PSG : un déficit de 40 millions d’euros malgré un chiffre d’affaires record
Le club parisien enregistre un déficit de 40 M€ pour l’exercice 2024-2025, alors que ses recettes atteignent un niveau historique de 837 M€, porté par la Ligue des champions et des ventes hivernales.
Avec 837 millions d'euros de chiffre d'affaires, le PSG n’a jamais gagné autant d’argent. Pourtant, les comptes de l’exercice 2024-2025 affichent un déficit de 40 millions d’euros. Un paradoxe qui interroge sur la gestion des investissements, notamment lors du mercato hivernal record.
L’essentiel
- Fait 1 : Le PSG a enregistré un chiffre d’affaires record de 837 millions d’euros en 2024-2025 (source : Le Parisien, L’Équipe).
- Fait 2 : Malgré cette performance, les pertes du club s’élèvent à 40 millions d’euros, soit une réduction par rapport aux exercices précédents (source : 20Minutes).
- Fait 3 : Le mercato d’hiver 2025 a vu l’arrivée de Khvicha Kvaratskhelia pour environ 70 M€, et six départs majeurs (Ndour, Skriniar, Xavi Simons…) (source : Le Parisien).
- Fait 4 : La masse salariale a nettement baissé, mais le déficit persiste, soulevant des interrogations sur l’efficacité des investissements (source : Le Parisien).
Un chiffre d’affaires record, un déficit qui interroge
Le Paris Saint-Germain a publié ses comptes pour la saison 2024-2025. Avec 837 millions d’euros de recettes, le club n’a jamais gagné autant. Ce record absolu est porté notamment par une participation en Ligue des champions, des partenariats renforcés et une augmentation des recettes de billetterie au Parc des Princes, selon Le Parisien (28 octobre 2025).
Pourtant, l’exercice se solde par un déficit de 40 millions d’euros. C’est beaucoup moins que les pertes abyssales des années précédentes (le PSG avait perdu plus de 300 M€ sur l’exercice 2022-2023), mais le résultat reste dans le rouge. La question posée par les observateurs est simple : comment un club au chiffre d’affaires record peut-il encore perdre de l’argent ?
Le journaliste spécialisé Faress Jr. résume le paradoxe sur X : « Comment on peut avoir un déficit de 100M avec une saison en LDC et des ventes au Mercato d’hiver ? » (il évoquait alors le chiffre de 100 M€, qui a depuis été révisé à 40 M€ par les sources officielles).
Un mercato hivernal XXL en janvier 2025
Une partie de la réponse se trouve dans le mercato d’hiver 2025, qualifié d’« historique » par Le Parisien (3 février 2025). Le PSG a recruté Khvicha Kvaratskhelia pour environ 70 millions d’euros en provenance de Naples, une opération très médiatisée. Dans le même temps, le club a laissé partir xavi Simons transféré définitivement au RB Leipzig, et d’autres joueurs en prêt ou ventes définitives.
Les départs ont rapporté des indemnités de transfert, mais visiblement insuffisantes pour compenser l’investissement sur l’ailier géorgien. La masse salariale a pourtant baissé de manière significative sur l’ensemble de l’exercice, comme le relève Le Parisien (11 février 2026). Le départ de stars aux gros salaires (Neymar, Messi, Mbappé lors des saisons précédentes) avait déjà allégé la facture.
Le club poursuit sa politique de rajeunissement et de maîtrise des coûts, comme le montrent les récents mouvements en direction de la vente de jeunes formés au club (Coulibaly, Ly au Club Bruges). Mais pour l’instant, l’équilibre n’est pas atteint.
Vers un équilibre financier malgré la chute des droits TV
Les dirigeants parisiens insistent sur la tendance positive : le déficit se réduit d’année en année. « Le PSG approche progressivement de l’équilibre financier malgré la chute des droits TV en Ligue 1 », expliquaient Les Échos et Eurosport fin octobre 2025. Le club bénéficie aussi de la nouvelle donne du fair-play financier UEFA, qui impose des limites de pertes sur trois ans.
Selon L’Équipe (24 mai 2026), le PSG est sur une « dynamique positive » et devrait respecter les critères de l’instance européenne, contrairement à d’autres cadors comme le FC Barcelone ou la Juventus. Le club mise sur des recettes commerciales toujours en hausse (contrats de sponsoring, tournées, diversification dans l’e-sport) et une gestion plus rigoureuse des salaires.
Reste que les 40 M€ de pertes, dans un contexte de contrôle accru de la DNCG, pourraient contraindre le PSG à vendre davantage cet été. La piste Randal Kolo Muani vers la Juventus (30-40 M€) est révélatrice de cette nécessité de rééquilibrer les comptes. Et selon une rumeur persistante, un nouveau buteur serait attendu, ce qui impliquerait une nouvelle sortie d’argent.
Contexte dans le football français
Le cas du PSG illustre les défis de l’économie du football en France. Alors que les droits TV de la Ligue 1 sont de 500 M€ par an avec le nouveau contrat DAZN/BeIN, tous les clubs professionnels doivent serrer les vis. Le PSG, malgré sa puissance financière relative, n’échappe pas à la règle.
Le club parisien reste le principal moteur économique du football hexagonal : son stade de 47 929 places génère des recettes importantes, son centre d’entraînement ultramoderne à Poissy attire les talents, et sa marque rayonne à l’international. Mais son modèle économique, historiquement dopé par des injections de capitaux qataris, doit désormais se conformer aux règles du fair-play financier. Les 40 M€ de déficit sont un signe que la transition vers l’autonomie financière n’est pas encore achevée.
Alors que l’OM obtient un sursis de la DNCG et que Monaco voit son encadrement salarial renforcé, le PSG doit prouver qu’il peut équilibrer ses comptes tout en restant compétitif en Ligue des champions. Le prochain mercato estival sera scruté de près.
Prochaine étape : la publication des comptes détaillés par la DNCG, attendue dans les prochaines semaines, devrait apporter plus de précisions sur la structure du déficit et les marges de manœuvre du club.
Sources
- Le Parisien : PSG : un chiffre d'affaires record de 837 millions d'euros en 2024-2025
- 20Minutes : PSG : le déficit réduit à 40 millions d'euros après une saison en LDC
- L'Équipe : Milan Skriniar quitte le PSG pour Fenerbahçe
- Eurosport : Le PSG approche de l'équilibre financier malgré la chute des droits TV