Tour de France 2026 : étape 13, Dole-Belfort, le Ballon d’Alsace en ligne de mire
Vendredi 17 juillet, la plus longue étape du Tour 2026 traverse les Vosges sur 205,8 km. Entre échappée-fleuve et calculs tactiques, Mauro Schmid s'impose à Belfort.
Vendredi 17 juillet, la plus longue étape du Tour 2026 traverse les Vosges sur 205,8 km. Entre échappée-fleuve et calculs tactiques, Mauro Schmid s'impose à Belfort.
Dole, vendredi 17 juillet. Le peloton s’élance à 13h pour la plus longue étape du Tour 2026: 205,8 km jusqu’à Belfort, 2400 mètres de dénivelé positif. Sur le papier, une journée taillée pour les échappés. Dans les cars des équipes, les tacticiens sortent leurs calculettes.
Le Ballon d’Alsace, juge de paix
Le profil du jour comporte deux difficultés majeures: le Col des Croix (5,1 km à 4,8 % ), puis le mythique Ballon d’Alsace (8,9 km à 6,9 % ) posé au km 175,9. Ce sommet apparaît dans le Tour depuis 121 ans. Trente kilomètres séparent ensuite le sommet de l’arrivée à Belfort, assez pour qu’un grimpeur costaud tente sa chance en solitaire, pas assez pour qu’un peloton organisé le laisse filer.
Christian Prudhomme - le directeur de course, prévient avant le départ: l’échappée « pourrait falloir du temps pour que ce groupe se forme ». Traduire: bataille nerveuse dans les premiers kilomètres.
Carapaz, la carte équatorienne
Richard Carapaz - l’Équatorien d’EF Education-EasyPost, vainqueur du Giro 2019 et champion olympique en 2020 - est le nom qui revient le plus dans les pronos. Sur l’étape 10, il avait déjà attaqué de loin et décroché le prix de la combativité. « Richard Carapaz a une carte à jouer dans les Vosges », écrivaient les observateurs la veille.
Fabrice Dervouet, sur X, mise sur lui pour la gagne: « Richard Carapaz qui gagne l’étape sur le Ballon d’Alsace! ». Le grimpeur équatorien excelle sur les pentes raides grâce à sa cadence de pédalage unique. Problème: Tadej Pogačar - le maillot jaune, et Jonas Vingegaard surveillent tout mouvement dangereux au général.
Pedersen verrouille le vert
Mads Pedersen - le Danois de Lidl-Trek, porte le maillot vert depuis plusieurs jours. Champion du monde 2019 - vainqueur de l’étape 4 de ce Tour - il allie puissance et endurance. Objectif du jour: marquer des points au sprint intermédiaire et creuser l’écart au classement par points.
Dervouet le voit aussi dans l’échappée: « Mads Pedersen dans l’échappée du jour pour verrouiller le vert à Paris ». Logique tactique, un maillot vert dans le bon wagon peut engranger des points tout en économisant l’équipe.
Veistroffer, le « Sanglier »
Baptiste Veistroffer - 26 ans - roule pour Lotto Intermarché. Spécialiste de l’échappée - il a déjà gagné une étape au Tour d’Oman en 2026 et au Tour de Bretagne en 2024. Sur ce Tour de France, il s’est déjà fait remarquer dès le km 0 de l’étape 5, puis sur l’étape 7.
« Baptiste Veistroffer (le Sanglier 🔥) dans l’échappée du jour pour la combativité », pronostique Dervouet. Le surnom colle: Veistroffer attaque tôt, tape fort, et ne lâche pas.
Ce qui s’est passé
L’échappée a bien eu lieu. Fleuve, même: 57 coureurs se sont détachés. Au sprint final, c’est le Suisse Mauro Schmid - de la Team Jayco AlUla, qui a levé les bras à Belfort. Le Colombien Harold Tejada - de XDS Astana, termine deuxième. Tom Pidcock - le Britannique de Pinarello-Q36.5, complète le podium.
Arrivée estimée à 17h59, le peloton a roulé vite. Pogačar garde le jaune. Pedersen conserve son maillot vert. Carapaz, lui, n’a pas gagné. Mais personne ne lui enlève son statut de client dangereux pour la suite.
La suite: le Markstein
Samedi 18 juillet - l’étape 14 relie Mulhouse au Markstein Fellering sur 155,3 km. Dénivelé annoncé: 3 800 mètres. Une étape de pure montagne, explosive. Les favoris du général vont parler. L’étape 13 n’était qu’un échauffement.
Dans les derniers kilomètres de l’étape 13, une rampe de 800 mètres à 8 % a encore tendu la course. Schmid a su gérer. Les autres ont craqué ou calculé. Le Tour de France continue.
