Première nationale dans le Gard : huit sportifs de haut niveau intègrent la réserve de la gendarmerie
Après une formation intensive au Pont du Gard, ces athlètes issus de clubs gardois rejoignent la réserve opérationnelle, une initiative inédite en France.
Huit athlètes de haut niveau de clubs gardois ont rejoint la réserve opérationnelle de la gendarmerie après une formation du 6 au 20 juin. La cérémonie de remise des brevets s'est tenue lundi 22 juin au Pont du Gard, une première nationale.
L’essentiel
- Huit athlètes de haut niveau issus de clubs gardois ont intégré la réserve opérationnelle de la gendarmerie.
- Formation intensive du 6 au 20 juin 2026, clôturée par une cérémonie au Pont du Gard le lundi 22 juin.
- Une première nationale : jamais un tel partenariat entre gendarmerie et sportifs de haut niveau n’avait été mis en œuvre.
- Parmi les recrues : la boxeuse Émilie Sonvico, championne du monde IBA, trois rugbymen du RC Nîmois et quatre handballeurs de l’USAM Nîmes.
Lundi 22 juin 2026, sur la rive droite du site du Pont du Gard, huit sportifs de haut niveau ont reçu leurs brevets et insignes de la réserve opérationnelle de la gendarmerie. Cette cérémonie militaire marque l’aboutissement d’une formation de deux semaines, du 6 au 20 juin, dédiée exclusivement à des athlètes issus de clubs gardois. Selon le groupement de gendarmerie du Gard, il s’agit d’une première à l’échelle nationale.
Une cérémonie au Pont du Gard
La cérémonie s’est déroulée en présence de représentants de la gendarmerie et des clubs concernés. Les huit réservistes ont validé une préparation militaire spécifique, combinant modules théoriques et exercices pratiques. Le site emblématique du Pont du Gard a été choisi pour symboliser l’ancrage territorial de cette initiative.
Le groupement de gendarmerie du Gard a précisé sur le réseau social X qu’il s’agit d’une « première nationale dans le Gard », soulignant l’engagement des sportifs locaux au service de la sécurité publique.
Des profils variés : boxe, rugby, handball
Parmi les huit recrues figure la boxeuse Émilie Sonvico, licenciée au Boxing Club d’Uzès. Elle a été sacrée championne du monde IBA le 30 mai 2026, soit quelques jours avant le début de la formation. Trois rugbymen du Rugby Club Nîmois (RCN), qui évolue en Nationale 2, ont également validé leur intégration. Enfin, quatre handballeurs de l’USAM Nîmes Gard complètent cette promotion : trois joueuses de l’équipe de Division 2 féminine et un joueur de l’équipe de Nationale 1 masculine.
Les disciplines représentées illustrent la diversité du sport gardois. Le rugby et le handball sont deux piliers du paysage sportif local, avec des clubs historiques comme le RCN et l’USAM. L’arrivée d’une championne du monde de boxe renforce le caractère exceptionnel de cette première promotion.
Un partenariat de deux ans avec les clubs
Cette initiative découle d’un partenariat lancé il y a deux ans entre le groupement de gendarmerie du Gard et les principaux clubs sportifs du département. L’objectif : permettre à des athlètes de haut niveau de concilier leur carrière sportive et un engagement citoyen dans la réserve opérationnelle. Selon les termes de l’accord, les sportifs bénéficient d’un aménagement de leurs entraînements et compétitions pour suivre les périodes militaires.
La formation du 6 au 20 juin 2026 a couvert les fondamentaux du métier de gendarme réserviste : maniement des armes, techniques d’intervention, cadre juridique et déontologique. Les huit athlètes ont été évalués sur ces compétences avant de recevoir leurs brevets.
Contexte dans le Gard
Avec 770 940 habitants, le Gard est un département au tissu sportif dense. Il compte plusieurs clubs professionnels et amateurs de haut niveau, notamment en rugby (RCN en Nationale 2), handball (USAM Nîmes, équipe féminine en D2) et boxe (Boxing Club d’Uzès). La gendarmerie départementale, forte de plusieurs compagnies et de pelotons de surveillance et d’intervention (PSIG), cherche à renforcer ses effectifs de réserve. Ce programme novateur pourrait faire des émules dans d’autres départements.
À ce jour, aucun autre groupement de gendarmerie en France n’avait mis en place un parcours de réserve réservé aux sportifs de haut niveau. Le Gard sert donc de laboratoire pour ce dispositif.
Prochaine étape : les PSIG
À court terme, sous réserve de réussir un examen spécifique, ces huit réservistes pourront intégrer les pelotons de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) du Gard. Ces unités mobiles interviennent sur l’ensemble du département pour des missions de sécurité publique et de maintien de l’ordre. Pour les athlètes, cette nouvelle casquette s’ajoute à leur carrière sportive. Ils devront concilier entraînements, compétitions et astreintes militaires, un défi inédit dans le sport français.
La gendarmerie du Gard n’a pas encore communiqué sur la date de ces examens, mais les premiers déploiements opérationnels sont attendus dans les prochains mois.