Pointe-à-Pitre : 90 agents mobilisés contre armes et stupéfiants
Une opération coordonnée police-gendarmerie-douanes a été déployée vendredi 24 juillet sous l'autorité du préfet et de la procureure, ciblant trafic de drogue et circulation d'armes.
Vendredi 24 juillet, près de 90 personnels de la police nationale, de la gendarmerie et des douanes ont mené une vaste opération de sécurité à Pointe-à-Pitre. Conduite sous l'autorité du préfet Thierry Devimeux et sur réquisition de la procureure Caroline Calbo, cette action visait la recherche d'armes et de stupéfiants.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- 90 personnels de la police, de la gendarmerie et des douanes mobilisés le vendredi 24 juillet 2026 à Pointe-à-Pitre.
- Opération menée sous l'autorité du préfet Thierry Devimeux et sur réquisition de la procureure Caroline Calbo.
- Ciblage prioritaire recherche d'armes à feu et de produits stupéfiants.
- 25 personnes tuées par arme à feu en Guadeloupe depuis le 1er janvier 2026.
Vendredi 24 juillet, les forces de l’ordre ont déployé un dispositif d’ampleur à Pointe-à-Pitre. Près de 90 agents issus de la police nationale, de la gendarmerie et des douanes ont été mobilisés pour une opération coordonnée de recherche d’armes à feu et de produits stupéfiants, selon un communiqué publié sur le compte X de la police nationale en Guadeloupe.
Une action coordonnée sous double autorité
L’opération a été menée sous l’autorité du préfet de Guadeloupe, Thierry Devimeux, et sur réquisition de la procureure de la République Caroline Calbo. Cette double tutelle administrative et judiciaire souligne la dimension stratégique du dispositif, qui mobilise l’ensemble des services de sécurité du territoire.
Le choix de Pointe-à-Pitre, principale commune de l’archipel, n’est pas anodin. Principale commune de l’agglomération, la ville concentre une part importante de l’activité économique et des flux de population de l’île, mais aussi des trafics illicites.
Ciblage prioritaire : armes et stupéfiants
Les recherches ont porté spécifiquement sur deux axes : la détection d’armes illégales et la saisie de produits stupéfiants. Ce double objectif reflète les priorités sécuritaires des autorités guadeloupéennes, confrontées à une montée de la violence armée et au développement du narcotrafic dans l’archipel.
Les modalités précises de l’opération - périmètres fouillés, interpellations, saisies éventuelles - n’ont pas été détaillées à ce stade par les services de l’État. Les résultats du dispositif n’ont pas encore été communiqués.
Contexte dans la Guadeloupe
Cette mobilisation intervient dans un climat de forte préoccupation sécuritaire. Depuis le 1er janvier 2026, 25 personnes ont été tuées par arme à feu en Guadeloupe, selon les autorités locales. Ce bilan place la lutte contre la prolifération des armes au cœur des priorités préfectorales.
La Guadeloupe, département d’outre-mer de 372 000 habitants, fait face depuis plusieurs années à une recrudescence de violences liées aux trafics de stupéfiants et à la circulation d’armes de guerre. Les autorités multiplient les opérations de sécurisation, souvent en mobilisant conjointement gendarmerie et police nationale.
Le département antillais se situe sur une route de transit du narcotrafic entre l’Amérique du Sud et l’Europe. Les saisies de cocaïne et de cannabis se sont multipliées ces dernières années, alimentant une économie parallèle et des règlements de comptes sanglants.
Un dispositif inter-services exceptionnel
La mobilisation de 90 agents représente un déploiement significatif pour le territoire. L’association des douanes à l’opération, aux côtés de la police et de la gendarmerie, témoigne d’une approche globale visant à couper les filières d’approvisionnement en armes et en drogues.
Les douanes jouent un rôle clé dans le contrôle des flux maritimes et aériens, vecteurs privilégiés d’importation de substances illicites et d’armements. Leur implication dans ce type d’action coordonnée s’inscrit dans une stratégie de démantèlement des réseaux à la source.
Cette opération du 24 juillet s’ajoute à une série d’interventions menées ces derniers mois par les forces de l’ordre en Guadeloupe, dans le cadre d’un plan de lutte renforcé contre la délinquance armée. Les autorités n’ont pas précisé si d’autres actions de ce type étaient programmées à court terme.