Procès narcotrafic à Dijon : jusqu’à 9 ans de prison ferme pour quatre trafiquants

Le tribunal judiciaire a condamné quatre membres d’un réseau démantelé en 2024, avec trois relaxes prononcées malgré des réquisitions allant jusqu’à 12 ans.

Procès narcotrafic à Dijon : jusqu’à 9 ans de prison ferme pour quatre trafiquants
Illustration Simon Perrot / info.fr

Le tribunal judiciaire de Dijon a rendu son verdict dans l’affaire d’un réseau de narcotrafic démantelé en 2024. Quatre prévenus ont été condamnés à des peines allant jusqu’à 9 ans de prison ferme, tandis que trois autres ont été relaxés. Le procureur avait requis jusqu’à 12 ans.

Le tribunal judiciaire de Dijon a condamné quatre membres d’un réseau de narcotrafic actif dans l’agglomération dijonnaise. Mehdi O., 38 ans, considéré comme le cerveau du réseau, a écopé de 9 ans de prison ferme. Son numéro deux, identifié comme l’un des principaux lieutenants, a été condamné à 6 ans. Bilal B. et Lucas G. ont respectivement reçu 4 ans et 30 mois de prison ferme.

Un réseau démantelé en 2024

Le réseau, démantelé en 2024 après une enquête lancée en juin 2023, opérait depuis deux points de deal situés à la Fontaine-d’Ouche et à Quétigny, rue Ronde. Selon France Bleu, Mehdi O. gérait une organisation pyramidale, qualifiée de « marketing de stupéfiant » par les enquêteurs. Sept prévenus, âgés de 25 à 38 ans, comparaissaient depuis le 23 avril 2026 pour trafic de stupéfiants, détention d’armes et association de malfaiteurs.

Trois relaxes prononcées

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Le procureur avait requis des peines allant jusqu’à 12 ans de prison ferme contre les principaux accusés. Le tribunal a toutefois prononcé trois relaxes, une décision qui contraste avec la sévérité des réquisitions. Les avocats de la défense avaient dénoncé, lors des audiences, une « spectacularisation de la justice », pointant la présence d’armes et de grenades dans ce dossier, comme le rapporte France 3 Bourgogne-Franche-Comté.

En 2025, la Côte-d’Or a enregistré plus de 350 dossiers de narcotrafic, avec plus de 400 personnes mises en cause. Les stupéfiants représentent désormais plus de 40 % des détenus à la maison d’arrêt de Dijon, selon France Bleu. Le préfet Paul Mourier a acté en 2025 la « fin du modèle du point de deal fixe », avec neuf démantèlements complets dans le département.

Contexte

Cette affaire s’inscrit dans une série de démantèlements en Côte-d’Or. En mars 2026, un point de deal influent avait été neutralisé au quartier du Bief du Moulin à Longvic, près de Dijon. En décembre 2025, un incendie criminel avait visé un collège dijonnais, attribué par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez à une vendetta liée au narcotrafic. Les autorités locales ont annoncé en février 2026 une intensification des actions contre les nouvelles formes de trafic, comme l’ubérisation des livraisons de drogue.

Sources

Simon Perrot

Simon Perrot

Basé à Dijon, traite la viticulture bourguignonne, les tensions sur les classements UNESCO, l'université et les restructurations hospitalières. Diplômé du CFJ, il a fait ses classes en agence avant de s'ancrer en Côte-d'Or. Conviction éditoriale : vérifier les chiffres des ventes aux enchères, interroger vignerons et négociants, ne jamais se contenter des communiqués des syndicats viticoles.

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