Préfet 06 dénonce les infox sur les retards de reconstruction à Lantosque après la tempête Alex
Le préfet Laurent Hottiaux affirme que le retard de la route du Mirail est imputable à la Métropole Nice Côte d'Azur, pas à l'État, et détaille le calendrier.
Le préfet des Alpes-Maritimes a mis en ligne le 20 juin 2026 un tweet pour répondre aux accusations de lenteur sur la reconstruction de la route du Mirail à Lantosque. Il fournit une timeline précise et cite La Fontaine pour désigner le responsable la Métropole.
L’essentiel
- Fait 1 : Le préfet des Alpes-Maritimes a tweeté le 20 juin 2026 pour dénoncer des « infox » sur les retards de reconstruction post-tempête Alex à Lantosque.
- Fait 2 : Selon le préfet, le dossier de la Métropole Nice Côte d’Azur a été reçu le 23 juin 2025 ; la notification du marché a été retardée au 16 mars 2026.
- Fait 3 : Les travaux de la route du Mirail (450 mètres) doivent démarrer en juillet 2026 pour une durée de 14 mois, livraison prévue à l’automne 2027.
- Fait 4 : Le coût estimé des travaux est de 9,38 millions d’euros HT.
Le préfet des Alpes-Maritimes, Laurent Hottiaux, a publié le 20 juin 2026 sur X (ex-Twitter) un message cinglant pour répondre à ce qu’il qualifie d’« infox » concernant les retards de reconstruction de la route du Mirail à Lantosque, détruite par la tempête Alex en octobre 2020. Il affirme que le retard est imputable à la Métropole Nice Côte d’Azur et non à l’État. Un dossier politique local sensible alors qu’Éric Ciotti a succédé à Christian Estrosi à la tête de la Métropole le 9 avril 2026.
Le tweet du préfet, une mise au point sans ambiguïté
« Un escargot ne bloque évidemment pas un projet, dont le retard est imputable à la Métropole de Nice et non à l’État », écrit Laurent Hottiaux dans son tweet. Il y cite la fable de La Fontaine Le Lièvre et la Tortue pour illustrer le rôle de chacun : l’État serait la « tortue », celui qui avance tranquillement, tandis que la Métropole serait le « lièvre » parti tard. Le préfet joint un long fil détaillant les dates clés du dossier.
Une timeline précise pour démêler les responsabilités
Selon le préfet, le dossier de la Métropole a été reçu en préfecture le 23 juin 2025. La notification du marché public (réf. 25N0229) a été annoncée le 16 mars 2026, soit neuf mois plus tard. Ensuite, l’état écologique a été réalisé en avril 2026, suivi d’une réunion le 7 mai 2026. Les éléments sur les espèces protégées ont été transmis le 10 juin 2026. Les travaux sur cette portion de 450 mètres, incluant protection hydraulique et confortement, sont désormais prévus pour « fin d’été 2026 », c’est-à-dire en juillet 2026 selon les dernières annonces.
Le 20 avril 2026, le nouveau président de la Métropole Éric Ciotti et le président du Département Charles Ange Ginésy s’étaient déjà déplacés à Lantosque pour annoncer la reprise du chantier. Un geste politique fort, mais qui n’a pas suffi à calmer les critiques sur la lenteur administrative.
Contexte dans les Alpes-Maritimes
La tempête Alex d’octobre 2020 a dévasté plusieurs vallées des Alpes-Maritimes, dont la Vésubie, coupant des axes vitaux comme la route du Mirail à Lantosque. Cette commune de moins de 1 500 habitants dépend de cet itinéraire pour relier le haut de la vallée. Depuis six ans, les habitants et élus locaux réclament des solutions durables. Le retard de reconstruction, imputé jusqu’ici à l’État, a nourri une polémique récurrente. Le préfet répond aujourd’hui en retournant l’argument. Dans d’autres départements, comme le Bas-Rhin où le préfet a dû interdire des manifestations sportives en raison de la canicule, les préfets multiplient les actions face aux crises. Mais ici, c’est un conflit de compétences qui est mis en lumière.
Un chantier à 9,38 millions d’euros
Le coût des travaux de reconstruction de cette portion stratégique de la route du Mirail s’élève à 9,38 millions d’euros HT, selon les données de la Métropole. L’appel d’offres, publié en 2025, prévoit une durée de travaux de 14 mois. La livraison de l’infrastructure sécurisée devrait intervenir à l’automne 2027. Un calendrier serré qui dépendra du respect des délais par l’entreprise attributaire du marché.
Le préfet insiste : « L’État a joué son rôle de contrôleur et d’accompagnement dans les délais. » La balle est désormais dans le camp de la Métropole. Comme l’illustre la fable, la course de reconstruction n’est pas terminée, et les habitants de la vallée attendent le franchissement de la ligne d’arrivée.