte, Pogačar finit. Isaac Del Toro - pourtant coéquipier de Pogačar, connaît une défaillance dans le final. Il recule au classement général. Même l’équipe la plus forte a ses failles, mais elles n’affectent pas le leader.
Vingegaard: l’optimisme face à l’écart
Jonas Vingegaard concède encore du temps. Son retard au général grimpe à 3 minutes 36 secondes. Vingegaard garde sa deuxième place mais l’écart se creuse. « Cela pourrait être bien pire », lâche-t-il sobrement. Une déclaration qui sonne comme un aveu d’impuissance enrobé d’optimisme.
Trois minutes trente-six secondes sur un Tour, c’est déjà une éternité. À ce stade de la course, avec les Alpes encore à venir, l’écart paraît difficilement comblable. Vingegaard tente de préserver le moral, mais la réalité des chiffres parle. Pogačar a pris 44 secondes sur lui lors de cette seule étape, sur 166,6 kilomètres. Pogačar a parcouru 14,8 kilomètres seul devant, en maillot jaune, sans être inquiété. Vingegaard reste deuxième, mais la pression monte. Le discours optimiste masque mal la difficulté de la situation. L’écart se creuse à chaque montagne, et les occasions de le combler se raréfient.
Paul Seixas, la révélation française
Paul Seixas - néo-pro français de 19 ans - termine troisième de l’étape à 34 secondes. Performance remarquée. Le coureur de Decathlon CMA CGM s’affirme comme l’une des révélations de ce Tour. À 19 ans - il monte sur le podium d’une étape de montagne du Tour de France, aux côtés de Pogačar et Evenepoel. Un nom à retenir.
Le 14 juillet - jour de la fête nationale française - cette troisième place prend une résonance particulière. Pogačar domine en solitaire, dans les monts du Cantal - devant un public français venu en masse. Mais c’est un jeune Français de 19 ans qui monte sur le podium à ses côtés. L’ironie: la domination étrangère s’affiche le jour de la Bastille, tempérée par l’émergence d’un espoir tricolore. Seixas capte l’attention, relance l’espoir. Le récit ne parle que de l’écrasement slovène, mais les chiffres racontent aussi une relève inattendue.
Evenepoel reste à distance
Remco Evenepoel - deuxième de l’étape à 32 secondes - reste troisième du classement général. Evenepoel limite les dégâts, mais ne parvient pas à inquiéter Pogačar. Juan Ayuso - cinquième de l’étape à 38 secondes, remonte à la quatrième place du général et s’empare du maillot blanc de meilleur jeune.
