Port-de-Bouc : un condamné pour viols en série interpellé après deux ans de cavale
Gabriel M., condamné à 15 ans en 2024 par la cour criminelle de Gironde, était en fuite depuis son procès. La DCT de Marseille l'a arrêté le 20 mai dans un squat de Port-de-Bouc.
Un homme d'une trentaine d'années, condamné en juin 2024 à 15 ans de réclusion pour trois viols, a été interpellé le 20 mai 2026 dans un squat de Port-de-Bouc. Il était en cavale depuis son procès, tenu en son absence. Le procureur d'Aix-en-Provence a confirmé l'opération ce 5 juin.
L’essentiel
- Condamnation : Gabriel M. a été condamné en juin 2024 à 15 ans de réclusion criminelle pour trois viols commis en 2016 et 2022 à Sainte-Eulalie et Libourne (Gironde).
- Interpellation : Le 20 mai 2026, la brigade des mandats de la DCT de Marseille l’a arrêté dans un squat du quartier des Aigues Douces à Port-de-Bouc (13).
- Cavale : Absent de son procès, il était en fuite depuis juin 2024 avec mandat d’arrêt. Localisé via renseignement anonyme sur PNAV en février 2026.
- Incarcération : Présenté au tribunal d’Aix-en-Provence, il a été placé en détention pour purger sa peine.
- Casier : Également connu pour vols aggravés, recel, escroquerie et dégradations, selon Le Figaro.
Absent de son procès, deux ans de fuite
En juin 2024, la cour criminelle de la Gironde condamne Gabriel M. à 15 ans de réclusion criminelle. Les faits retenus : trois viols commis entre 2016 et 2022 à Sainte-Eulalie et Libourne. L’accusé n’est pas là pour entendre le verdict. Un mandat d’arrêt est délivré.
Pendant près de deux ans, le fugitif multiplie les précautions. Selon Le Figaro, il change régulièrement de téléphones pour échapper aux recherches et parcourt plus de 500 kilomètres depuis la Gironde. En février 2026, un renseignement anonyme transmis sur la Plateforme nationale des alertes aux victimes (PNAV) le localise dans les Bouches-du-Rhône.
L’opération du 20 mai à Port-de-Bouc
Le parquet d’Aix-en-Provence se saisit de l’enquête en avril 2026. La brigade des mandats de la Division de la criminalité territoriale (DCT) de Marseille prend en charge les recherches. Le 20 mai, les policiers localisent Gabriel M. dans un squat du quartier des Aigues Douces, à Port-de-Bouc.
La DCT - anciennement intégrée au SDPJ - est la structure compétente dans le département pour l’exécution des mandats et la traque des fugitifs. L’interpellation se déroule sans incident signalé.
Le procureur de la République d’Aix-en-Provence, Jean-Luc Blachon, a confirmé l’opération : « Nous avons réussi à l’interpeller et le localiser après un certain nombre de recherches », selon Le Figaro. Gabriel M. a ensuite été présenté au tribunal d’Aix-en-Provence et placé en détention pour purger sa peine.
Un profil déjà connu des services
Outre les faits de viols ayant entraîné sa condamnation, Gabriel M. est connu pour vols aggravés, recel, escroquerie et dégradations, toujours selon Le Figaro. Ces antécédents n’ont pas été détaillés plus avant par le parquet à ce stade.
Parmi les affaires judiciaires récentes dans les Bouches-du-Rhône, ce dossier se distingue par la durée de la cavale et le caractère transdépartemental de la fuite - de la Gironde aux Bouches-du-Rhône.
Contexte dans les Bouches-du-Rhône
Port-de-Bouc, commune d’environ 16 000 à 17 000 habitants située entre Martigues et Fos-sur-Mer, fait partie de l’aire urbaine marseillaise. Le quartier des Aigues Douces, où s’est déroulée l’interpellation, est classé en zone prioritaire dans le cadre du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU), selon la DREAL PACA.
La DCT de Marseille couvre l’ensemble du département du 13. Son unité mandats gère régulièrement des dossiers de fugitifs condamnés par des juridictions d’autres régions et repérés dans les Bouches-du-Rhône. Ce département, avec Marseille comme préfecture, concentre des flux importants de personnes en transit ou en situation précaire, ce qui complique les recherches.
Le département est par ailleurs confronté à d’autres enjeux judiciaires et sécuritaires : des affaires criminelles touchant des victimes particulièrement vulnérables mobilisent régulièrement les parquets du Sud de la France.
Annonce publique le 5 juin
L’interpellation date du 20 mai. L’annonce publique intervient le 5 juin, par voie de presse. Ce délai de quinze jours entre l’arrestation et la communication officielle est courant dans les dossiers d’exécution de peine : le temps de la présentation au juge et de la mise sous écrou.
Le compte officiel @PoliceNat13 avait relayé l’opération dès le 24 mai sur le réseau X, sans que cela suscite alors une large couverture médiatique.
Gabriel M. est désormais incarcéré. Sa peine de 15 ans court à compter de sa mise sous écrou. Les victimes des faits commis en Gironde avaient attendu la condamnation de juin 2024 ; elles auront attendu deux années supplémentaires pour que celle-ci soit effectivement exécutée. Le parquet d’Aix-en-Provence n’a pas précisé l’établissement pénitentiaire d’affectation.