Pogačar remporte son cinquième Tour de France et entre dans la légende
Le Slovène égale Merckx, Hinault et Induráin à 27 ans
À 27 ans, le Slovène égale Anquetil, Merckx, Hinault et Induráin en remportant son cinquième maillot jaune. Une domination écrasante qui le place dans le club le plus fermé du cyclisme mondial.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Six minutes d'avance, cinq étapes gagnées
Le classement général raconte la domination. Pogačar termine en 73 h 56 min 26 s - devant Remco Evenepoel à 6 min 26 s et Isaac Del Toro à 9 min …
Chaque victoire est un combat
Pogačar serre les dents quand on lui demande ce que ça change, cinq victoires. Il ne développe pas. Il n'en a pas besoin. Les chiffres parlent : …
La Vuelta, prochaine case à cocher ?
La Vuelta démarre en août. Pogačar n'a pas confirmé s'il y serait. L'incertitude est stratégique : trois semaines après le Tour, les jambes sont …
Ce que les chiffres ne disent pas
Derrière la victoire, une question reste en suspend : pourquoi Pogačar, malgré cinq sacres, n'écrase pas encore les esprits comme Merckx ou Hinau…
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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2020
Premier Tour
Pogačar remporte son premier Tour de France à 21 ans.
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2021
Doublé
Il conserve son titre et confirme sa domination.
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2024
Troisième sacre
Retour au sommet après deux années sans victoire.
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2025
Quatrième titre
Il enchaîne les victoires et se rapproche du record.
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26 juil. 2026
Cinquième sacre
Il égale Merckx, Hinault et Induráin à 27 ans.
Paris, Champs-Élysées, 17h23. Tadej Pogačar descend de son vélo, casque sous le bras, maillot jaune trempé de sueur et de champagne. Autour de lui, l’équipe UAE Team Emirates hurle. Lui ne dit rien. Les mains sur les hanches, il regarde le bitume. Puis il lève les yeux vers la foule.
« Je suis sans voix » - lâche-t-il enfin, la gorge serrée. Cinq victoires. Cinq maillots jaunes. À 27 ans - le Slovène vient d’égaler Jacques Anquetil - Eddy Merckx - Bernard Hinault et Miguel Induráin. Le club le plus fermé du cyclisme mondial. Lui qui roulait dans les collines de Komenda ne réalise toujours pas.
Six minutes d’avance, cinq étapes gagnées
Le classement général raconte la domination. Pogačar termine en 73 h 56 min 26 s - devant Remco Evenepoel à 6 min 26 s et Isaac Del Toro à 9 min 42 s. Une telle marge rappelle les années Induráin. Depuis, aucun quintuple vainqueur n’avait dominé avec une telle autorité.
Cinq étapes remportées en trois semaines. Pas de faille. Pas de doute. Une mécanique implacable que même les incendies de forêt n’ont pas ralentie: la dernière étape a été raccourcie à 89 km. Pogačar avait pris le maillot jaune et ne l’avait plus quitté.
Chaque victoire est un combat
Pogačar serre les dents quand on lui demande ce que ça change, cinq victoires. Il ne développe pas. Il n’en a pas besoin. Les chiffres parlent: il est le plus jeune à atteindre ce total. Les autres légendes étaient plus âgées lors de leur cinquième sacre.
Le Slovène ne parle pas de record. Il parle de son équipe, de ses fans, de sa famille. « Je veux juste profiter de ce moment avec ma famille, mon équipe et mes fans ». Pas de projection. Pas d’ambition affichée pour un sixième titre. Juste l’instant présent, les jambes lourdes, le maillot jaune sur les épaules.
La Vuelta, prochaine case à cocher?
La Vuelta démarre en août. Pogačar n’a pas confirmé s’il y serait. L’incertitude est stratégique: trois semaines après le Tour, les jambes sont lourdes, le corps fatigué. Mais c’est précisément ce défi qui pourrait faire basculer son statut. Aucune source ne mentionne la présence ou l’absence de ses rivaux habituels sur cette édition, ce qui soulève des questions sur le niveau de concurrence qu’il affronterait.
Gagner la Vuelta ajouterait une dimension à son palmarès. Cela prouverait qu’il peut gagner ailleurs que sur les routes françaises. Mais pour l’instant, Pogačar ne dit rien. Il savoure. Les jambes posées, le maillot jaune plié dans un sac, les Champs-Élysées qui se vident peu à peu. Paris a fêté son cinquième sacre. Lui attend juste que le bruit retombe.
Ce que les chiffres ne disent pas
Derrière la victoire, une question reste en suspend: pourquoi Pogačar, malgré cinq sacres, n’écrase pas encore les esprits comme Merckx ou Hinault en leur temps? Peut-être parce qu’il gagne sans drama. Pas de duel épique cette année. Evenepoel n’a jamais inquiété. Les étapes se sont enchaînées sans suspense. Le public a applaudi, mais sans retenir son souffle.
Ou peut-être parce que Pogačar ne vend pas de récit. Il roule, il gagne, il remercie son équipe. Pas de phrase choc, pas de provocation, pas de larmes théâtrales. Juste un coureur qui fait son métier mieux que tous les autres. Et qui, à 27 ans - a encore du temps devant lui pour graver son nom plus profond.
Le club des cinq, et après?
Anquetil - Merckx - Hinault - Induráin. Quatre noms gravés dans le marbre. Pogačar vient de les rejoindre. Mais le sien reste encore à polir. Il a le temps. Il a l’âge. Et visiblement, il a encore faim, même s’il ne le dit pas. Reste à savoir s’il acceptera le défi de la Vuelta. Ou s’il préférera attendre pour tenter un sixième Tour. Pour l’instant, il savoure. Et c’est déjà beaucoup.