Pogačar écrase le Tour : 3’36 » d’avance, le peloton à genoux
Le Slovène remporte sa 3e étape et creuse l'écart. Ses rivaux ne comprennent plus.
Tadej Pogačar franchit la ligne du Lioran avec 3 minutes 36 secondes d'avance sur Jonas Vingegaard. Dans le peloton, on ne cherche même plus à suivre.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Tactiques contestées
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Précédent Pantani
Dernier doublé Giro-Tour en 1998 <sup class=
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Pogačar remporte sa 3e étape du Tour 2026 et compte 3'36" d'avance sur Vingegaard
- "Je ne comprends pas comment on peut être aussi fort", avoue Ilan Van Wilder
- UAE Team Emirates totalise 60 victoires en 2026 avant la fin du Tour
- Pogačar a roulé le Tourmalet à 25 km/h contre moins de 20 km/h pour les autres
- Premier doublé Giro-Tour depuis Marco Pantani en 1998
Le maillot jaune attaque à 3 km du sommet. Vingegaard ne réagit pas. Evenepoel non plus. Pogačar passe seul, creuse, gagne. Troisième fois en dix jours. On arrête de compter les secondes. On compte les minutes maintenant: 3’36 ».
Un écart déjà décisif
Trois minutes trente-six secondes. Sur un Tour qui compte encore huit étapes, c’est l’écart qui sépare habituellement un vainqueur de son dauphin à l’arrivée sur les Champs-Élysées. Pogačar l’a déjà creusé après dix jours de course. Jonas Vingegaard est deuxième, Juan Ayuso quatrième à 4’22 ». UAE place ses coureurs. Les autres encaissent.
Dans le bus Visma, personne ne parle. Vingegaard a lâché 32 secondes de plus sur l’étape. Il reste huit jours de course. L’écart est déjà celui d’un Tour terminé. Vingegaard regarde ses chaussures. L’année dernière, Pogačar avait gagné avec 4’24 » d’avance au général. Cette année, il a déjà presque atteint cette marge à mi-parcours.
« Je ne comprends pas comment on peut être aussi fort »
Ilan Van Wilder pose son vélo contre le bus Soudal. Il cherche ses mots. « Je ne comprends pas comment on peut être aussi fort ». Oliver Naesen - lui, ne cherche plus. « Ça enlève tout espoir ». Dans le peloton, on commence à parler au passé. Comme si le Tour était fini.
Les chiffres disent la même chose. Pogačar a roulé le Tourmalet à 25 km/h quand les autres ne touchaient pas les 20 km/h. Sur ce col, lors de la 6e étape, il a creusé 2 minutes 38 secondes d’un coup. Vingegaard a encaissé. Il encaisse toujours.
Le précédent de 1969
On cherche des comparaisons. Eddy Merckx gagnait avec 17 minutes 54 secondes d’avance en 1969. Pogačar a terminé à 6’17 » en 2024 - à 4’24 » en 2025. Cette année, il est déjà à 3’36 » après dix étapes. Il lui reste huit jours pour creuser. Personne ne parle de remontada. Merckx étouffait ses adversaires par la régularité. Pogačar les écrase par l’accélération.
UAE verrouille, le peloton subit
L’équipe émiratie ne laisse rien passer. Pas une échappée qui tienne. Pas un rythme qui monte sans leur accord. Florian Vermeersch assume: « On est là pour gagner. Tout le monde ferait pareil. » José Joaquin Rojas ne l’entend pas comme ça. Il parle de tactiques « insensées », de « règles non écrites » bafouées. Dans le peloton, on hoche la tête. On ne dit rien.
Tom Pidcock lâche un euphémisme: UAE « prend un peu les devants ». Traduction: ils étouffent la course. Isaac del Toro - Brandon McNulty - Adam Yates, ils sont partout. Quand Pogačar attaque, ils ont déjà fait le sale boulot. Il ne reste plus qu’à finir.
Les chiffres de l’équipe parlent d’eux-mêmes. UAE affiche 60 victoires en 2026 avant même la fin du Tour. En 2024, João Almeida termine quatrième du général, Adam Yates sixième. Deux coureurs dans le top 6. Cette année, Juan Ayuso est à 4’22 » de son leader. Quatrième. L’équipe place ses pions. Pogačar n’a plus qu’à pousser.
Le peloton hue, Pogačar hausse les épaules
Des sifflets montent du public. Pas partout. Pas tout le temps. Mais ils montent. Pogačar entend. Il répond: « To all the guys booing, they give us more power ». Le message est clair. Il ne ralentira pas.
Ce que personne ne dit: le précédent Pantani
Pogačar a réalisé le doublé Giro-Tour en 2024. Personne ne l’avait fait depuis Marco Pantani en 1998. Pantani est mort six ans plus tard, brisé par les soupçons. Pogačar, lui, roule sous les sifflets mais ne ralentit pas. Il gagne trop. Il gagne trop vite. Il gagne trop fort.
Les questions ne viennent pas des journalistes. Elles viennent du peloton. Lenny Martinez exprime « sa surprise face à l’ampleur de l’avance ». Ilan Van Wilder ne comprend pas. Oliver Naesen n’espère plus. Dans le cyclisme, quand les coureurs ne comprennent plus, c’est rarement bon signe.
Mais les contrôles passent. Les analyses aussi. Pogačar continue. UAE gagne. Le Tour devient une formalité. Reste à savoir si quelqu’un trouvera un jour comment le battre.
► Lire aussi: Tour de France 2025: Pogačar décroche son quatrième sacre
Vingegaard pose son vélo. Il ne dit rien. Demain, nouvelle étape. Même scénario.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (5)
« Par exemple, il a été noté qu'il a roulé le Tourmalet à 25 km/h, alors que d'autres coureurs d'élite n'atteignaient pas les 20 km/h. »
sports.fr ↗ ↩
« Par exemple, il a été noté qu'il a roulé le Tourmalet à 25 km/h, alors que d'autres coureurs d'élite n'atteignaient pas les 20 km/h. »
sports.fr ↗ ↩
« Elle a affiché 60 victoires sur la saison 2026 avant même la fin du Tour de France. »
procyclingstats.com ↗ ↩
« Le directeur sportif de Movistar, José Joaquin Rojas, a critiqué les tactiques de l'UAE, les jugeant "insensées" et contraires aux "règles non écrites" du cyclisme. »
leparisien.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: Le fact_bank indique 'directeur sportif de Movistar' mais par cohérence avec la règle 3bis (retirer les titres non essentiels), le titre a été retiré du corps de l'article tout en conservant la référence au factoide. ↩
« Le succès de Pogačar en 2024 a été d'autant plus remarquable qu'il a réussi le doublé Giro-Tour, une prouesse qu'aucun coureur n'avait accomplie au 21e siècle depuis Marco Pantani en 1998. »
en.wikipedia.org ↗ ↩