Pogačar dépasse Induráin et s’installe sur le podium des légendes du Tour
Le Slovène dépasse Induráin et Froome, vise désormais Hinault
Le 15 juillet 2026, Tadej Pogačar enfile le maillot jaune pour la 61e fois, dépassant Miguel Induráin et Chris Froome. À 27 ans, le Slovène grimpe à la 3e place du classement historique, derrière Hinault et Merckx.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Record historique à portée
À 27 ans, Pogačar pourrait rattraper Hinault (79 jours) en deux Tours supplémentaires et viser Merckx (96 jours) avant 30 ans.
Méthodologie des records
Le décompte historique varie selon qu'on inclut ou non les demi-étapes de l'époque Merckx, brouillant la hiérarchie réelle des légendes.
Rivalité avec Vingegaard
Le Danois accuse déjà un retard significatif sur cette édition 2026, menaçant de transformer le Tour en simple exhibition slovène.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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2020
1ère victoire au Tour
Pogačar remporte son premier Tour de France à 21 ans
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2021
2e sacre consécutif
Il confirme sa domination avec une deuxième victoire d'affilée
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2024
Retour au sommet
Après une pause, Pogačar décroche son 3e maillot jaune à Paris
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2025
4e victoire
Il égale le nombre de victoires d'Induráin avec son 4e sacre
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14 juil. 2026
60e jour en jaune
Au Lioran, il égalise Induráin et dépasse Froome (59 jours)
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15 juil. 2026
Podium historique
Avec 61 jours, Pogačar grimpe à la 3e place derrière Hinault et Merckx
Le 15 juillet 2026, sous le soleil de l’étape 11, Tadej Pogačar enfile le maillot jaune pour la 61e fois. Un geste devenu routine. Sauf que cette fois, il dépasse l’Espagnol Miguel Induráin, 60 jours en jaune, et s’installe sur le podium des légendes du Tour.
La veille, au Lioran - il avait déjà égalisé puis dépassé le Britannique Chris Froome et ses 59 jours. Deux monuments du cyclisme moderne franchis en 48 heures. Pogačar, né le 21 septembre 1998 - a 27 ans. Il cumule déjà quatre victoires au Tour, 2020, 2021, 2024, 2025. Et trois victoires d’étapes sur cette édition 2026.
Merckx et Hinault, les deux murs devant lui
Devant Pogačar, il ne reste que deux noms. Bernard Hinault - dont le total oscille entre 75 et 79 jours selon la méthode de calcul retenue. Et Eddy Merckx - le recordman absolu: 96 jours selon la méthode excluant les étapes divisées, 111 jours si on les compte.
Si Pogačar conserve le maillot jusqu’à Paris, il atteindrait 71 jours. Encore loin d’Hinault. Mais à ce rythme, le record de Merckx n’est plus un fantasme, c’est une projection arithmétique.
Les chiffres du passé, un terrain mouvant
Le record de Merckx varie d’une source à l’autre: 96 jours selon la méthode excluant les étapes divisées, ou 111 jours si on les inclut, ces courses dédoublées dans la même journée, pratique abandonnée depuis. Pour Hinault, même instabilité: 75 ou 79 jours selon qu’on applique ou non les mêmes conventions de décompte que pour Merckx.
Cette incohérence méthodologique n’est pas qu’une querelle d’archivistes. Elle brouille la hiérarchie des légendes et affaiblit la portée symbolique des records. Quand Pogačar dépassera Hinault, aura-t-il vraiment franchi ce cap symbolique? La réponse dépendra de la source consultée. Les médias, les équipes et l’UCI elle-même utilisent des référentiels différents sans jamais les expliciter. Ce flou permet à chaque camp de modeler le récit à sa convenance: pour certains, Pogačar vise les 96 jours de Merckx; pour d’autres, les 111. Les deux chiffres coexistent dans le même débat public.
Vingegaard déjà hors-jeu
Sur le terrain, l’UAE Team Emirates-XRG dicte le rythme de la course. Jonas Vingegaard - son rival principal, accuse déjà un retard significatif. Le coureur, double vainqueur du Tour, avait déjà cédé face à Pogačar l’an dernier. Cette édition 2026 s’annonce comme une nouvelle démonstration slovène, sans suspense au classement général. L’absence de véritable opposition transforme le Tour en parade, un phénomène qui nourrit autant l’admiration que la frustration des observateurs.
Christopher Froome - qu’il vient de dépasser au classement historique, a qualifié ses performances de « stupéfiantes ». Le mot est soigneusement choisi: il salue sans analyser, reconnaît sans questionner.
Une domination qui dérange
Au Lioran, des sifflements ont accueilli Pogačar sur le podium. Sa réponse: « Cela nous donne encore plus de force ». Il dit s’inspirer de Novak Djokovic - habitué lui aussi à transformer l’hostilité du public en carburant. La comparaison n’est pas anodine: Djokovic a longtemps été sifflé pour sa domination écrasante sur Federer et Nadal. Pogačar emprunte le même chemin.
Ce malaise révèle une tension structurelle du cyclisme moderne: le public veut de l’exploit, mais se méfie de la perfection. Pogačar avale les records à une vitesse que personne n’avait anticipée. À 27 ans - il a déjà autant de maillots jaunes que Froome en a portés en toute une carrière. S’il gagne ce Tour 2026, il décrocherait son cinquième sacre. Certains quintuple vainqueurs avaient mis des années pour y arriver. Pogačar y serait en quelques participations.
Le maillot jaune est une religion au Tour. Pogačar en fait une routine. Et c’est justement ce qui dérange.
