PSG sacré : 9 prévenus jugés en comparution immédiate, peines de prison, TIG et une relaxe
Le tribunal correctionnel de Paris a prononcé mardi 2 juin ses premières condamnations après les débordements du 30-31 mai 2026.
Vingt-deux personnes ont comparu en comparution immédiate mardi 2 juin au tribunal correctionnel de Paris, après les violences qui ont suivi le sacre du PSG en Ligue des champions. Peines d'emprisonnement avec sursis, travaux d'intérêt général et une relaxe le bilan de la journée.
L’essentiel
- 225 majeurs placés en garde à vue à Paris sur 312 GAV traitées par le parquet, selon Le Parisien et BFMTV.
- 112 défèrements décidés, dont 34 à 35 en comparution immédiate : 13 lundi 1er juin, 22 mardi 2 juin.
- Maheir S. (44 ans) condamné à 12 mois dont 6 avec sursis - peine la plus lourde prononcée mardi ; Mouhamoudou K. (24 ans) relaxé.
- 890 interpellations en France après la finale, soit +45 % par rapport à 2025, selon Laurent Nuñez.
- Les audiences se tiennent dans 3 à 4 salles dédiées au tribunal correctionnel de Paris.
La nuit du 30 au 31 mai : mortiers, pillages, violences
Le PSG remporte la Ligue des champions le 30 mai 2026 face à Arsenal, aux tirs au but (4-3). Dans la foulée, Paris connaît des débordements : tirs de mortiers d’artifice sur les forces de l’ordre, pillages de commerces, affrontements. Le parquet de Paris ouvre 312 gardes à vue, dont 225 concernent des majeurs, selon Le Parisien et BFMTV. Deux informations judiciaires sont ouvertes en parallèle pour les faits les plus graves.
Le préfet de police Laurent Nuñez annonce, à l’échelle nationale, plus de 890 interpellations - une hausse de plus de 45 % par rapport à 2025, année où le PSG avait déjà soulevé le trophée, selon Le Monde et Le Figaro.
Une organisation judiciaire dédiée
Face au volume, le parquet de Paris et le tribunal correctionnel mobilisent 3 à 4 salles d’audience spécifiques. Le flux est traité en deux jours : 13 comparutions immédiates lundi 1er juin, 22 mardi 2 juin. Sur les 112 défèrements au total, 34 à 35 relèvent de la comparution immédiate, le reste étant renvoyé à une date ultérieure.
C’est un dispositif comparable à celui déployé après les émeutes de 2023, où le tribunal correctionnel de Paris avait également organisé des audiences en flux tendu pour absorber le nombre de dossiers.
Les peines prononcées mardi 2 juin : le détail dossier par dossier
BFMTV a suivi les audiences. Voici les décisions rendues :
Maheir S., 44 ans - peine la plus sévère de la journée : 12 mois de prison dont 6 avec sursis probatoire, sans mandat de dépôt. Poursuivi pour violences sur policier avec arme, visage dissimulé et outrage.
Anis C., 41 ans - 6 mois avec sursis probatoire sur 2 ans pour vol dans un supermarché du 8e arrondissement, en situation de récidive.
Aboubaker H., 18 ans - 105 heures de travail d’intérêt général (TIG) pour violences sur policier avec arme sans ITT et rébellion.
Oussman C., 20 ans - 105 heures de TIG pour vol en réunion avec dégradation. Il lui est reproché d’avoir participé au pillage d’un cabanon à boissons sur les quais de Seine.
Clément C., 18 ans - 105 heures de TIG pour tir de mortiers d’artifice en direction des forces de l’ordre et rébellion.
Mouhamoudou K., 24 ans - relaxé. Le prévenu avait reconnu la rébellion mais nié les violences sur dépositaire de l’autorité publique et les outrages. Le tribunal a suivi cette version, selon BFMTV.
Anas J., 31 ans - a contesté les faits d’outrages et jets de projectiles sur les forces de l’ordre. La décision n’est pas précisée dans les sources disponibles à ce stade.
Wayna B. (18 ans) et Tyssana P. (19 ans) - prévenues pour vol avec coups. Leur affaire est renvoyée au 11 août ; elles sont placées sous contrôle judiciaire dans l’intervalle, selon BFMTV et le tweet de @BabouLampe.
Un dixième dossier, celui de Hugues (nom de famille non communiqué dans les sources), a abouti à 4 mois de prison avec sursis pour « participation à un groupement en vue de commettre des violences », selon @BabouLampe sur X.
Contexte dans le département de Paris (75)
Paris concentre systématiquement le gros des interpellations lors des rassemblements sportifs à fort enjeu. En 2025, après le premier sacre en Ligue des champions du PSG, des heurts comparables avaient déjà conduit à des comparutions immédiates au tribunal correctionnel de Paris. Cette année, le volume est nettement supérieur : 225 majeurs en GAV à Paris, contre un bilan moindre l’an passé. Le parquet de Paris a également ouvert deux informations judiciaires pour les faits les plus graves, signalant la présence de profils distincts des dossiers traités en comparution immédiate.
Les quais de Seine et les Champs-Élysées figurent parmi les secteurs les plus touchés, d’après Le Parisien. Les perturbations dans les transports ont également marqué les jours suivants dans la région parisienne.
La suite : audiences en cours, dossiers renvoyés
Sur les 112 défèrements, une partie des prévenus ne comparaîtra pas immédiatement : plusieurs dossiers ont été renvoyés à des audiences ultérieures, dont au moins un fixé au 11 août. Des tensions persistent en Île-de-France dans le contexte post-finale. Les deux informations judiciaires ouvertes par le parquet de Paris laissent anticiper des mises en examen pour les faits les plus graves, sans calendrier précisé à ce stade.
Sources
- BFMTV : Sacre du PSG : les sanctions continuent de tomber en comparution immédiate
- Le Parisien : Mortiers, pillages, violences… 112 défèrements suite aux débordements du sacre du PSG à Paris
- Le Monde : Victoire du PSG en Ligue des champions : plus de 890 interpellations selon Laurent Nuñez
- X / @BabouLampe : Détail des prévenus en comparution immédiate – audience du 2 juin