Polémiques d’arbitrage : Monaco au cœur d’une saison de controverses
Entre buts refusés, expulsions critiquées et accusations de favoritisme, l'AS Monaco et ses adversaires ont alimenté un débat récurrent sur l'arbitrage en Ligue 1 cette saison.
Plusieurs rencontres de l'AS Monaco ont été marquées par des décisions arbitrales contestées, suscitant des réactions vives des deux côtés. Un tweet viral évoque même un « match 4 » que les arbitres auraient décidé de faire gagner au club princier.
L’essentiel
- Monaco dernier de Ligue 1 pour les décisions favorables de la VAR (une seule) et dernier pour les défavorables (neuf), selon un classement de L’Équipe.
- Quatre matchs au moins ont donné lieu à des controverses : Monaco-OL, OM-Monaco, OL-Monaco et Monaco-Lens.
- Un tweet viral de l’expert @Divinho75 affirme : « Les arbitres ont décidé que Monaco devait gagner le match 4. »
- La Direction de l’arbitrage a été amenée à se prononcer sur un but refusé à Monaco lors du choc contre l’OM.
Une saison marquée par les polémiques d’arbitrage
La saison 2025-2026 de Ligue 1 n’aura pas échappé aux débats sur l’arbitrage, et l’AS Monaco en a été l’un des épicentres. À plusieurs reprises, les décisions des hommes en noir ont été contestées, tantôt par les Monégasques, tantôt par leurs adversaires. Le point d’orgue est peut-être ce tweet posté par le compte @Divinho75, suivi par de nombreux passionnés : « Les arbitres ont décidé que Monaco devait gagner le match 4. On a compris… » Une référence à une série de rencontres où le favoritisme supposé en faveur du club de la Principauté est dénoncé.
Ce tweet s’inscrit dans un feuilleton qui a débuté dès la 17e journée. Le 3 janvier 2026, Monaco s’incline 1-3 face à l’OL à domicile. Le directeur sportif Thiago Scuro dénonce un but refusé à Thilo Kehrer, une décision jugée « controversée » par le club, rapporte RMC Sport. Quelques semaines plus tard, le 15 décembre 2025, ce sont les Monégasques qui crient au scandale après une défaite 2-1 contre l’OM, avec des expected goals (XG) de 2,0 selon Foot Mercato. Le but refusé aux hommes d’Adi Hütter pousse même la Direction nationale de l’arbitrage à publier une position officielle.
Monaco aussi victime d’arbitrages contestés
Mais la tendance n’est pas unilatérale. Le 20 avril 2026, Lyon perd 1-2 à domicile contre Monaco et les critiques fusent. Corentin Tolisso et la direction lyonnaise dénoncent l’arbitrage de François Letexier, jugé « arrogant » et « malsain » par le joueur, selon L’Équipe. En cause : un penalty accordé aux Monégasques et une attitude générale du corps arbitral jugée inhabituelle.
De son côté, Monaco a aussi eu à se plaindre. Lors de la lourde défaite 1-4 contre Lens, Thiago Scuro a critiqué l’expulsion de Folarin Balogun, même si le club lensois faisait déjà la différence au score (2-1 au moment du carton rouge). Le site Allez Lens parle d’un « coupable idéal pour masquer le naufrage » monégasque.
Contexte en Ligue 1
Ces épisodes s’ajoutent à un climat général de suspicion autour de la VAR et de l’arbitrage en France. Selon un classement de L’Équipe cité par le site de supporters ASM-Supporters.fr, Monaco est la lanterne rouge des décisions favorables de la VAR avec une seule intervention en sa faveur, et le dernier pour les défavorables (neuf). Des chiffres qui relativisent l’idée d’un favoritisme systématique, mais qui ne calment pas les esprits échauffés par une saison riche en rebondissements.
Dans le football professionnel français, le débat sur l’arbitrage est récurrent. Mais la concentration de controverses autour d’un même club, avec des accusations croisées, est plus rare. D’autres sports ont connu des polémiques similaires, comme en NBA où les tensions autour des décisions arbitrales ont marqué les dernières finales, comme en témoigne la réaction de Deni Avdija après les accusations de jeu « dirty » visant Victor Wembanyama. Un parallèle qui montre que la question de l’équité dépasse les frontières du football.
Alors que la saison est désormais terminée, le tweet de @Divinho75 continue de circuler, symbole d’une défiance persistante envers le corps arbitral. Le « match 4 » évoqué par l’expert n’a pas été clairement identifié, mais la Toile a déjà fait son procès.