Procès Perdriau en appel : Semache et Ruiz entendues au 4e jour
La cour d'appel de Lyon a entendu jeudi deux témoins citées par la défense de l'ancien maire de Saint-Étienne
Quatrième journée d'audience ce jeudi 11 juin 2026 au procès en appel de l'affaire Perdriau à Lyon. Nadia Semache, ex-adjointe au maire de Saint-Étienne, et Véronique Ruiz, ex-responsable protocole à Saint-Étienne Métropole, ont été entendues à la barre comme témoins cités par la défense.
L’essentiel
- 4e jour d’audience : le procès en appel se tient du 8 au 12 juin 2026 à la cour d’appel de Lyon.
- Deux témoins de la défense : Nadia Semache (ex-adjointe au maire de Saint-Étienne) et Véronique Ruiz (ex-responsable protocole à Saint-Étienne Métropole) ont déposé ce jeudi.
- Condamnation en première instance : Gaël Perdriau a été condamné le 1er décembre 2025 à 5 ans de prison dont 1 avec sursis, 50 000 € d’amende et 5 ans d’inéligibilité.
Véronique Ruiz ouvre les auditions du matin
C’est Véronique Ruiz qui a pris la barre en premier ce jeudi matin, selon le suivi en direct du Progrès. Ancienne membre du cabinet du président de Saint-Étienne Métropole, où elle occupait la fonction de responsable protocole, elle fait partie des témoins cités par la défense de Gaël Perdriau.
Nadia Semache lui a succédé à la barre. Ex-adjointe au maire de Saint-Étienne, chargée de l’emploi, de l’insertion, de la santé et du handicap, elle est décrite comme une fidèle soutien de l’ancien édile stéphanois. Toutes deux figuraient sur la liste des témoins de la défense aux côtés de Séverine Tardy, dont l’audition avait été prévue en début de semaine.
Un procès en appel ouvert depuis le 8 juin
Les audiences ont débuté lundi 8 juin 2026 à la cour d’appel de Lyon. La semaine devait s’achever vendredi 12 juin. Ce procès en appel fait suite à la condamnation de Gaël Perdriau en première instance, prononcée le 1er décembre 2025 par le tribunal correctionnel de Lyon.
L’ancien maire de Saint-Étienne avait alors écopé de 5 ans de prison dont 1 avec sursis, d’une amende de 50 000 € et d’une peine de 5 ans d’inéligibilité, assortie de l’exécution provisoire. Les chefs retenus incluaient chantage, complicité de chantage et association de malfaiteurs.
L’affaire dite de la « sextape » avait éclaté à l’automne 2022. Elle implique Gaël Perdriau et plusieurs co-prévenus dans un dossier de chantage visant un adversaire politique stéphanois, avec exploitation d’une vidéo à caractère sexuel. L’affaire avait conduit à la démission de Perdriau de la présidence de Saint-Étienne Métropole, puis à son départ de la mairie.
Contexte dans la Loire
Saint-Étienne, préfecture de la Loire, est la troisième ville de la région Auvergne-Rhône-Alpes avec environ 170 000 habitants. L’affaire Perdriau y a marqué durablement la vie politique locale : l’ancien maire, figure du parti Les Républicains, avait dirigé la ville à partir de 2014 avant que le scandale ne mette fin à ses mandats.
Le retentissement du dossier dépasse le département. La couverture médiatique nationale - Mediapart, France Bleu Loire, Le Progrès - en a fait l’une des affaires judiciaires les plus suivies de la région depuis plusieurs années. Le procès en appel a également suscité un suivi en temps réel sur les réseaux sociaux, notamment via le compte du Progrès Loire sur X.
À quelques kilomètres, la Chambre régionale des comptes d’Auvergne-Rhône-Alpes avait également pointé des irrégularités de gouvernance à Brioude, illustrant un contexte régional où la gestion des collectivités est scrutée de près.
Ce qui reste à venir
Vendredi 12 juin constitue la dernière journée d’audience prévue dans ce calendrier. Les plaidoiries et les réquisitions du parquet général devaient encore se tenir avant que la cour ne mette l’affaire en délibéré. La date du délibéré n’avait pas été communiquée à ce stade.
La condamnation prononcée en première instance reste soumise à l’exécution provisoire. Le sort judiciaire définitif de Gaël Perdriau dépendra de l’arrêt de la cour d’appel de Lyon.
