Port de Brest : les exportations agroalimentaires repartent à la hausse
Le trafic de matières premières agricoles progresse, un signal positif pour les producteurs bretons face à la concurrence européenne.
Le port de commerce de Brest confirme une dynamique favorable pour la filière agroalimentaire. En 2025, son trafic total a atteint 2,65 millions de tonnes, en hausse de 1,3 %. Les matières premières agricoles tirent la croissance.
Les chiffres sont publiés. En 2025, le port de commerce de Brest a enregistré un trafic total de 2,65 millions de tonnes, soit une progression de 1,3 % par rapport à 2024, selon Le Marin - Ouest-France. La tendance est portée en grande partie par le segment agricole et agroalimentaire.
Les matières premières agricoles, moteur du trafic
En 2024, les matières premières agricoles avaient déjà totalisé 764 780 tonnes, en hausse de 7 % par rapport à 2023, selon le bilan officiel publié par BrestPort. Les importations de graines de soja constituent le principal volume. À cela s’ajoutent les huiles agroalimentaires, essentielles à l’approvisionnement de l’élevage finistérien.
Le port exporte également des semences de pommes de terre - 50 000 tonnes vers l’Égypte recensées en 2020, selon le bilan portuaire régional de la Bretagne. Un débouché qui illustre la diversité des flux agricoles transitant par le premier port breton par volume de marchandises.
Un contexte national favorable
Le commerce extérieur agroalimentaire français joue en faveur des exportateurs bretons. En janvier 2026, le solde commercial agroalimentaire français s’est établi à +92 millions d’euros, en nette amélioration par rapport au déficit constaté en janvier 2025, selon les données du service statistique du ministère de l’Agriculture (Agreste). Les filières exportatrices de Bretagne sont directement concernées : la région consacre en moyenne 15 % du chiffre d’affaires de ses industries agroalimentaires à l’export, et ces IAA représentent 33 % de la valeur exportée par la région, selon l’Ifremer.
Malgré un recul du trafic conteneurs, le port a su préserver sa valeur grâce à cette diversification, souligne Le Télégramme. L’enjeu est de taille : l’agriculture et l’agroalimentaire représentent quelque 43 000 emplois dans le territoire local.
Une tendance longue, avec des variations
La part agricole dans le trafic brestois n’est pas nouvelle. En 2020, les produits agricoles représentaient déjà 26 % du trafic global, soit 670 000 tonnes, dont 281 000 tonnes d’importations de soja depuis le Brésil et les États-Unis, selon le bilan portuaire 2020 de la Région Bretagne. En 2017, le segment matières premières agricoles et huiles avait même dépassé le million de tonnes (1 037 653 tonnes), contre 919 181 en 2016, rappelle Actu.fr. La courbe n’est pas linéaire, mais la base reste solide.
Les perspectives 2026 annoncées par BrestPort misent sur la poursuite de cette diversification pour amortir les fluctuations des marchés européens. Les détails du programme n’ont pas encore été communiqués publiquement à ce stade.