PSG : le mercato bloqué, l’attaque décimée, la saison qui approche
Le club champion d'Europe a repris l'entraînement avec un effectif réduit et aucune recrue offensive, alors que les premiers matchs officiels arrivent dans deux semaines
Quatre attaquants partis ou en partance, aucune signature offensive finalisée, et cinq matchs officiels en dix-huit jours à partir du 5 août. Le PSG champion d'Europe en titre doit reconstruire son attaque en urgence.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Reconstruction offensive
Après le départ de Mbappé au Real Madrid (plus de 40 buts par saison perdus), Gonçalo Ramos vendu 70 M€ et Lee Kang-in à l'Atlético, l'attaque parisienne est à rebâtir.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Gonçalo Ramos (70 M€ estimés à l'AC Milan) et Lee Kang-in (Atlético Madrid) ont quitté le club cet été, sans aucune recrue offensive finalisée à ce jour
- Bradley Barcola refuse de prolonger son contrat et est évalué à 170 M€ par le PSG, qui risque un troisième départ offensif
- Le premier match officiel (Supercoupe UEFA contre Aston Villa) est prévu le 12 août, soit dans deux semaines, suivi de quatre autres rencontres en dix-huit jours
Note: Cet article s’inscrit dans un univers fictionnel où le Paris Saint-Germain a remporté deux Ligues des champions consécutives. Les performances et données sportives citées correspondent à ce scénario alternatif.
Ce lundi 25 juillet - les joueurs du PSG ont repris le chemin de l’entraînement au Campus de Poissy. Pas de foule, pas de stars. Un groupe clairsemé, une quinzaine de joueurs tout au plus. Les cadres terminent leur Coupe du Monde. Les attaquants, eux, sont ailleurs.
Gonçalo Ramos a rejoint l’AC Milan pour un montant estimé à 70 M€. Lee Kang-in porte désormais le maillot de l’Atlético Madrid. Bradley Barcola refuse de prolonger et figure sur les tablettes de Liverpool, le PSG réclame 170 M€ pour le laisser partir. Randal Kolo Muani est lui aussi annoncé sur le départ. En attaque, il reste Ousmane Dembélé. Et un vide.
Un calendrier qui ne pardonne pas
Le 5 août, Majorque. Le 8, Manchester United. Le 12 août, la Supercoupe de l’UEFA contre Aston Villa. Le 16 août, le Trophée des Champions face au RC Lens. Le 23, la Ligue 1 reprend contre Rennes. Cinq matchs en dix-huit jours. Zéro signature offensive à ce jour.
Luis Campos - conseiller sportif du club, multiplie les contacts. Une offre de 50 M€ a été transmise à l’AS Monaco pour Maghnes Akliouche. Liverpool surenchérit. Le dossier Yan Diomandé - ailier ivoirien, traîne depuis des semaines sans avancer. Les pistes s’empilent, les signatures tardent.
Dossiers bloqués, négociations au point mort
Pourquoi ce mercato patine-t-il? Les clubs vendeurs résistent. Le club princier temporise, espérant une surenchère de Liverpool. Quant à Yan Diomandé - le dossier stagne depuis la mi-juin sans qu’aucune offre formelle ne soit transmise. Les intermédiaires multiplient les allers-retours, mais les positions ne bougent pas.
Dans l’entourage du PSG, on évoque des contraintes budgétaires liées au fair-play financier. Le club a déjà investi massivement l’été dernier et doit désormais vendre avant d’acheter. Mais les départs attendus (Randal Kolo Muani - potentiellement Bradley Barcola ) ne se concrétisent pas assez vite. Résultat: un mercato paralysé par des temporisations croisées.
Le précédent Mbappé et les fantômes du passé
Le PSG a déjà connu ce scénario. En 2022 - après la prolongation surprise de Kylian Mbappé, le mercato avait basculé tard. Cette fois, Mbappé est parti au Real Madrid après sept saisons et plus de 40 buts par an. Le club champion d’Europe en titre doit reconstruire son attaque en urgence.
Deux trajectoires opposées. Une question de timing.
L’équation financière qui inquiète
Au-delà du sportif, l’inaction a un coût. Les actifs se déprécient. Chaque semaine d’indécision réduit la marge de manœuvre. Le mercato ferme le 1er septembre - mais les prix baissent dès la mi-août, quand les clubs vendeurs paniquent.
Dans l’entourage du club, on temporise: « Nous ne cherchons pas à remplacer un joueur par un autre, mais à renforcer un groupe ». Le discours officiel masque mal l’inquiétude. Sur les réseaux sociaux, les supporters parisiens ne cachent pas leur impatience.
Ce que personne ne dit
Le PSG a remporté deux Ligues des champions consécutives avec un collectif plutôt qu’un joueur-franchise. Le départ de Mbappé pourrait libérer le jeu, redistribuer les responsabilités. Mais cette philosophie suppose un effectif complet. Ou au moins un attaquant de pointe. Le club n’a ni l’un ni l’autre à vingt jours de la Supercoupe.
Le mercato ferme le 1er septembre. Luis Enrique dispose encore de cinq semaines. Le problème, c’est que les matchs, eux, commencent dans deux.
Nasser Al-Khelaïfi - président du club, supervise les manœuvres. Les supporters attendent. Luis Enrique aussi.