Procès de Ritchy Thibault le 8 juillet : jugé à Paris pour atteinte aux intérêts de la nation
L'ancien assistant parlementaire et figure des Gilets jaunes comparaît devant la 17e chambre correctionnelle, poursuivi pour provocation à la haine.
Le militant Ritchy Thibault sera jugé le 8 juillet devant le tribunal correctionnel de Paris. Il est poursuivi pour provocation à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation. Une cagnotte de soutien a réuni plus de 3 000 euros.
L’essentiel
- Date : Le 8 juillet 2026, Ritchy Thibault comparaît devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris.
- Accusations : Provocation à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation et incitation à la haine, suite à des signalements de l’ex-ministre Bruno Retailleau.
- Soutien financier : Une cagnotte GoFundMe ouverte le 8 juin a récolté plus de 3 000 euros fin juin pour ses frais de justice.
Un procès pour des propos tenus entre 2023 et 2026
Ritchy Thibault, ancien assistant parlementaire de la députée LFI Ersilia Soudais (2024-avril 2025) et figure des Gilets jaunes, est renvoyé devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris pour « provocation à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation » et « incitation à la haine ». Selon l’Association de la Presse Judiciaire, les faits reprochés portent sur des déclarations publiques et des messages publiés sur X entre septembre 2023 et début 2026.
En avril 2025, Bruno Retailleau, alors ministre de l’Intérieur, avait saisi la justice après des appels à former des « brigades d’autodéfense populaire ». Le préfet de police Laurent Nuñez avait également signalé des propos ciblant les forces de l’ordre, selon CNews.
Une garde à vue de 80 heures en février
En février 2026, Ritchy Thibault a été placé en garde à vue pendant près de 80 heures au Bastion, siège de la police judiciaire parisienne, rapporte le site Nouvelle Aube. L’activiste, porte-parole du mouvement Pour une écologie populaire et sociale (PEPS), conteste les poursuites et dénonce une « répression politique ». Son mouvement a publié un communiqué dénonçant une « censure » et une « criminalisation de l’action militante ».
Une cagnotte de soutien lancée début juin
Pour faire face aux frais de justice, une cagnotte a été ouverte le 8 juin 2026 sur la plateforme GoFundMe. Selon info.fr, elle avait réuni plus de 3 000 euros fin juin. Les organisateurs appellent à un rassemblement de soutien devant le tribunal le jour de l’audience.
Contexte dans le département de Paris
Le tribunal judiciaire de Paris, plus grande juridiction de France, traite régulièrement des dossiers sensibles liés à la sûreté de l’État. La 17e chambre correctionnelle est spécialisée dans les affaires de provocation à la haine et d’atteinte aux intérêts nationaux. Ce procès s’inscrit dans une série de poursuites contre des activistes politiques, après plusieurs signalements émanant du ministère de l’Intérieur. Le département de Paris, où la liberté d’expression est souvent confrontée à des limites légales, constitue un cadre symbolique pour ce type de contentieux.
Une figure des Gilets jaunes devenue assistant parlementaire
Ritchy Thibault s’est fait connaître durant le mouvement des Gilets jaunes (2018-2019). Proche de la France insoumise, il a été recruté en 2024 comme collaborateur de la députée Ersilia Soudais. Il a quitté ce poste en avril 2025, peu avant le signalement de Bruno Retailleau. Les messages incriminés couvrent une période où il était encore en fonction, mais aussi après son départ. L’origine exacte de son activisme numérique n’a pas été précisée.
Pour suivre d’autres affaires judiciaires en France, le site info.fr a couvert récemment les accusations de racisme à Brive et un incendie de palettes à Milhaud.
Prochaine étape : l’audience du 8 juillet
Le procès s’ouvrira le 8 juillet 2026 à 13h30 devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Les avocats de Ritchy Thibault demanderont la relaxe, estimant que les propos relèvent de la liberté d’expression. Le parquet, de son côté, a requis une peine qui n’a pas été rendue publique. Le jugement pourrait être mis en délibéré.