Pointe-à-Pitre : plusieurs dizaines de manifestants contre les violences sexistes et sexuelles
Samedi 4 juillet, une marche organisée par Ansanm Pou La Paix 971 a réuni des habitants devant le Palais de justice. La sénatrice Solanges Nadille en a profité pour réclamer une loi intégrale.
Plusieurs dizaines de personnes ont manifesté samedi 4 juillet à Pointe-à-Pitre contre les violences sexistes et sexuelles. Le collectif Ansanm Pou La Paix 971 et la sénatrice Solanges Nadille demandent le vote d'une loi-cadre nationale.
L’essentiel
- Fait 1 : Une marche contre les violences sexistes et sexuelles a eu lieu le samedi 4 juillet 2026 devant le Palais de justice de Pointe-à-Pitre.
- Fait 2 : Plusieurs dizaines de personnes ont participé, répondant à l’appel de l’association Ansanm Pou La Paix 971.
- Fait 3 : La sénatrice de Guadeloupe Solanges Nadille était présente et a demandé le dépôt d’une loi intégrale au Parlement.
Une mobilisation devant le Palais de justice
Ce samedi 4 juillet, à 8h30, plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées place de la Victoire à Pointe-à-Pitre, devant le Palais de justice. À l’appel de l’association Ansanm Pou La Paix 971, les manifestants ont dénoncé les violences sexistes et sexuelles. Selon RCI Guadeloupe, la marche a réuni « plusieurs dizaines de personnes ». Aucun chiffre officiel n’a été communiqué par les organisateurs ou la préfecture.
Le collectif Ansanm Pou La Paix 971
La mobilisation a été portée par l’association Ansanm Pou La Paix 971, dont la structure juridique « Hyliana portent le mouvement Ansanm Pou La Pe 971 » a été créée en septembre 2025, d’après les données de l’Annuaire des Entreprises. Le collectif milite pour une meilleure protection des victimes et une évolution de la législation.
Ce type d’initiative citoyenne s’inscrit dans un élan de solidarité que l’on retrouve dans d’autres territoires. À titre d’exemple, le Conseil départemental des jeunes du Puy-de-Dôme a récemment présenté son bilan autour de l’environnement, du civisme et de la solidarité, illustrant l’engagement associatif local. (Lire l’article)
La sénatrice Solanges Nadille réclame une loi-cadre
Présente lors du rassemblement, la sénatrice de Guadeloupe Solanges Nadille a pris la parole. Elle a dénoncé « le tabou persistant » autour des violences sexuelles dans les outre-mer et le manque de moyens judiciaires. Selon RCI Guadeloupe, elle a publiquement demandé « le dépôt et l’examen immédiat du texte de loi intégrale devant le Parlement » pour allouer des ressources concrètes. La parlementaire a insisté sur la nécessité d’une loi spécifique pour mieux accompagner les victimes.
Contexte dans le département de la Guadeloupe
Cette marche s’inscrit dans un contexte où les violences sexistes et sexuelles restent un problème majeur en Guadeloupe, comme dans l’ensemble des Antilles. Le manque de structures d’accueil et de moyens d’enquête est régulièrement pointé par les associations. Par ailleurs, la lutte contre le narcotrafic mobilise également les acteurs locaux : en juin dernier, l’Appel de la Martinique a été adopté par 21 délégations pour coordonner les actions. (Lire l’article)
La Guadeloupe compte environ 380 000 habitants. Pointe-à-Pitre, principale ville de l’archipel, est le chef-lieu de l’arrondissement. Le taux de pauvreté y est élevé, ce qui peut aggraver les situations de vulnérabilité.
Prochaine étape
Le collectif Ansanm Pou La Paix 971 compte poursuivre ses actions de sensibilisation. La sénatrice Solanges Nadille a promis de déposer une proposition de loi intégrale dans les prochains mois. Le texte devra être examiné par le Parlement. Les organisateurs appellent à une vigilance citoyenne continue.