Procès en appel de Stéphane Plaza : le témoignage accablant de son ex-compagne Amandine
L'animateur, condamné en première instance à un an de prison avec sursis, conteste les violences. Sa plaignante a décrit des faits précis à la barre.
Le 29 juin 2026, à la cour d'appel de Paris, Amandine a livré un témoignage détaillé sur les violences qu'elle dit avoir subies de la part de l'ex-animateur Stéphane Plaza. Ce dernier nie toute violence volontaire et invoque sa dyspraxie.
L’essentiel
- Fait 1 : Le procès en appel de Stéphane Plaza se tient du 26 juin au 1er juillet 2026 à la cour d’appel de Paris.
- Fait 2 : Le 29 juin, la plaignante Amandine a témoigné, décrivant une altercation le 25 avril 2022 où Plaza lui aurait fracturé trois doigts.
- Fait 3 : En première instance, le 18 février 2025, Stéphane Plaza avait été condamné à 12 mois de prison avec sursis pour violences habituelles.
Le procès en appel de Stéphane Plaza pour violences habituelles sur deux ex-compagnes a connu un temps fort ce lundi 29 juin 2026. L’ancien présentateur vedette de l’immobilier, condamné en première instance en février 2025 à un an de prison avec sursis, comparaît depuis le 26 juin devant la cour d’appel de Paris. L’audience doit s’achever le 1er juillet.
Le témoignage d’Amandine : « Je me suis demandé si j’allais mourir »
À la barre, Amandine, l’une des deux plaignantes, a livré un récit précis des violences physiques et psychologiques qu’elle impute à son ex-compagnon. Selon son témoignage rapporté par l’AFP, une altercation survenue le 25 avril 2022 a été particulièrement marquante. Stéphane Plaza lui aurait tordu la main avec une telle violence qu’il lui aurait fracturé trois doigts. « Je me suis demandé si j’allais mourir », a-t-elle déclaré devant la cour.
Elle a également raconté des tentatives d’intimidation financière. Amandine affirme que Stéphane Plaza aurait invoqué sa fortune de millionnaire pour la dissuader de porter plainte. « Il me disait qu’il avait les moyens de me faire taire », a-t-elle rapporté. Son avocat, Me Benjamin Chouai, a qualifié ce procès en appel de « match retour » pour sa cliente, soulignant la difficulté psychologique de revivre les faits.
La défense : le geste involontaire d’un dyspraxique
Face à ces accusations, Stéphane Plaza nie toute violence volontaire. Il soutient que les blessures de son ex-compagne sont dues à sa propre maladresse, liée à sa dyspraxie - un trouble de la coordination motrice. Ses avocats, Mes Antonin Gravelin-Rodriguez et Julien Roelens, plaident l’accident. Ils qualifient l’altercation de « geste involontaire et mal maîtrisé ».
La défense a obtenu le versement aux débats d’une plainte pour cyberharcèlement que Stéphane Plaza avait déposée contre ses ex-compagnes. Une pièce qui vise à démontrer selon eux un contexte conflictuel initié par les plaignantes. L’audience se poursuit cette semaine, avec les autres témoins et les réquisitions du parquet général.
Contexte dans le département de Paris
Le procès se tient au cœur de Paris, dans la juridiction qui a jugé l’affaire en première instance. La cour d’appel de Paris traite chaque année plusieurs milliers de d’ affaires criminelles et correctionnelles. Ce dossier, très médiatisé, illustre la mobilisation judiciaire contre les violences conjugales, qui représentent environ 20 % des violences volontaires constatées dans la capitale selon les chiffres de la préfecture de police. L’affaire Stéphane Plaza, par la notoriété de l’accusé, a contribué à une prise de conscience publique sur ces sujets.
Rappel des faits et enjeux
L’affaire avait éclaté au grand jour en 2023 lorsque deux anciennes compagnes de l’animateur avaient porté plainte pour violences habituelles. En première instance, le 18 février 2025, le tribunal correctionnel de Paris l’avait reconnu coupable et condamné à 12 mois de prison avec sursis. Stéphane Plaza avait immédiatement fait appel, ce qui a suspendu la peine et déclenché ce nouveau procès.
Depuis le 26 juin, plusieurs témoins ont été entendus. La cour doit se prononcer sur le fond d’ici le 1er juillet. En attendant, l’animateur reste libre sous contrôle judiciaire.
Prochaine étape : le verdict attendu le 1er juillet
Les débats doivent se poursuivre jusqu’au mercredi 1er juillet 2026, date à laquelle la cour d’appel de Paris mettra sa décision en délibéré ou rendra son arrêt. La qualification de « violences habituelles » encourt jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.
En parallèle, d’autres affaires judiciaires marquent l’actualité régionale, comme l’appel à témoins lancé en Moselle après la disparition inquiétante d’une femme de 68 ans ou l’inauguration d’une maison de santé en Seine-Maritime.